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   <title>Le Blogue de Pier Dutil</title>
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   <title>Comme à la maternelle</title>
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   <published>2012-02-01T12:58:03Z</published>
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      Cette semaine, j’ai le goût de vous raconter une histoire que j’ai inventée.

Mon histoire se situe dans la cour d’une maternelle provinciale où des jeunes se livrent une lutte de pouvoir.
      <![CDATA[<b>Les personnages</b>
Pour comprendre l’histoire, il importe de bien connaître les personnages en place.

Le personnage central de mon conte est la petite Pauline, première fille à devenir chef de gang, même si cela ne plaît pas aux deux décrocheurs qui ont quitté la maternelle, les petits Parizeau et Landry. Rappelons que ces derniers ont déjà été les leaders du gang. Même s’ils ne fréquentent plus la maternelle, les petits Parizeau et Landry ont la mauvaise habitude de radoter et de vouloir imposer leur façon de faire à la petite Pauline.

À l’intérieur du gang, la petite Pauline peut compter sur de fidèles supporteurs, lesquels, comme toute majorité silencieuse, ne montent pas souvent aux barricades pour défendre leur chef quand la zizanie menace de s’installer au sein du gang.

Il y a bien le petit Drainville qui dit soutenir la petite Pauline, mais celle-ci ne sait pas trop si elle peut lui faire confiance. En effet, le petit Drainville crache à la fois le chaud et le froid et ose prétendre que l’existence même du gang est menacée. Il voudrait aussi que l’on négocie un pacte de non agression avec d’autres gangs.

Il importe de mentionner que, dernièrement, certains membres du gang, faisant preuve d’un grand esprit de loyauté, ont préféré abandonner la bande. C’est le cas des petits Curzi et Charrette de même que des petites Lapointe et Beaudoin. Il y a aussi le cas du petit Rebello qui, comme son nom l’indique, s’est rebellé et a préféré joindre un gang ennemi. Et que dire du petit Aussant qui, lui, tente de former un nouveau gang. Pour l’instant, il n’aurait réussi qu’à charmer la petite Lapointe, qui, soit dit en passant, entretient une relation particulière avec le petit Parizeau.

Comme vous pouvez le constater, ce n’est pas simple. C’est d’ailleurs ce qui fait le charme de mon histoire.

Pourtant, il y a quelques mois, la petite Pauline avait consulté tous les membres de la maternelle à savoir si on l’appuyait toujours comme chef du gang. Elle avait eu droit à un appui de plus de 93 %, ce qui n’est pas loin d’un couronnement.

Mais, au sein du gang, il y a une bande d’éternels mécontents. Ils sont relativement peu nombreux, mais ils font beaucoup de bruit. Ce sont les petits Laviolette et Dubuc.

Ces derniers ont même tenté de convaincre le petit Duceppe de joindre le gang pour, éventuellement, prendre la place de Pauline. Le petit Duceppe est un ancien de la maternelle fédérale dont il a d’ailleurs été expulsé il y a quelque mois. Il aimerait bien être admis à la maternelle provinciale, mais nous avons appris dernièrement qu’il y aurait peut-être une tache à son dossier, ce qui pourrait nuire à son admissibilité. Semble-t-il que cela a calmé quelque peu ses ardeurs.

Finalement, la petite Pauline, à force de résister à la contestation au sein de son gang et de se battre bec et ongles pour conserver son poste de chef de la bande, a forcé les insatisfaits à se la fermer, du moins jusqu’à ce que la direction de la maternelle décide de déclencher une élection pour déterminer qui prendra le contrôle de la grande garderie provinciale.

J’ai bien essayé de vendre cette histoire à des éditeurs. Mais ils ont tous justifié leur refus en utilisant la même raison : Monsieur Dutil, votre conte manque de réalisme. C’est beaucoup trop compliqué et jamais cela ne pourrait se produire dans la vraie vie. Peut-être aie-je trop d’imagination?

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à Pauline Marois : «Bien se tirer d’affaire, c’est être capable de se construire une base solide avec les pierres que les autres nous jettent.»
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   <title>Tchin! Tchin!</title>
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   <published>2012-01-25T14:32:26Z</published>
   <updated>2012-01-25T14:33:25Z</updated>
   
   <summary>Depuis quelques semaines, Éduc’Alcool a mis de l’avant une campagne de publicité télévisée visant à nous sensibiliser à la consommation raisonnable d’alcool. Presqu’en même temps, l’Institut de la Statistique du Québec (ISQ) a publié une recherche au sujet de la...</summary>
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      Depuis quelques semaines, Éduc’Alcool a mis de l’avant une campagne de publicité télévisée visant à nous sensibiliser à la consommation raisonnable d’alcool. Presqu’en même temps, l’Institut de la Statistique du Québec (ISQ) a publié une recherche au sujet de la consommation d’alcool des Québécois.
      <![CDATA[<b>Consommation en hausse</b>
La recherche de l’ISQ indique clairement que la consommation d’alcool au Québec est en hausse. Face à l’alcool, les gens se divisent en trois catégories : les buveurs réguliers (au moins une consommation par mois) forment 69 % de la population, les buveurs occasionnels (moins d’une consommation par mois) comptent pour 13,9 % et les non-buveurs sont à 17,2 %.

Parmi les buveurs réguliers, nous retrouvons les consommateurs excessifs, soit ceux qui boivent cinq consommations et plus en une seule occasion, cela au moins douze fois par année. À eux seul, les 18-24 ans forment 40 % de ces buveurs excessifs. Cela ne devrait pas nous surprendre, car c’est généralement durant notre jeunesse que l’on se livre à de tels abus.

En Chaudière-Appalaches, 72,5 % des buveurs sont des buveurs réguliers. Même que 62 % disent boire au moins une consommation par semaine. À l’échelle du Québec, 18 % avouent consommer un petit verre au moins quatre fois par semaine et, dans ce groupe, ce sont surtout des personnes plus âgées que l’on retrouve. Peut-être est-ce là le résultat du petit verre de vin quotidien que prennent plusieurs retraités.

<b>Que boit on ?</b>
Le Québec est la seule province canadienne où l’on boit d’avantage de vin que de spiritueux. Sans doute encore un élément de notre société distincte. Mais c’est toujours la bière qui l’emporte avec 96,2 litres par personne, alors que le vin se situe au deuxième rang avec 22 litres par habitant. Les spiritueux ferment la marche avec seulement 4,1 litres par tête de pipe.

Étrangement, on retrouve trois bières américaines parmi les quatre plus populaires. La Coors Light est au premier rang, suivie de la Budweiser et on retrouve à égalité en troisième place la Molson Dry et la Bud Light. 

Lorsque j’étais jeune et que nous allions aux Etats-Unis, je me rappelle que l’on disait que la bière américaine goûtait la «pisse». Ça me fait donc sourire de constater que l’on s’est américanisé et que les bières américaines dominent maintenant le marché québécois.

Un élément qui a sans doute contribué à accroître notre consommation d’alcool est l’arrivée sur le marché de produits nouveaux comme les «coolers» et les «shooters». De plus, aujourd’hui, on peut trouver de l’alcool un peu partout, soit dans les épiceries, les dépanneurs et les succursales de la SAQ de même que dans les nombreux établissements hôteliers ou de restauration.  Le produit est toujours à proximité et facilement disponible.

<b>Question de modération</b>
Il n’y a rien de mal à déguster un verre en bonne compagnie. Les problèmes surgissent lorsque le buveur ne sait plus s’arrêter et abuse de l’alcool. La campagne télévisée d’Éduc’Alcool nous avise qu’une consommation raisonnable est de trois verres par jour et 15 verres par semaine pour un homme et de deux verres par jour et 10 par semaine pour une femme.

Ces données n’ont pas manqué d’alimenter les farceurs qui en ont conclu que les femmes étaient moins résistantes que les hommes. Mais, je n’entrerai pas dans ce jeu, sachant que l’on ne peut s’en sortir sans se crêper le chignon.

Finalement, nous sommes bien loin de la période de la conscription datant de la première moitié du siècle dernier. Mais cela ne signifie pas pour autant que l’alcool ne présente aucun danger.

Comme bien d’autres produits de consommation, ce n’est pas l’alcool qui est le problème, c’est le buveur qui ne sait se contrôler. 

Tchin! Tchin!

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à tous les buveurs : «Une bouteille de vin contient plus de philosophie que tous les livres du monde.» Louis Pasteur
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   <title>Les vire-capot</title>
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   <published>2012-01-18T13:54:28Z</published>
   <updated>2012-01-18T13:55:41Z</updated>
   
   <summary>Le mardi 10 janvier dernier, à quelques minutes d’intervalle, deux députés ont annoncé qu’ils changeaient de parti. Tout simplement! Au provincial, François Rebello, député péquiste de La Prairie, décidait de joindre la CAQ, le nouveau parti de François Legault. Au...</summary>
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      Le mardi 10 janvier dernier, à quelques minutes d’intervalle, deux députés ont annoncé qu’ils changeaient de parti. Tout simplement! 

Au provincial, François Rebello, député péquiste de La Prairie, décidait de joindre la CAQ, le nouveau parti de François Legault. Au fédéral, Lise St-Denis, députée NPD de St-Maurice-Champlain, annonçait sa conversion subite au Parti Libéral.

Malheureusement, ces deux vire-capot ne sont pas les premiers à agir ainsi et ils ne seront probablement pas les derniers.

      Une question de respect

Dans le cas de François Rebello, je puis comprendre que la crainte de perdre son siège à la prochaine élection ait pu l’inciter à suivre le courant d’air favorable à la CAQ. Mais M. Rebello devrait se rappeler que les transfuges n’ont généralement pas connu beaucoup de succès au Québec; la plupart mordant la poussière lorsqu’ils ont voulu se faire élire sous leur nouvelle bannière.

Dans le cas de Mme St-Denis, le changement est plutôt difficile à comprendre. La députée de St-Maurice-Champlain a été élue il y a à peine huit mois. Comme bien d’autres candidats du NPD, son élection a été une surprise d’abord et avant tout pour elle-même.

Lise St-Denis militait au sein du NPD depuis plus de dix ans. Alors, lorsqu’elle explique son désir de passer dans les rangs libéraux par le fait que les positions de ce parti cadraient mieux avec les siennes, on se demande d’où elle sort.

Dans son comté, Mme St-Denis a recueilli 18 628 votes, soit 39 % des votes exprimés, alors que le candidat libéral n’en a reçu que 5 690, soit 11, 9 %, terminant au quatrième rang parmi cinq candidats. La décision de la députée de St-Maurice-Champlain fait donc en sorte que les électeurs de ce comté, qui ont massivement rejeté le Parti Libéral, se retrouvent aujourd’hui avec une députée libérale. Qu’ils doivent donc être heureux! À 71 ans, il est probable que Lise St-Denis n’ait aucune intention de participer à une nouvelle élection. Elle se contentera de retirer sa paye annuelle de 157 700 $ jusqu’en octobre 2015, date de la prochaine élection fédérale. Quant au respect de ses électeurs, elle s’en balance tout simplement.

Nouvelle élection

Je ne comprends pas encore pourquoi on n’oblige pas un député qui souhaite changer de parti, après avoir été élu sous une bannière, à démissionner et à se présenter dans le cadre d’une élection partielle pour que ses électeurs puissent lui démontrer clairement s’ils sont d’accord ou non avec son changement. Ce serait là faire preuve d’un minimum de respect à l’égard de ses commettants.

Et que l’on ne vienne pas me dire que la tenue d’une élection partielle coûterait trop cher. La démocratie a un prix et on ne doit pas la laisser manipuler par une bande d’opportunistes qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts.

À mes yeux, ces vire-capot ont perdu toute leur légitimité, toute leur crédibilité.
Il suffirait d’adopter une loi obligeant les transfuges à se faire réélire advenant un changement de parti dans un délai de plus d’un an avant la fin de leur mandat.

Lorsqu’un candidat choisit un parti pour en devenir le candidat, il se doit d’accepter le mandat que la population lui accordera. S’il l’emporte, qu’il assume ses responsabilités jusqu’au bout ou qu’il ait la décence de démissionner. C’est ça la démocratie!

Personnellement, j’ai toujours considéré qu’un engagement pris doit être respecté. Quand je vois des politiciens se prostituer comme l’ont fait François Rebello et Lise St-Denis la semaine dernière, cela me donne la nausée. Pas surprenant que la population devienne de plus en plus cynique à l’égard de la classe politique. On récolte ce que l’on sème et c’est bien ainsi.

Pensée de la semaine

Je dédie la pensée de la semaine aux députés qui ne respectent pas leurs engagements : «Les hommes politiques et les couches doivent être changés souvent… et pour les mêmes raisons.» Sir George Bernard Shaw

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   <title>On siphonne la classe moyenne</title>
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   <published>2012-01-12T05:52:12Z</published>
   <updated>2012-01-12T05:53:05Z</updated>
   
   <summary>Je ne veux pas vous décevoir, mais, à moins de remporter un gros lot de Loto-Québec, les chances de vous enrichir en 2012 sont presque nulles. Nos dirigeants politiques, à tous les niveaux, ont déjà prévu des augmentations importantes des...</summary>
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      Je ne veux pas vous décevoir, mais, à moins de remporter un gros lot de Loto-Québec, les chances de vous enrichir en 2012 sont presque nulles. 

Nos dirigeants politiques, à tous les niveaux, ont déjà prévu des augmentations importantes des taxes et des tarifs que nous devons payer pour nous prévaloir de certains services publics.

      Baptiste paiera

C’est principalement au provincial que la facture grimpera. Depuis le 1er janvier, nous avons déjà eu droit à une augmentation de 1 % de la taxe de vente, laquelle est passée de 8,5 % à 9,5 %. 

Mais ce n’est pas tout. À compter du 1er avril, nous devrons payer 0,01 $ de plus par litre d’essence. S’ajoutent à ces taxes des augmentations de la contribution au Régime des Rentes du Québec, de la taxe spéciale sur la santé qui passera de 100 $ à 200 $, du permis de conduire, de l’immatriculation des véhicules et des tarifs d’électricité pour ne nommer que ces augmentations. En tout, cela devrait rapporter 2,5 milliards de dollars de plus dans les coffres de l’État.

Au fédéral, après avoir vidé la caisse de l’Assurance Emploi de ses surplus, le gouvernement a décrété une hausse des contributions. Enfin, les municipalités ne sont pas en reste, la plupart ayant déjà fait connaître les augmentations que nous aurons à payer en 2012.

Finalement, des économistes ont calculé qu’un ménage québécois devra ainsi assumer des dépenses supplémentaires d’au moins 1 000 $ pour l’année en cours. 

Toujours plus cher

Au cours de la dernière année, le consommateur québécois a déjà fait face à des augmentations importantes. Alors que l’indice des prix à la consommation a atteint 3,2 % au Québec en 2011, on a noté des hausses de 14,7 % pour l’essence, de 
6,2 % pour la viande, de 13,2 % pour les légumes, de 11,7 % pour le pain et de 
6,1 % pour le lait. Pour assurer notre auto, on a dû payer 4,4 % de plus et pour faire de même avec notre résidence, la hausse a été de 3,9 %. 

Pour combler ses besoins primaires (se nourrir, se vêtir et se loger), Baptiste a donc dû payer beaucoup plus en 2011, ce qui a contribué à gruger son budget.

Les revenus ne suivent pas

Au cours de cette même période, le revenu personnel disponible par habitant, au Québec, a crû de 3,1 %, pour se situer à 26 642 $. Le revenu personnel disponible, c’est la différence entre tous les revenus (salaires, intérêts, dividendes, placements, contributions des gouvernements, etc.) et tout ce que l’on verse aux gouvernements (impôts, taxes, tarifs, contributions à des programmes divers, etc.) En résumé c’est la part des revenus qui reste à la disposition des particuliers pour consommer.

Dans nos MRC beauceronnes, le revenu personnel disponible est de 24 693 $ en Beauce-Sartigan, de 23 300 $ en Robert-Cliche et de 26 365 en Nouvelle-Beauce.

Au Québec, en 2011, la rémunération hebdomadaire moyenne des employés salariés a connu une hausse de 2,7 %. Pas besoin d’avoir un doctorat en économie pour constater que les salaires croissent à un rythme moins rapide que les coûts que le salarié doit assumer. Cela nous mène directement à un appauvrissement de la classe moyenne, ce qui contribue à expliquer que le niveau d’endettement des ménages canadiens atteint présentement 153 % de leurs revenus annuels.

L’économie canadienne repose sur les dépenses de consommation dans une proportion de 70 %. Si les consommateurs ont de moins en moins d’argent à consacrer à la consommation, il ne faudra pas s’attendre à ce que notre économie continue de croître.

Si l’on continue à siphonner ainsi les travailleurs, peut-être que ces derniers devront songer à joindre le camp des indignés.

Pensée de la semaine

Je dédie la pensée de la semaine aux contribuables québécois : «Un vrai Québécois, c’t’un communiste de cœur, c’t’un socialiste d’esprit, pis c’t’un capitaliste de poche.» Yvon Deschamps

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   <title>Plus que 353 jours à vivre</title>
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   <published>2012-01-04T13:44:28Z</published>
   <updated>2012-01-05T06:12:59Z</updated>
   
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      Chères lectrices, chers lecteurs, j’espère que vous avez pleinement profité de la période de Noël et du Nouvel An pour festoyer, car cette chronique du 4 janvier 2012 mettra fin au party. Il est temps de vous ramener à la réalité de la vraie vie, surtout qu’elle s’achève.
      <![CDATA[<b>Le 21 décembre</b>
Le 21 décembre prochain, soit dans 353 jours, ce sera la fin du monde. Heureusement que nous sommes dans une année bissextile, cela nous donne une journée de plus.

Cette prédiction fait suite à l’interprétation de nombreuses écritures historiques dont celles reliées au calendrier Hotzkin utilisé par la civilisation des Mayas. Et pour vous rassurer quant au sérieux de cette prédiction, sachez que c’est le 21 décembre 2012 que se produira un alignement du soleil avec le centre de la voie lactée, ce qui créera une inversion des pôles magnétiques et une suractivité des tâches solaires.

Je tenais à vous faire part de cette information dès le début de l’année afin que vous puissiez profiter pleinement des derniers 353 jours du reste de votre vie. Une personne avertie en vaut deux.

Ainsi, le jeudi 20 décembre prochain, vous pourrez envoyer paître votre patron et lui dire votre façon de penser. S’il vous congédie, cela ne changera rien puisque le lendemain, fini le boulot.

Vous n’aurez pas à courir dans les magasins pour acheter vos cadeaux de Noël, car vous ne vous rendrez jamais là. Sortez vos REER, CELI et videz vos comptes d’épargne, cela ne servira plus à rien. Vous avez encore 353 jours pour utiliser toute la marge de vos cartes de crédit, car, même si on vous charge des intérêts astronomiques, après le 21 décembre, il n’y aura plus rien à payer. Vos créanciers disparaîtront en même temps que vous. Et si jamais vous manquez de fric pour réaliser vos projets les plus fous, passez à la banque pour emprunter; vous n’aurez jamais à rembourser ces prêts.

Ce qui semblait être une mauvaise nouvelle au début de cette chronique pourrait finalement devenir une occasion de vivre une année à fond de train en se permettant tout ce à quoi on rêve depuis longtemps. À bien y penser, le party commence.

<b>Les nerfs!</b>
Mais, en toute honnêteté, je dois vous aviser que cette prédiction de la fin du monde est la 184e du genre et que les 183 précédentes ne se sont jamais réalisées.

La plus récente est celle de Harold Camping, un prédicateur américain qui possède une station de radio appelée «Family Radio». Ce cher Harold avait prédit qu’à compter du 21 mai dernier, nous assisterions au début de l’Apocalypse et que les Terriens que nous sommes seraient frappés par 153 jours d’horreur. Ainsi se succéderaient les tremblements de terre, les inondations, des incendies majeurs, des tsunamis et de la violence devant nous mener à la fin du monde le 21 octobre.

Ce prédicateur est parvenu à recueillir des dons de plus de 80 M $ en faisant peur au monde. Je suis toujours renversé de constater à quel point des illuminés du genre parviennent à convaincre autant de gens et à recueillir autant d’argent. Pourquoi ramasser des fonds si la fin du monde doit arriver bientôt? Et, même si leurs prédictions ne se réalisent pas, ils trouvent une explication farfelue et leurs disciples continuent à leur envoyer de l’argent.

Un ami avec qui je discutais du sujet de cette chronique m’a dit : «Après avoir ridiculisé cette prédiction, tu risques de faire rire de toi si jamais cela se produit le 21 décembre prochain.» Et de lui répondre : «Si jamais cette prédiction se réalise, il ne restera plus un ti-cul pour rire de moi.»

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à tous les prêcheurs de mauvaises nouvelles : «Que de souffrances nous ont values les malheurs qui ne sont jamais arrivés.» Thomas Jefferson
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   <title>Bilan démographique du Québec</title>
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   <published>2011-12-28T14:14:59Z</published>
   <updated>2011-12-28T14:17:07Z</updated>
   
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      La fin d’une année est toujours une période propice pour tracer des bilans. Dernièrement, l’Institut de la statistique du Québec publiait le bilan démographique de la province. On y retrouve de nombreuses données fort intéressantes sur la composition de la population, données que je me permets de partager avec vous.

      On est huit millions

Le Québec a franchi récemment le cap des huit millions d’habitants. Si le taux de progression actuel se maintient, nous serions neuf millions en 2035.

À lui seul, le chiffre de huit millions ne révèle rien d’autre qu’une certaine croissance de la population. Cependant, en fouillant dans les données de l’Institut, nous découvrons des éléments susceptibles de tracer un portrait de famille intéressant.

Lorsque l’on compare notre situation actuelle à celle de 1990, soit il y a seulement 20 ans, nous pouvons constater que de profonds changements se sont opérés. Du côté des naissances, il y en a eu 88 300 en 2010 contre 98 000 en 1990. On est loin des quelque 145 000 naissances de l’époque du «baby boom» de l’après-guerre. 

Aujourd’hui, les femmes ont leur premier bébé à 28 ans, soit passablement plus tard qu’il y a quelques décennies. De plus, le taux de fécondation est de 1,73 enfant par femme, alors que le taux susceptible d’assurer le remplacement de la population est de 2,1 %. 

Les nouveau-nés voient le jour au sein d’un couple non marié dans une proportion de 63 %. En 1990, seulement 38 % des poupons vivaient une telle situation. D’ailleurs, le nombre des mariages n’a cessé de diminuer, passant de 32 000 en 1990, à 23 200 aujourd’hui. Cela a un bon côté : le nombre des divorces, au cours de la même période, est passé de 20 000 à 14 000. Nous savons tous que la cause principale du divorce, c’est le mariage. Donc, moins de mariages, moins de divorces.

Pendant que les naissances diminuent, nous observons une augmentation des décès. En 1990, 49 000 personnes sont décédées, alors qu’elles étaient 58 400 à subir le même sort en 2010. Moins de naissances et plus de décès laissent poindre  une population en décroissance.

Le Québec vieillit

Grâce aux progrès de la pharmacologie et à de meilleurs soins de santé, l’espérance de vie a connu une croissance intéressante au cours des 20 dernières années. En 1990, une Québécoise pouvait espérer vivre jusqu’à 80,8 ans, alors qu’en 2010, ce chiffre atteignait 83,6 ans. Chez les hommes l’espérance de vie est passée de 73,7 ans à 79,6 ans au cours de la même période.

L’écart entre l’espérance de vie des femmes et des hommes, qui était de 7,1 ans en 1990, est aujourd’hui de seulement quatre ans, soit un rattrapage important pour les hommes. En s’adonnant aux mêmes activités professionnelles que les hommes, les femmes finissent pas développer les mêmes maladies.

Enfin, des données quelque peu inquiétantes concernent l’évolution des groupes d’âges. Pour la première fois dans l’histoire, en juillet dernier, le Québec comptait 1 253 600 résidants de 65 ans et plus, soit 15 7 % de sa population. Pendant ce temps, les 15 ans et moins n’étaient plus que 1 241 700, soit 15,5 %. Cela signifie que la relève est moins nombreuse. Si la tendance se maintient, cela annonce une diminution graduelle de la population du Québec. Malheureusement, dans l’état actuel des choses, ce phénomène n’est pas appelé à diminuer et la proportion de personnes âgées ira en s’accentuant. À moins que l’immigration vienne combler la différence ?

À la lecture de ces statistiques, si j’étais entrepreneur, j’aurais davantage tendance à investir dans une entreprise funéraire que dans un commerce relié à la maternité et aux mariages.

Pensée de la semaine

Je dédie la pensée de la semaine aux résidants du Québec: «Les espèces qui survivent ne sont pas les plus intelligentes ni les plus fortes mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.» Charles Darwin

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   <title>Si j&apos;étais le Père Noël</title>
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   <published>2011-12-21T05:01:45Z</published>
   <updated>2011-12-21T05:03:00Z</updated>
   
   <summary>À quelques jours de la belle fête de Noël, qui n’aimerait pas avoir l’occasion de personnifier le Père Noël, ce gentil personnage joufflu à la barbe blanche? Étant moi-même quelque peu joufflu et arborant la barbe blanche, j’ai décidé de...</summary>
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      À quelques jours de la belle fête de Noël, qui n’aimerait pas avoir l’occasion de personnifier le Père Noël, ce gentil personnage joufflu à la barbe blanche?

Étant moi-même quelque peu joufflu et  arborant la barbe blanche, j’ai décidé de me prêter au jeu et de me prendre pour le Père Noël durant quelques instants. Je me suis même donné comme défi de trouver un cadeau, un seul, que je pourrais offrir à chacun d’entre vous. 

      Un cadeau qui convient à tous

À ma grande surprise, la recherche d’un cadeau susceptible de convenir à tous n’a pas été aussi difficile que je ne l’aurais cru. Il m’a suffi de nous observer, de voir comment nous nous comportons dans la vie de tous les jours en me demandant ce qui pourrait bien convenir à chacun d’entre nous. Et, rapidement, l’évidence m’a sauté en plein visage.

Que vous ayez été sage ou non tout au long de l’année, vous aurez tous droit au cadeau. Pas question de faire du chantage. Cependant, pour obtenir le cadeau que je souhaite vous offrir, vous devrez vous impliquer, faire votre part pour l’utiliser à votre profit. 

De plus, mon cadeau n’a pas besoin d’emballage, ce qui sera bénéfique pour l’environnement. Ce cadeau  convient parfaitement aux gens de tous âges et de toutes conditions. Finalement, mon cadeau pourra être utilisé de façon adaptée à chacun d’entre vous, ce qui le rend unique. 

Le bouton «pause»

La grande machine de la vie, qui nous accapare quotidiennement, nous transporte à une vitesse vertigineuse. Du lever au coucher, jeunes et vieux, miséreux et bien nantis sont emportés dans un tourbillon  étourdissant.

Sans trop s’en rendre compte, enfants et adultes se courent après la queue constamment, passant d’une activité à une autre sans même s’arrêter pour retrouver son souffle. Même les retraités, ceux qui devraient être en plein contrôle de leur horaire, ont la «broue» dans le toupet. 

Chaque jour, il faut se lever tôt, avaler rapidement un petit déjeuner, aller porter les enfants à la garderie avant de se rendre au boulot. Toute la journée, nous nous démenons pour accomplir le travail qui nous est confié. À l’heure du midi, bien souvent, nous nous contentons d’un petit lunch rapide sur le coin du bureau ou à la cafétéria de l’usine avant de retourner bosser. 

Lors du retour à la maison, on passe à la garderie récupérer nos petits trésors avant de les accompagner au hockey, au soccer, au patinage, à la natation ou à une autre activité. De retour au foyer, il faut vite préparer le souper, car, bien souvent, d’autres activités sont à l’horaire de la soirée. Finalement, on donne le bain aux plus jeunes avant de les border et on a finalement quelques minutes pour s’écraser devant le bulletin de nouvelles de la fin de soirée. Ouf!

Et, le lendemain, on recommence, le tourbillon de la vie nous reprenant en charge. Quelle vie!

C’est en observant les gens vivre ainsi que m’est venu à l’idée le cadeau le plus susceptible de servir à tous : installer un bouton «pause» sur la machine de notre vie. Il suffisait d’y penser. 

Installer ce bouton «pause» est relativement facile. La difficulté réside dans notre volonté à vouloir s’en servir. Nous sommes tellement empêtrés dans nos activités quotidiennes que, bien souvent, nous ne voyons pas la possibilité de faire autrement. Pourtant, croyez-moi, c’est possible.

Alors, en cette période de Noël, je me permets de vous inciter à trouver et, surtout,  à utiliser le bouton «pause» sur la machine de votre vie, au risque d’y prendre goût.

Pensée de la semaine

Je dédie la pensée de la semaine à vous, chères lectrices et chers lecteurs, à l’occasion de Noël : «Il y a deux choses vers lesquelles on doit tendre dans la vie : obtenir ce que l’on veut et ensuite en profiter. Seuls les plus sages réalisent la seconde.»

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   <title>Ça me fait ch...</title>
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   <published>2011-12-14T04:38:03Z</published>
   <updated>2011-12-14T04:39:27Z</updated>
   
   <summary>Décembre s’est déjà pointé le nez et je me rends compte que je n’ai pas écoulé entièrement mon quota de «chialage» de 2011. Alors, permettez-moi de me laisser aller....</summary>
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      Décembre s’est déjà pointé le nez et je me rends compte que je n’ai pas écoulé entièrement mon quota de «chialage» de 2011. Alors, permettez-moi de me laisser aller.
      <![CDATA[<b>À l’épicerie</b>
Lorsque les marchés d’alimentation fournissaient les sacs pour emballer nos denrées, on pouvait nous en remettre une dizaine. Pourtant, il y avait un coût associé à cette pratique.

Maintenant que nous apportons nos sacs réutilisables, on dirait que les emballeurs font un concours à savoir jusqu’à quel point un sac peut contenir. On a beau leur fournir trois ou quatre sacs, c’est à croire que les emballeurs insistent pour ne pas les utiliser tous. S’ils pouvaient entrer tout le contenu de notre panier d’épicerie dans un seul sac, ils le feraient. 

On repart de la caisse avec des sacs qui pèsent une tonne, alors qu’un ou deux sacs n’ont pas été utilisés. On me dira que pour apporter ces sacs à l’auto, je peux toujours utiliser mon panier, mais un fois rendu à la maison, je dois utiliser mes deux bras.

De grâce, si je vous fournis trois ou quatre sacs, utilisez-les tous.

<b>Encore à l’épicerie</b>
Les dirigeants des marchés d’alimentation ont la gentillesse de nous permettre d’utiliser leurs paniers d’épicerie pour transporter nos sacs jusqu’à l’auto. C’est probablement parce qu’ils ont constaté à quel point leurs emballeurs chargeaient nos sacs.

Ils ont même poussé la gentillesse jusqu’à installer, dans le stationnement, des espaces où l’on peut retourner les paniers en question.

Mais il se trouve encore des clients ou des clientes qui, après avoir transféré leurs sacs dans l’auto, laissent le panier en plein milieu du stationnement, comme si on pensait que le panier a été programmé pour retourner seul à son espace. 

Chers clients, prenez donc l’habitude de retourner vos paniers dans l’espace prévu à cet effet. Tout le monde s’en portera mieux.

<b>Le système métrique</b>
Le Canada a adopté le système métrique depuis la fin des années 1970, soit depuis plus de 30 ans. À l’école, depuis cette époque, les jeunes apprennent à travailler avec le système métrique. C’est donc dire que les gens de 40 ans et moins ne connaissent que le système métrique. Le système anglais, ils n’en connaissent rien. Pour eux, un pied ce n’est pas une unité de mesure, c’est une partie du corps.

Lorsqu’on parle de la température, de la vitesse de conduite, du nombre de litres d’essence, tout le monde semble avoir adopté le système métrique. Plus besoin de faire la transformation du système métrique au système anglais pour bien comprendre.

Cependant, deux secteurs semblent encore résister, trente ans plus tard. Il y a d’abord l’industrie de la construction qui persiste à parler de pieds carrés plutôt que de mètres carrés. On fait toujours référence à une bâtisse de 10 000 pieds carrés plutôt que de 930 mètres carrés. Comme si la bâtisse était plus grande en pieds carrés parce que le chiffre est plus gros.

Il y a aussi les marchés d’alimentation qui résistent, indiquant le prix des denrées à la livre plutôt qu’au kilogramme. Étant donné qu’il faut 2,2 kilogrammes pour équivaloir à une livre, le prix au kilogramme semble plus élevé. Ainsi, si le prix des tomates est de 2,50 $ la livre, le même prix au kilogramme sera de 5,50 $, ce qui donne l’impression que le prix est plus élevé. Ce n’est pourtant qu’une illusion. À la caisse, vous paierez le même prix pour la quantité achetée, peu importe qu’il soit indiqué en livre ou en kilogramme. Il s’agit tout simplement de se rappeler qu’il y a 2,2 fois plus de tomates dans un kilogramme que dans une livre.

Après 30 ans, il serait temps de s’adapter.

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à tous les conducteurs mâles : «Le GPS, c’est la seule voix féminine que les hommes écoutent pour trouver leur chemin.» Lise Dion
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   <title>Les garderies les &quot;P&apos;tit-z-amis&quot;</title>
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   <published>2011-12-07T13:30:17Z</published>
   <updated>2011-12-07T13:31:39Z</updated>
   
   <summary>Le Gouvernement libéral de Jean Charest en avait déjà plein ses culottes avec les allégations de corruption dans l’attribution de contrats publics dans le monde de la construction, voilà que l’attribution de permis de garderies pourrait cacher certaines malversations. C’est...</summary>
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      Le Gouvernement libéral de Jean Charest en avait déjà plein ses culottes avec les allégations de corruption dans l’attribution de contrats publics dans le monde de la construction, voilà que l’attribution de permis de garderies pourrait cacher certaines malversations.

C’est du moins la conclusion qui s’impose suite au dépôt du dernier rapport du Vérificateur général du Québec, Renaud Lachance. Ce dernier a scruté le processus d’attribution de 18 000 nouvelles places en garderie en 2008 et il conclut que le processus a manqué de rigueur et «a laissé une grande place à la subjectivité» de la ministre en place à cette époque, Michelle Courchesne.

      <![CDATA[<b>Des choix étranges</b>
Comme il semble devenu habituel avec le Gouvernement Charest, les processus de sélection en place depuis de nombreuses années ne sont plus respectés. On l’a constaté dans le cas de la nomination des juges lors de la Commission Bastarache. Le bureau du Premier ministre intervenait directement.

En 2008, la ministre Courchesne a court-circuité le processus de sélection des garderies, ce qui a donné lieu à des situations pour le moins étranges.

Michelle Courchesne est allée à l’encontre des recommandations de ses fonctionnaires dans 21 % des projets. La ministre jouit d’un pouvoir discrétionnaire lui permettant d’aller à l’encontre des recommandations de ses fonctionnaires. Jusque-là, il n’y a rien à redire.

Cependant, là où les interventions de la ministre suscitent un questionnement, c’est lorsque l’on constate que Michelle Courchesne a délibérément choisi de retenir des projets dont l’analyse des critères démontre clairement que ceux-ci ne respectaient pas les exigences, alors qu’elle rejetait des projets tout à fait conformes aux normes du ministère.

De plus, la localisation des projets choisis par la ministre démontre que ceux-ci se retrouvaient dans des municipalités où on dénotait déjà un surplus de places, alors que des projets soumis dans des régions où on manquait de places étaient rejetés.

Or, comme par hasard, les places sélectionnées spécialement par la ministre se trouvaient à Laval et à Anjou, là où sont les comtés de Mme Courchesne (Fabre) et de Tony Tomassi (Lafontaine). Et, toujours par le fruit du hasard, un grand nombre des garderies attribuées par la ministre sont la propriété de généreux donateurs à la caisse électorale du Parti libéral.

Je puis comprendre qu’un ministre ne tienne pas compte de toutes les recommandations de ses fonctionnaires et utilise son pouvoir discrétionnaire, mais lorsque cela se fait dans des circonstances comme celles citées ci-haut, il y a lieu de s’interroger sur la légitimité du processus.

<b>L’UPAC enquêtera</b>
La ministre Courchesne a beau nier tout acte délibéré de favoritisme et jouir de l’appui du Premier ministre, il faudrait nous expliquer pourquoi l’actuelle ministre de la Famille, Yolande James, a déclaré que, depuis son arrivée à ce ministère, on a modifié le processus d’attribution des permis de garderies. Pourquoi changer un processus s’il était parfait? 

Les constatations faites par le Vérificateur général sont à ce point sérieuses que le Commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, a déclaré que l’unité permanente anticorruption se pencherait sur la question, ajoutant : «Les constats du Vérificateur général sont suffisamment préoccupants pour que je demande à mon équipe d’amasser et d’analyser les informations pertinentes pour déterminer s’il y a ou non matière à enquêter dans le cadre de la Loi concernant la lutte contre la corruption.» Est-ce assez clair?

Dans le monde des garderies, lorsque l’on parle des «p’tits» amis, on fait référence aux enfants qui les fréquentent. Il semble que Michelle Courchesne s’est plutôt concentré sur les «p’tit-z-amis» du parti. Elle avait probablement oublié qu’en tant que ministre de la Famille, elle devait accorder ses priorités aux familles québécoises et non pas à la famille libérale. 


<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à Yolande James, actuelle ministre de la Famille : «En politique, on succède parfois à des imbéciles et on est remplacé par des incapables.» Georges Clémenceau
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   <title>Où s&apos;en va Stephen Harper?</title>
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   <published>2011-11-29T01:38:10Z</published>
   <updated>2011-11-29T01:41:58Z</updated>
   
   <summary>De janvier 2006 à mai 2011, Stephen Harper a dirigé des gouvernements minoritaires. Cette situation l’a grandement frustré parce qu’il était incapable de faire adopter des projets de lois conformes à ses idées conservatrices. Mais, depuis le 2 mai dernier,...</summary>
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      De janvier 2006 à mai 2011, Stephen Harper a dirigé des gouvernements minoritaires. Cette situation l’a grandement frustré parce qu’il était incapable de faire adopter des projets de lois conformes à ses idées conservatrices.

Mais, depuis le 2 mai dernier, Stephen Harper est aux commandes d’un gouvernement majoritaire et il a démontré son intention de profiter pleinement de cette majorité.

      Une majorité légitime

Le système électoral canadien veut que le chef du parti qui a fait élire le plus de députés devienne Premier ministre. Et, lorsque le nombre de députés élus d’un même parti représente plus de la moitié de tous les élus, le Premier ministre dirige un gouvernement majoritaire.

Lors des élections de mai dernier, Stephen Harper a fait élire 166 députés conservateurs, soit 54 % des 308 députés à la Chambre des Communes. Par contre, les Conservateurs ont obtenu seulement 39,6 % des votes, ce qui veut dire que 60,4 des électeurs canadiens ont voté contre eux. Ils disposent donc d’une majorité de députés, mais ils ne bénéficient pas de la majorité des votes.

Il nous faut cependant reconnaître que, dans le système électoral actuel, la majorité de Stephen Harper est légitime.

Cependant, lors de son premier point de presse au lendemain de l’élection, Stephen Harper s’est dit sensible à cette réalité, ajoutant qu’il entendait gouverner pour tous les Canadiens, incluant ceux qui n’avaient pas voté pour lui.

Des comportements étranges

À la direction de ses gouvernements minoritaires, Stephen Harper avait la réputation d’un dirigeant qui respectait ses promesses. Que l’on soit d’accord ou non avec ses idées mises de l’avant en campagne électorale, la plupart se sont transformées en projets de lois.

Mais depuis qu’il dirige un gouvernement majoritaire, le chef conservateur donne l’impression de vouloir abuser de sa majorité. Déjà, à sept reprises, il a utilisé la bâillon pour limiter le temps consacré à l’étude des projets de lois, réduisant ainsi le droit de parole de l’opposition. C’est une mesure que l’on utilise généralement à la fin d’une session pour s’assurer que les projets de lois soient adoptés avant la fin des travaux, mais pas en pleine session. C’est de l’abus de pouvoir et un manque de respect pour la démocratie parlementaire.

De plus, Stephen Harper a surpris un peu tout le monde en choisissant un nouveau directeur des communications unilingue anglophone. Il en fut ainsi avec la nomination de deux juges unilingues anglophones à la Cour suprême et du Vérificateur général, comme s’il n’y avait pas de candidats bilingues compétents au Canada

Mais il ne faut pas se surprendre, car la moitié du Cabinet conservateur est composée de ministres unilingues anglophones qui ont besoin d’un faire-valoir francophone pour s’adresser aux Canadiens de langue française.

On peut se questionner également sur cette attirance subite pour la couronne britannique qui fait en sorte que l’on exige que la photo de la Reine Elizabeth II se retrouve dans toutes les ambassades du Canada et que l’on ajoute maintenant l’épithète «royale» à la marine et à l’aviation. Comme si cela rendait nos matelots et nos aviateurs plus compétents.

Il y a aussi cette manie d’exercer un contrôle quasi maladif sur l’information. Dernièrement, une directive a été expédiée à la GRC de façon à s’assurer que :«tout ce qui pourrait attirer l’attention des médias nationaux…» doive recevoir l’approbation du ministre de la Sécurité publique. Que fait-on de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la police?

Si Stephen Harper abuse de sa majorité et ne respecte pas le rôle de l’opposition, celle-ci risque d’être assumée par les médias ou par la rue. M. Harper ne doit pas perdre de vue que 60,4 % des électeurs canadiens n’ont pas voté pour lui.

Pensée de la semaine

Je dédie la pensée de la semaine aux citoyens canadiens : «En démocratie, la politique est l’art de faire croire au peuple qu’il gouverne.» Louis Latzarus

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   <title>Un nouveau parti politique</title>
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   <published>2011-11-22T12:48:40Z</published>
   <updated>2011-11-22T12:49:20Z</updated>
   
   <summary>La Coalition Avenir Québec (CAQ), le groupe de François Legault, est officiellement devenu un parti politique québécois la semaine dernière. Ce nouveau-venu risque fort de perturber la scène politique provinciale. Avant même que son existence soit officialisée, ce nouveau parti...</summary>
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      La Coalition Avenir Québec (CAQ), le groupe de François Legault, est officiellement devenu un parti politique québécois la semaine dernière. Ce nouveau-venu risque fort de perturber la scène politique provinciale.

Avant même que son existence soit officialisée, ce nouveau parti trônait au sommet des sondages. On ne connaissait pourtant presque rien de ce parti, mais les gens semblaient déjà disposés à faire confiance à ses promoteurs sans même connaître le contenu de son programme. C’est là un signe évident que les électeurs réclament du changement. 

      J’aime bien

Personnellement, trois éléments me plaisent beaucoup dans la naissance de ce nouveau parti. D’abord, ses deux promoteurs, François Legault et Charles Sirois, sont des entrepreneurs qui ont connu beaucoup de succès en affaires et qui sont indépendants de fortune. Ils ne se lancent donc pas en politique pour s’enrichir; c’est déjà fait. Ça me rassure.

Deuxièmement, ce nouveau parti n’est pas intéressé par l’éternel question constitutionnelle qui a mobilisé le débat politique au Québec depuis des décennies au point de diviser les électeurs entre fédéralistes et souverainistes. Comme si la constitution était notre seul problème. De grâce, faisons une pause.

Enfin, pour préparer leur programme, les promoteurs de la CAQ ont organisé une tournée de consultation qui les a menés dans les 17 régions administratives du Québec. Et il ne s’agissait pas d’assemblées «paquetées» où on ne s’entoure que de partisans. On était à l’écoute et on a même accueilli des opposants. Ça démontre une certaine ouverture.

De vrais changements

Lors du lancement de son parti, François Legault a mis de l’avant 20 actions sur lesquels il veut se concentrer pour assurer l’avenir du Québec. Plusieurs de ces actions représentent des changements importants.

Faisant de l’éducation sa priorité, la CAQ prône le remplacement des commissions scolaires par une structure allégée, veut évaluer les enseignants et augmenter leurs salaires. En santé, on vise à éliminer les agences de santé et des services sociaux et s’assurer que chaque citoyen québécois pourra disposer d’un médecin de famille.

Ce nouveau parti projette de réduire la taille de l’État en rendant la fonction publique plus productive. De ce côté, plusieurs dirigeants de partis politiques ont déjà promis d’agir ainsi; rappelons-nous le vaste projet de réingénierie de l’État promis par Jean Charest en 2003. Jusqu’à date, rien de concret n’a été fait. La CAQ fera-t-elle mieux?

Je ne me prononce pas sur la valeur de ces éléments du programme de la CAQ. Certaines idées me plaisent, alors que d’autres soulèvent une interrogation sérieuse. Mais, je constate que les 20 actions déjà mises de l’avant représentent des changements majeurs par rapport à la situation actuelle. 

Lorsque je compare les idées mises de l’avant par la CAQ à celles des Libéraux, Péquistes ou Adéquistes, je ne puis m’empêcher de constater que l’on ne patauge pas dans les mêmes vieilles pistes. La venue de la CAQ permettra d’élargir le débat et ce sera intéressant pour les électeurs que nous sommes.

Évidemment, le lancement de ce nouveau parti ne fait pas l’affaire des partis déjà en place. L’ADQ risque de disparaître si elle ne fusionne pas avec la CAQ, les Libéraux de Jean Charest souffrent de l’usure du pouvoir après plus de huit ans et le diable est une fois de plus aux vaches au sein du PQ.

Il est encore beaucoup trop tôt pour prévoir quel impact réel aura la CAQ sur l’échiquier politique provincial. Finalement, ce seront les électeurs qui auront le dernier mot. Présentement, les attentes sont très élevées, Il faudra voir si François Legault et son équipe seront en mesure de livrer la marchandise. Ce sera un dossier intéressant à suivre.

Pensée de la semaine

Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui seraient tentés par une carrière politique : «Quand le peuple craint le gouvernement, c’est la tyrannie. Quand le gouvernement craint le peuple, c’est la liberté.» Thomas Jefferson

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   <title>Vaut mieux en rire</title>
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   <published>2011-11-08T05:55:13Z</published>
   <updated>2011-11-08T05:57:47Z</updated>
   
   <summary>On dit souvent que les grandes découvertes résultent d’une erreur survenue lors d’une recherche scientifique importante. Dernièrement, j’ai pris connaissance de certaines recherches menées sur des sujets dont j’interroge la pertinence. Dans de tels cas, on pourrait s’indigner à propos...</summary>
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      On dit souvent que les grandes découvertes résultent d’une erreur survenue lors d’une recherche scientifique importante. Dernièrement, j’ai pris connaissance de certaines recherches menées sur des sujets dont j’interroge la pertinence.

Dans de tels cas, on pourrait s’indigner à propos des budgets consentis à ces études. Mais, finalement, vaut mieux en rire.

      <![CDATA[<b>Dormez et maigrissez</b>
Vous êtes un insomniaque qui dort moins de six heures par nuit? J’ai une bien mauvaise nouvelle pour vous : vous êtes appelés à prendre du poids. Selon une étude menée à l’Université d’Ottawa, celles et ceux qui passent moins de six heures au lit s’exposent à avoir une masse grasse de 2,4 kg supérieure à celles et ceux qui dorment au moins huit heures.

Je comprends que l’on ne mange pas pendant que l’on dort et que l’on peut grignoter lorsque l’on ne dort pas, mais 2,4 kg pour une différence de deux heures de sommeil, c’est un peu gros (sans jeu de mots). 

Mais, j’oubliais, il est vrai que, parfois, au lit, il y a des activités qui peuvent entraîner une réduction de la masse grasse. Alors, allons-y, tout le monde au lit et maigrissons.

<b>Chocolat noir</b>
Depuis ma tendre enfance, j’ai une peau fragile et, dès que je m’expose au soleil, j’attrape un maudit coup de soleil. Au lieu de bronzer, j’ai l’air d’un homard.

Dorénavant, grâce à une recherche menée à l’Université Laval, je n’aurai plus à craindre l’astre menaçant. Il me suffira de manger du chocolat noir.

Si l’on en croit l’étude en question, le chocolat noir contiendrait une substance qui assurerait une protection du derme de ma peau contre les effets nocifs des rayons ultraviolets.

Mais, si je mange plus de chocolat noir, je risque d’engraisser. Je suis cependant rassuré, car l’étude précédente m’a appris que je n’avais qu’à dormir davantage pour ne pas engraisser. Je déposerai donc un petit morceau de chocolat noir sur ma table de lit.

<b>Vivre vieux</b>
Plusieurs personnes ont peur de vieillir parce que cela les rapproche de la mort. Chers amis(es), calmez votre peur, car une étude menée en Australie et à Taïwan nous apprend que réduire nos heures passées devant le téléviseur pourrait nous permettre d’allonger notre vie.

En effet, celles et ceux qui passent plus de six heures par jour à regarder la télévision contribuent à écourter leur espérance de vie de cinq ans. Désormais, installez un chronomètre dans votre salle de télévision et programmez-le de façon à ce qu’il vous avertisse lorsque votre consommation quotidienne de télévision atteindra six heures. Ainsi, vous gagnerez cinq ans de vie pour faire n’importe quoi sauf regarder la télévision.

Et si vous mangez du chocolat noir en regardant la télé et que vous allez vous coucher pour dormir plus longtemps, vous vivrez plus vieux, sans coup de soleil et vous maigrirez. Wow!

<b>Mouvement de sperme</b>
Le dernier sujet qui a attiré mon attention porte sur une étude à venir. En effet, le 23 septembre dernier, le Gouvernement fédéral a lancé un appel d’offres pour acheter un «système d’analyse du mouvement du sperme.» De plus, ledit appel d’offres précise que l’offre doit inclure un programme de formation pour quatre personnes.

J’ai bien hâte de savoir à quoi servira ce système et pourquoi seront formés les fonctionnaires qui devront travailler avec le système en question. 

Cet appel d’offres suscite bien des idées dans mon petit cerveau, mais, finalement, en attendant les résultats de l’étude à venir, je continuerai de manger mon chocolat noir, à fermer ma télé un peu plus tôt pour aller dormir. Mais j’y pense, c’est peut-être pendant que je suis au lit que le système d’analyse du mouvement du sperme pourrait être utile; qu’en pensez-vous?


<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à tous ces chercheurs qui poursuivent des recherches dans des domaines inutiles : «Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche.» Michel Audiard
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   <title>On est sept milliards !</title>
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   <published>2011-11-01T04:11:38Z</published>
   <updated>2011-11-01T04:13:55Z</updated>
   
   <summary>Depuis le 31 octobre, la planète terre compte sept milliards d’habitants. Ça en fait des orteils! Même si le taux de croissance de la population a chuté dans certains pays, il n’en demeure pas moins qu’au rythme actuel, 80 millions...</summary>
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      Depuis le 31 octobre, la planète terre compte sept milliards d’habitants. Ça en fait des orteils!

Même si le taux de croissance de la population a chuté dans certains pays, il n’en demeure pas moins qu’au rythme actuel, 80 millions d’humains s’ajoutent à chaque année.

      <![CDATA[<b>Quelques statistiques</b>
Il a fallu attendre en 1800 pour que la terre compte un milliard d’humains. Cela signifie qu’en seulement 211 ans, la population de la terre a été multipliée par sept. De 1955 à 2005, la population totale a doublé et, pour passer de six à sept milliards d’habitants, il n’aura fallu que 12 ans. C’est là une progression phénoménale.

Et, comme si cela n’était pas suffisant, les prévisionnistes estiment qu’il y aura 10 milliards d’humains en 2100. Je dois les croire sur parole, car je ne serai certainement pas là pour vérifier si cette prévision s’est réalisée ou non.

Présentement, c’est surtout dans les pays pauvres que la croissance est la plus forte, notamment en Afrique et en Asie. En Afrique, la population a quadruplé depuis 1950 et le taux de fécondité est de 4,8 enfants par femme. En Asie, on retrouve plus du tiers de la population mondiale et deux pays se démarquent avec des populations qui dépassent le milliard d’habitants : 1,3 milliard en Chine et 1,1 milliard en Inde.

Plus près de nous, le Canada compte présentement 34 millions d’âmes et le Québec franchira le cap des huit millions au début de 2012. Certains d’entre vous se souviennent sans doute d’une campagne publicitaire de Labatt, en 1976, qui disait, en parlant du Québec, «On est six millions; faut s’parler!» La croissance de la population du Québec n’est pas due principalement à notre taux de fécondité qui n’est que de 1,73 enfants par femme, mais plutôt à l’augmentation de l’espérance de vie qui atteint 81,7 ans. Présentement, les 65 ans et plus forment 15 % de l’ensemble de la population québécoise et ce pourcentage est appelé à augmenter.

Au cours des dernières années, le Québec a vécu un mini «baby boom», le nombre des naissances évoluant entre 85 000 et 90 000 par an. C’est encore bien loin du 145 000 enfants par année des années 50.

<b>Famine VS Gaspillage</b>
Lorsque l’on mentionne la présence de sept milliards d’humains sur la terre, plusieurs s’inquiètent à savoir si la planète sera en mesure d’assurer la survie de tout ce monde.

En réalité, la planète a suffisamment de ressources pour nourrir tout ce beau monde. Le problème se situe plutôt au niveau de la répartition des ressources. On constate que les continents les plus peuplés sont souvent les plus pauvres. Ce qui est parfois choquant, ce n’est pas que ces continents manquent de ressources, c’est que trop de pays africains et asiatiques sont dirigés par des despotes qui détournent les richesses naturelles à leur profit, laissant leur population crever de faim.

Alors que des millions d’êtres humains sont menacés par la famine dans des camps de réfugiés, en Occident, on vit des problèmes d’obésité et on invente toutes sortes de diètes nous permettant de conserver ou de retrouver notre ligne. 

Pire encore, ici, à chaque automne, on gaspille des tonnes de pommes et de carottes pour appâter des chevreuils que l’on espère tuer. Ces fruits et légumes feraient un véritable festin dans des camps de réfugiés et contribueraient à sauver des vies.

Nous nous émouvons lorsque nous voyons des images d’enfants rachitiques mourant de faim, mais, aussitôt la télé fermée, aussitôt le sort de ces enfants oublié.

Espérons qu’un jour, nous saurons faire preuve d’une plus grande solidarité afin de mieux répartir les ressources de notre planète.

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine aux sept milliards de terriens qui aspirent à réussir leur vie : «Avoir fait plus pour le monde que le monde n'a fait pour vous : c'est ça, le succès.» Henry Ford
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   <title>« Patente à gosses »</title>
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   <published>2011-10-25T19:05:29Z</published>
   <updated>2011-10-25T19:06:44Z</updated>
   
   <summary>Après deux ans de résistance acharnée, mercredi dernier, Jean Charest annonce qu’il met sur pied une commission d’enquête portant sur la corruption et la collusion dans l’industrie de la construction. Pour diriger cette enquête, Jean Charest compte sur la juge...</summary>
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      Après deux ans de résistance acharnée, mercredi dernier, Jean Charest annonce qu’il met sur pied une commission d’enquête portant sur la corruption et la collusion dans l’industrie de la construction. 

Pour diriger cette enquête, Jean Charest compte sur la juge France Charbonneau, une femme au-dessus de tout soupçon. La commission dispose de deux ans pour déposer son rapport, soit, comme par hasard, après les prochaines élections.

      <![CDATA[<b>«Taillée sur mesure»</b>
La commission crée par Jean Charest ne l’est pas en fonction de la loi sur les commissions d’enquête qui existe au Québec depuis des décennies. Non, le Premier ministre a plutôt opté pour un décret spécial.

Ainsi, la commission de Jean Charest, «taillée sur mesure» selon ses propos, n’aura pas le pouvoir d’obliger des gens à venir témoigner et ne leur offrira pas l’immunité comme ce fut le cas dans toutes les commissions d’enquête tenues au Québec depuis des lunes. La Commission Charbonneau ressemble à un pit-bull sans griffes et sans dents.

Pour justifier sa position, Jean Charest déclare avoir consulté les dirigeants des principaux corps de police du Québec, notamment ceux de Montréal et de Québec.
Aussitôt annoncée, la création de cette commission tarabiscotée fait l’unanimité contre elle. 

Deux coups durs sont portés au Premier ministre par le Barreau du Québec et les dirigeants des corps de police de Montréal et de Québec. D’une part, le Barreau désavoue totalement le décret de Jean Charest via le bâtonnier Louis Masson qui déclare : «Il n’existe aucun cas où une commission d’enquête a empêché les policiers de faire leur travail et de porter plainte.» D’autre part, les dirigeants policiers de Montréal et Québec déclarent ne jamais avoir été consultés quant à la forme à donner à cette commission d’enquête. 

N’en étant plus à un revirement près, voilà que, dans son discours d’ouverture du congrès du PLQ vendredi soir, Jean Charest sort un nouveau lapin de son chapeau et annonce que si la Commissaire Charbonneau juge qu’elle a besoin de forcer des personnes à venir témoigner et de leur offrir en retour l’immunité, elle n’aura qu’à le demander au Gouvernement qui se fera un plaisir de lui accorder ces pouvoirs.
Pourquoi donc ne pas lui donner ces pleins pouvoirs dès le début plutôt que d’en faire une quémandeuse?

En réalité, Jean Charest a choisi d’intervenir parce qu’il craignait la grogne qui commençait à se faire sentir au sein même du Parti Libéral à la veille d’un congrès où l’on craignait certaines interventions de militants déçus.

<b>Charest doit partir</b>
La conduite de ce dossier laisse voir un Jean Charest complètement dépassé, changeant d’idée selon la direction du vent. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Jean Charest bouscule les façons de faire de l’appareil gouvernemental. 

La Commission Bastarache a prouvé hors de tout doute que le Premier ministre intervenait dans le processus de nomination des juges et que l’allégeance politique des candidats était prise en considération. Il y a quelques mois, ce même Jean Charest a passé outre à la loi régissant la Commission de la représentation électorale en retirant le pouvoir du Directeur général des élections de modifier la carte électorale du Québec. C’est ce même Jean Charest qui recevait, en cachette, un salaire de 75 000 $ par année de son parti.

Jean Charest n’a plus la confiance des Québécois, les nombreux sondages le prouvent clairement. Depuis deux ans, il s’est comporté en chef de parti visant à protéger son parti et ses riches donateurs plutôt qu’en chef d’État protégeant les intérêts de ses concitoyens comme le veut la fonction de Premier ministre.

Jean Charest n’est plus digne de la fonction de Premier ministre et il devrait quitter son poste le plus tôt possible.

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à Jean Charest : «La bureaucratie arrive à empêcher le regard de voir autre chose que ce qui doit être vu. Jean Bédard
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   <title>La stratégie des gros bras</title>
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   <published>2011-10-18T03:09:37Z</published>
   <updated>2011-10-18T03:10:29Z</updated>
   
   <summary>La FTQ Construction et le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction, les deux syndicats représentant 70 % des travailleurs de cette industrie au Québec, menacent le Gouvernement suite au dépôt du projet de loi 33 qui sera...</summary>
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      La FTQ Construction et le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction, les deux syndicats représentant 70 % des travailleurs de cette industrie au Québec, menacent le Gouvernement suite au dépôt du projet de loi 33 qui sera débattu à compter de la semaine prochaine à l’Assemblée nationale.
      <![CDATA[<b>Le projet de loi 33</b>
La ministre du Travail, Lise Thériault, a mis de l’avant ce projet de loi visant à modifier certaines pratiques dans l’industrie de la construction, secteur en pleine turbulence.

Présentement, un entrepreneur qui a besoin de travailleurs sur un chantier ne peut employer les gens qu’il veut. Il doit passer par un système de placement dirigé par les syndicats. Ces derniers sélectionnent les travailleurs et l’entrepreneur n’a pas le choix de les accepter ou de les refuser.

On comprend facilement que ce procédé ouvre la porte à diverses tactiques. Les syndicats auront la tentation de choisir d’abord leurs membres, fourniront des employés plus ou moins performants à un entrepreneur selon le niveau de bonnes ou mauvaises relations entre l’entrepreneur et le syndicat. Et, si jamais un entrepreneur mécontent osait contester le choix des employés suggérés, il s’expose à des représailles importantes pouvant perturber un chantier. De nombreux cas du genre se sont déjà produits au Québec.

Les dirigeants politiques qui se sont succédés au Québec ont tous toléré ce système qui constitue une véritable incongruité dans le monde du travail. Cela a donné lieu à de nombreux abus. Mettre fin à un tel système est une absolue nécessité.

Le projet de loi 33 comporte quatre éléments d’importance : le placement sera maintenant assuré par la CCQ, le vote d’allégeance syndicale des travailleurs se fera par la poste et non plus dans des bureaux de scrutin à l’entrée desquels des «armoires à glace» pouvaient intimider les voteurs, la durée de la convention collective passera de trois à quatre ans et, finalement, les cinq associations syndicales représentant les travailleurs pourront participer à la négociation et non plus seulement  celles représentant plus de 50 % des travailleurs. Ce sont des changements qui s’imposaient. Notons que la CSN et la CSD sont favorables à ces changements.

<b>Moyens de pression</b>
Dès le dépôt du projet de loi, la FTQ et le Conseil provincial ont menacé le Gouvernement, utilisant un vocabulaire excessif et certaines mesures d’intimidation.

Bernard Gauthier, l’agent d’affaires de la FTQ sur la Côte-Nord, surnommé gentiment «Rambo», a déclaré : «On prépare la guerre.» Yves Ouellet, directeur général de la FTQ Construction, parlant de moyens de pression à venir, ajoutait : «Je n’exclus rien. Je laisse planer toutes les possibilités.»

Le mardi 11 octobre dernier, quelques gros bras ont tenté d’empêcher les employés de plusieurs bureaux de la CCQ d’entrer au boulot. Il a fallu l’intervention de la police pour permettre aux employés d’avoir accès à leurs bureaux. De plus, on a tapissé les fenêtres des bureaux de collants revendicateurs; du vandalisme à l’état pur.

Quelques petits dirigeants syndicaux ont également laissé planer la menace de paralyser certains chantiers importants. La ministre Thériault a reconnu que l’on avait dû renforcer sa sécurité et l’ex-ministre du Travail, Laurent Lessard, a rappelé qu’il avait lui-même été victime de mesures d’intimidation il y a quelques années lorsqu’il avait mis de l’avant certaines mesures.

Il semble que certains dirigeants syndicaux de la construction n’aient pas encore compris que l’on est en 2011, que les relations de travail ont changé et que l’utilisation de la force, de l’intimidation et de la menace ne se justifie plus. Ce sont des mesures totalement dépassées et il est à souhaiter que la ministre du Travail saura tenir son bout et faire adopter son projet de loi sans compromis. L’industrie de la construction en a grandement besoin.

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine aux dirigeants syndicaux de la construction : «Tout ce qui est excessif est insignifiant.» Talleyrand]]>
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