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   <title>Le Blogue de Pier Dutil</title>
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   <title>L&apos;euthanasie, un sujet fort délicat</title>
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   <published>2010-03-10T12:40:58Z</published>
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      Le gouvernement québécois a mis sur pied une «Commission sur la question du droit de mourir dans la dignité.» Le sujet est tellement délicat qu’après seulement une semaine d’audiences, on a jugé bon d’en modifier le nom pour «Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité.» 

Les médecins, infirmières, théoriciens, éthiciens et autres spécialistes qui se sont exprimés ont vite fait déborder le sujet sur l’euthanasie et le suicide assisté. À chaque fois que l’on évoque ces concepts, le débat s’anime. C’est normal, car cela heurte les valeurs humaines, morales et religieuses de chaque individu. 
      <![CDATA[<b>Mourir dignement</b>
L’idée de mourir dignement est généralement bien acceptée dans notre société. Des campagnes de sensibilisation visant à combattre l’acharnement thérapeutique, la souffrance et le prolongement de la vie à outrance ont permis aux gens d’évoluer vers l’acceptation de la mort. 

Lorsque l’on aborde le sujet de la mort, tout le monde rêve de mourir dans son sommeil, sans souffrir, sans devenir un fardeau pour ses proches. Mais la vie n’est pas équipée d’une «switch» que l’on peut placer à «on» ou à «off». Si la mort est un fait admis, son moment et sa façon nous sont inconnus et c’est bien ainsi. 

Aujourd’hui, grâce à des chambres de fin de vie dans les hôpitaux ou des endroits comme la Maison Catherine-de-Longpré, les malades en phase terminale disposent de soins palliatifs leur permettant de finir leurs jours dans la dignité. De plus, la plupart des professionnels de la santé acceptent de soulager les souffrances des malades, même s’ils sont conscients que les médicaments utilisés peuvent contribuer à devancer quelque peu la mort. À ce stade, un jour ou deux ne fait pas une grande différence. 

<b>De plus en plus délicat</b>
Les concepts euthanasie et suicide assisté sont toujours considérés comme des actes criminels au Canada.

Dans mon petit Larousse illustré, on définit ainsi l’euthanasie : «Acte d’un médecin qui provoque la mort d’un malade incurable pour abréger ses souffrances ou son agonie.» On prend soin d’ajouter que cela est illégal dans la plupart des pays. Mon Larousse introduit également le concept d’euthanasie passive en le décrivant ainsi : «Acte d’un médecin qui laisse venir la mort d’un malade incurable sans acharnement thérapeutique.» 

Quant au suicide assisté, on parle alors de l’intervention d’un tiers qui aide délibérément une personne à s’enlever la vie. On atteint là un stade d’intervention plus avancé. 

L’euthanasie et le suicide assisté ne font pas l’unanimité. Il sera très difficile de légiférer à ce sujet, car le sens des mots utilisés dans une loi laisse toujours place à l’interprétation. Que voulez-vous, il faut bien que les avocats gagnent leur vie! 

De plus, l’euthanasie et le suicide assisté impliquent l’intervention d’une tierce personne qui accepte de poser un geste tout en sachant sciemment que cela provoquera la mort de l’autre. On ne parle plus ici d’une personne qui décide de s’enlever la vie par elle-même.  

Présentement, selon le code criminel, une personne qui pose un tel geste s’expose à une poursuite, voire à une condamnation. C’est précisément à ce niveau que les protagonistes du droit à l’euthanasie et au suicide assisté prônent des changements à la loi afin de décriminaliser ces gestes. 

Lorsque l’on analyse la question en prenant pour exemple le cas précis d’une personne souffrant d’une maladie incurable, on a parfois tendance à adoucir notre position. Mais, là encore, les valeurs de chacun doivent être prises en considération. 

En ouvrant la porte à  la décriminalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, il faut être conscient que le législateur devra encadrer très précisément leur recours. Personnellement, je dois vous avouer que je ne suis pas encore prêt à ouvrir la porte à une pratique libre de l’euthanasie et du suicide assisté. 

Cependant, je reconnais qu’aborder le sujet peut contribuer à faire évoluer le débat, laissant à chacun le soin de décider en fonction de ses valeurs personnelles et de ses croyances. Il est probable que nous entendrons parler encore longtemps de ces concepts avant que la loi ne soit modifiée. À chacun sa conscience! 
 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui se croient éternels et, croyez-moi, ils sont nombreux : «Les hommes vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu.» Dalai-Lama]]>
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   <title>L&apos;air de l&apos;Assemblée Nationale est-il vicié?</title>
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   <published>2010-03-03T04:55:49Z</published>
   <updated>2010-03-03T04:57:12Z</updated>
   
   <summary>Nos ministres des Finances, tant à Ottawa qu’à Québec, travaillent à l’élaboration de leurs budgets. Celui d’Ottawa sera présenté le 4 mars prochain, alors que la date de la préparation du budget québécois n’est pas encore connue. La tradition veut...</summary>
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      Nos ministres des Finances, tant à Ottawa qu’à Québec, travaillent à l’élaboration de leurs budgets. Celui d’Ottawa sera présenté le 4 mars prochain, alors que la date de la préparation du budget québécois n’est pas encore connue. 

La tradition veut qu’avant la publication de chaque budget, plusieurs personnes soient consultées, alors que d’autres prennent l’initiative d’émettre des suggestions non sollicitées. 
      <![CDATA[<b>Le Club des ex</b>
La semaine dernière, 15 personnalités québécoises ont publié une lettre ouverte adressée au ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand. Dans cette lettre, les signataires recommandaient plusieurs mesures pour améliorer l’état des finances publiques du Québec, lesquelles se trouvent dans un état lamentable. 

On peut être d’accord avec certaines des mesures proposées ou s’y opposer, mais là n’est pas le propos de cette chronique. 

Personnellement, ce qui m’a surpris, c’est de retrouver, dans la liste des signataires de cette lettre, les noms de plusieurs anciens dirigeants ayant occupé des postes de toute première importance au sein du gouvernement québécois. 

Parmi ces noms, on retrouve Lucien Bouchard, ex-Premier ministre, Joseph Facal, ex-président du Conseil du Trésor, Michel Audet, ex-ministre des Finances et Monique Jérôme-Forget, ex-ministre des Finances, celle-là même qui a préparé le dernier budget qui devrait se solder par un déficit de près de 5  milliards de dollars au 31 mars prochain. 

Je me surprends à constater que, soudainement, ce nouveau club des ex semble connaître les solutions à apporter aux problèmes du Québec d’aujourd’hui. La situation critique de nos finances n’est pas un problème survenu il y a quelques mois. Les gouvernements péquistes et libéraux qui se sont succédé au cours des 20 dernières années méritent tous une part du blâme. 

Quand je prends connaissance des suggestions avancées, mon premier réflexe est de me dire : pourquoi n’avez-vous pas agi pendant que vous étiez au pouvoir? Si vous connaissiez les solutions, pourquoi ne pas les avoir appliquées? 

<b>Analyser l’air</b>
Finalement, j’en suis venu à penser que le problème est ailleurs. 

Lorsque l’on parle à un individu qui se dit intéressé à se présenter comme député, celui-ci a généralement de bonnes idées, des intentions louables et il se dit disposé à travailler pour le bien de ses concitoyens. 

C’est à peu près la même chose qui se passe durant une campagne électorale. Peu importe le parti qu’ils représentent, tous les candidats disent avoir trouvé les moyens pour améliorer le sort des pauvres citoyens que nous sommes.  

Et pourtant, une fois élus, les députés, dès qu’ils se présentent à l’Assemblée nationale, semblent avoir oublié leur discours électoral. Il suffit de quelques jours passés dans l’édifice du Parlement pour que l’on commence à changer son discours, à adopter la langue de bois, à ne tenir que des propos politiquement corrects, en somme, à se mouler dans un nouveau costume qui, finalement, ne fait à personne. 

Quand j’observe ce phénomène étrange, je me dis que, si tant d’individus adoptent un comportement aussi étrange allant à l’encontre des propos qu’ils tenaient il y a quelques jours à peine, le problème doit être à l’intérieur de l’enceinte du Parlement. 

Alors, à titre d’élément de solution, j’aimerais suggérer à nos dirigeants politiques de procéder dans les plus brefs délais à l’analyse de l’air qui circule à l’intérieur du Parlement. On sait qu’il s’agit d’un vieil édifice, alors il est possible que la ventilation soit déficiente et contribue à répandre dans cette auguste enceinte de l’air infecté d’un virus quelconque attaquant le cerveau de nos élus. Cela expliquerait bien des choses. 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à tous les citoyens que nous sommes : «Une société se meurt quand l’individu ne l’entend pas. L’individu se meurt quand la société ne l’entend pas.» Renaud Longchamps, poète beauceron.]]>
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   <title>Attachez-moi, quelqu&apos;un !</title>
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   <published>2010-02-24T16:52:56Z</published>
   <updated>2010-02-24T16:54:53Z</updated>
   
   <summary>Je ne sais pas si tous les imbéciles du pays se sont donné le mot pour commettre leurs bêtises en même temps, mais les dernières semaines ont été particulièrement fertiles. J’ai choisi de partager avec vous quelques cas illustrant clairement...</summary>
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      Je ne sais pas si tous les imbéciles du pays se sont donné le mot pour commettre leurs bêtises en même temps, mais les dernières semaines ont été particulièrement fertiles. 

J’ai choisi de partager avec vous quelques cas illustrant clairement l’imbécillité de certains de nos dirigeants et qui ont le don de me faire pomper mon gaz de façon inégale. Peut-être cela aura-t-il un effet thérapeutique? 
      <![CDATA[<b>Le français aux Jeux olympiques</b>
Depuis que les Jeux olympiques de Vancouver sont commencés, on entend davantage parler de l’absence de français lors de la cérémonie d’ouverture que de la performance des athlètes. 

Les plus virulents critiques ne sont pas des maudits séparatistes. Parmi eux, on retrouve, entre autres, le ministre du Patrimoine du Canada, James Moore, le Commissaire aux langues, Graham Fraser et le premier Ministre du Québec, Jean Charest. À tour de rôle, chacun déchire sa chemise sur la place publique et accuse le comité organisateur (COVAM) de ne pas avoir respecté le français. 

Personnellement, cette situation ne m’a pas choqué, car je n’avais aucune attente à l’égard du COVAM qui essuie des reproches à ce sujet depuis déjà plusieurs mois. Je ne me faisais pas d’illusions, car le Canada n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais un pays bilingue. Et comme si cela ne suffisait pas, sachez qu’il y a 15 fois plus de Chinois que de francophones à Vancouver.  

<b>Le calendrier scolaire</b>
Il y a des gens qui doivent en fumer du bon au ministère de l’Éducation. Voilà que la Ministre Michelle Courchesne a trouvé la solution pour lutter contre le décrochage scolaire : permettre de faire l’école sept jours par semaine. L’année scolaire n’aura plus 180 jours d’enseignement, elle comptera désormais de 900 à 1 000 heures que l’on pourra répartir à sa guise.

Jamais les commissions scolaires, les enseignants, les directions des écoles et les parents n’ont adressé une demande en ce sens à la Ministre, mais cette dernière a cru bon proposer un tel changement sans consulter qui que ce soit.

Une fois la nouvelle connue, le chat est vite sorti du sac et l’on a pu apprendre que tout ce branle-bas était créé tout simplement pour régulariser le cas de huit écoles juives privées et illégales que l’on tolère au Québec depuis de nombreuses années. 

Au lieu de foutre le bordel dans le calendrier scolaire de toutes les écoles du Québec, il aurait suffi que la Ministre Courchesne fasse preuve d’un minimum de courage et qu’elle annonce qu’au lieu de demander aux écoles illégales juives de se soumettre à la règle, elle a préféré ramper devant les dirigeants juifs et adapter le système scolaire québécois à leur volonté. Quel courage! 

<b>La pureté  de la race</b>
Le Conseil de bande de Kahnawake a émis un avis d’éviction ordonnant à 26 blancs qui vivent en couple avec un ou une Mohawk de quitter la réserve. Plusieurs de ces blancs vivent là depuis de très nombreuses années. 

Le motif invoqué par le Conseil de bande est qu’il faut préserver la pureté de la race et s’assurer que le peuple Mohawk ne devienne pas minoritaire sur la réserve. Depuis combien de temps n’avons-nous pas entendu de tels propos racistes? 

J’essaie de m’imaginer ce qui se produirait si, en retour, les Québécois exigeaient de tous les autochtones, vivant ici et là au Québec, qu’ils réintègrent une réserve afin de préserver la pureté de notre race québécoise pure laine. Évidemment, le monde entier nous tomberait sur la tomate et nous serions accusés, avec raison, de racisme. 

Et qu’est-ce que notre Ministre fédéral des Affaires indiennes a trouvé à redire à ce sujet? Tout simplement qu’il était impuissant. Est-ce que la réserve de Kahnawake est devenue un territoire souverain à l’abri des lois et chartes canadiennes? Si oui, coupons aussitôt les millions qu’on leur verse en subventions diverses. Tu ne peux pas prendre seulement la partie d’un pays qui fait ton affaire. Il y a tout de même des limites.  

Quand les autochtones se comportent comme des sauvages, il devient urgent que les dirigeants politiques prennent leurs responsabilités. Ça presse! 

Ça m’a fait du bien… 
 
<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à ceux et celles qui occupent des postes décisionnels : «Le courage est la première des qualités humaines, car elle garantit toutes les autres.» Aristote, philosophe grec.]]>
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   <title>Pourquoi pas un forum régional?</title>
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   <published>2010-02-17T13:24:03Z</published>
   <updated>2010-02-17T13:25:28Z</updated>
   
   <summary>Nous émergeons à peine d’une crise économique qui a eu des impacts importants dans notre région. Même si on parle de reprise, il faudra encore du temps pour que l’on retrouve le niveau d’emploi que nous connaissions en 2006. Le...</summary>
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      Nous émergeons à peine d’une crise économique qui a eu des impacts importants dans notre région. Même si on parle de reprise, il faudra encore du temps pour que l’on retrouve le niveau d’emploi que nous connaissions en 2006. Le mal est fait, mais il ne sert à rien de s’apitoyer sur le passé; mieux vaut envisager l’avenir avec confiance et détermination puisque, si l’on ne peut changer le passé, on peut influencer l’avenir. 
      <![CDATA[Il y aura bientôt 20 ans que les dirigeants de Saint-Georges n’ont pas senti le besoin de réunir autour d’une même table les forces vives de notre milieu pour échanger sur notre avenir. 

<b>De nombreux défis</b>
Au cours des prochaines années, notre région devra relever de nombreux défis. Comme partout ailleurs, la réalité démographique, marquée par une baisse de la population, rendra plus difficile le recrutement de la main-d’œuvre nécessaire pour nos entreprises manufacturières, de services ou commerciales.  

De plus, si nos jeunes qui vont étudier à l’extérieur décident de demeurer dans les grands centres urbains, cela accentuera le problème de la relève. 

Le renouvellement de la population est un défi constant pour les régions. On connaît plusieurs régions qui se vident lentement, mais sûrement de leur population. Il devient alors difficile d’y assurer le maintien et le développement des services. 

Heureusement, nous n’en sommes pas encore là dans la MRC Beauce-Sartigan. De 2001 à 2008, la population de notre MRC est passée de 48 836 à 50 514 habitants, ce qui représente une croissance d’à peine 0,5 % annuellement. 

<b>Profiter de nos forces</b>
Notre région n’est pas dépourvue d’attraits. Sur le plan économique, nous continuons de pouvoir compter sur la présence d’une foule de PME qui résistent souvent mieux aux crises à cause de leur capacité à réagir rapidement.  

L’infrastructure manufacturière de la Beauce ne repose pas seulement sur une ou deux grosses entreprises qui risquent d’entraîner l’ensemble d’une région dans la tourmente lorsqu’elles sont en difficulté. Pour bien comprendre cette réalité, pensons aux régions du Saguenay et du Lac-St-Jean qui sont largement dépendantes de l’aluminium et de la forêt. Chez nous, la diversité de nos entreprises fait en sorte que toutes sont rarement en difficulté en même temps. 

Au cours des dernières années, plusieurs entreprises de services, notamment dans le secteur de la nouvelle économie, ont vu le jour et se sont développées grâce au programme gouvernemental qui a soutenu ce secteur. Quant aux commerces, notre région est bien pourvue et il est possible de faire tous ses achats sans avoir à aller à l’extérieur. 

Du côté scolaire, notre région est également bien desservie. En plus des niveaux primaires et secondaires, la Beauce compte sur une Cégep et un Centre universitaire permettant à nos jeunes de recevoir une formation complète dans plusieurs domaines, sans avoir à quitter la région.  

Enfin, même en situation de crise économique, la Beauce a continué à  avoir un taux de chômage inférieur au taux moyen canadien. À mesure que la reprise se concrétisera, il y aura suffisamment de travail chez nous pour notre main-d’œuvre et l’on risque même d’en manquer d’ici peu. 

<b>Le «timing» est bon</b>
La décennie qui débute nous forcera à évaluer nos forces et nos faiblesses de façon à  bien se positionner pour affronter les défis qui nous attendent.  

Tant à Ottawa qu’à Québec, nos gouvernements sont confrontés à des niveaux d’endettement inquiétants. Des décisions majeures devront être prises si l’on ne veut pas continuer à hypothéquer les générations qui vont suivre. Qu’on le veuille ou non, ça va faire mal et il nous faut apprendre à compter de moins en moins sur les gouvernements. Il faudra se prendre en main. 

Pour réussir une telle démarche, j’invite nos dirigeants locaux et régionaux à réunir autour d’une même table les intervenants des secteurs économique, social, culturel, syndical, politique et autres afin de choisir ensemble les voies que nous voulons emprunter pour préparer un avenir prometteur pour l’ensemble de notre population. 

Qui osera relever ce défi? 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine aux forces vives du milieu qui auront à se pencher sur notre avenir collectif : «Ayez suffisamment confiance en vos moyens et en la vie pour emprunter les chemins les moins fréquentés.» Don Thain, professeur à l’Université Western Ontario.]]>
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   <title>Il faut conserver le CRS Express</title>
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   <published>2010-02-10T07:04:13Z</published>
   <updated>2010-02-10T07:05:19Z</updated>
   
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       Il y a quelques semaines, Jean-Paul Blais, le propriétaire de l’équipe qui évolue dans la Ligue Nord-américaine de Hockey (LNAH), lançait un appel aux gens d’affaires de notre région afin de trouver des partenaires qui accepteraient de partager avec lui la propriété de l’équipe. 

Depuis, il n’a reçu que deux appels téléphoniques, mais le dossier n’a pas avancé pour autant.
      <![CDATA[<b>Un actif pour la région</b>
La présence à Saint-Georges d’une équipe de hockey évoluant dans une ligue semi-professionnelle est un actif important pour la région. Il faut voir cette équipe comme une PME qui génère des retombées non négligeables. 

Le budget actuel de l’équipe varie de 800 000 à 1 M $ annuellement. Cet argent est dépensé pour payer des joueurs, du personnel, des équipements, des déplacements et ainsi de suite. La grande majorité de ces dépenses contribue à notre économie. 

En plus de ces retombées directes, il faut prendre en considération toutes les dépenses effectuées par les partisans qui assistent aux 22 parties locales. Plusieurs d’entre eux en profitent pour aller souper au restaurant, magasiner dans nos commerces, faire le plein, prendre un verre après la partie. Si ces partisans dépensent 20 $ par partie, on se retrouve avec des retombées supplémentaires de près de 700 000 $. 

De plus, le nom de Saint-Georges se retrouve quotidiennement dans les pages sportives et dans les médias électroniques de tout le Québec. C’est là une publicité gratuite dont l’ensemble de la région bénéficie. Enfin, le centre sportif Lacroix-Dutil est occupé durant plusieurs soirées et les revenus du restaurant et des bars, même partagés avec l’équipe, contribuent à défrayer les coûts d’opération de ce complexe sportif. 

En somme, il serait regrettable que Saint-Georges et la Beauce perdent un tel actif. 

<b>Partenaires recherchés</b>
Le hockey semi-professionnel existe en Beauce depuis 1998. Avant le CRS Express, l’équipe était supportée par le fabricant de portes de garage, Garaga. 

Dans l’état actuel de l’économie, le propriétaire actuel, Jean-Paul Blais, trouve que «ça devient pesant». Il faut dire que Monsieur Blais, dans la vie de tous les jours, dirige sa compagnie de transport qui porte le même nom que celui de son équipe de hockey. Même si Jean-Paul Blais est un passionné du hockey, sa priorité doit aller à son entreprise de transport, celle qui fait vivre son propriétaire et ses employés. 

L’idée de partager la propriété de l’équipe de hockey est intéressante. Il suffirait que quelques partenaires se joignent à Jean-Paul Blais pour alléger le fardeau de tout le monde. Même si l’objectif premier n’est pas nécessairement de dégager des profits, il semble que l’on puisse tout au moins couvrir ses frais.  

Évidemment, devenir co-propriétaire d’une équipe de hockey n’est pas l’affaire d’un «ti-cul» comme moi. C’est quelque chose qui est à la portée des gens d’affaires. En considérant le dynamisme qui anime notre région, j’ai de la difficulté à croire que l’on ne puisse former un groupe de trois à cinq personnes qui se partageraient la propriété de cette équipe de hockey.  

<b>La participation du public</b>
Si j’interpelle d’abord les gens d’affaires pour les inviter à devenir co-propriétaires, je lance aussi un appel aux amateurs de hockey pour qu’ils remplissent le centre sportif Lacroix-Dutil lors des parties locales. L’équipe offre un calibre de jeu intéressant, elle lutte même pour le premier rang actuellement.  

Présentement, l’assistance moyenne est de 1 500 personnes. Pour la saison actuelle, on a vendu 744 billets de saison à des prix variant de 275 à 300 $. Le prix d’un billet pour une partie est de 15 $, ce qui est fort raisonnable. 

Avec 400 à 500 spectateurs de plus à chaque partie, l’équipe n’aurait pas de problème pour équilibrer son budget. Reconnaissons que ce n’est pas un défi insurmontable à relever. Le centre sportif Lacroix-Dutil peut accueillir 2 462 spectateurs assis et près de 500 debout; on ne manque donc pas de place. 

J’ose espérer que, prochainement, le téléphone de Jean-Paul Blais sonnera et que, une fois de plus, les gens d’affaires beaucerons uniront leurs efforts pour maintenir chez nous un actif important. C’est à suivre. 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine aux gens d’affaires de la région : «Dans la vie, ce qui compte, c’est ce que tu vas faire, pas ce que tu as fait.» Michael Cammaleri]]>
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   <title>Je me rallie</title>
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   <published>2010-02-03T04:59:03Z</published>
   <updated>2010-02-03T05:00:00Z</updated>
   
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      D’entrée de jeu, je dois vous avouer que le site que je favorisais pour la construction de la salle de spectacles à Saint-Georges était le terrain situé à proximité de l’église l’Assomption. 

Le critère principal à  la base de mon choix était la disponibilité d’espaces de stationnement à proximité. Je suis de la génération des gens qui ont appris à toujours utiliser leur voiture et à se rendre le plus près possible de la porte pour se stationner. On s’abonne au gymnase pour retrouver sa forme, mais si on pouvait entrer au gym en voiture, on le ferait. L’être humain est ainsi fait. 
      <![CDATA[<b>Changer ses paradigmes</b>
Les opposants au site du centre-ville évoquent toujours l’argument du stationnement. Les dirigeants municipaux ont clairement démontré qu’en dedans d’un rayon de 300 mètres de la salle de spectacles, il y a 623 espaces de stationnement public disponibles, ce qui est largement suffisant. Si l’on s’éloigne jusqu’à 400 mètres, on retrouve alors 782 espaces. 

J’admets que ces espaces, du moins en partie, sont souvent utilisés par les gens qui travaillent ou magasinent au centre-ville. Personnellement, depuis des lunes, chaque fois que je me rends dans un commerce du centre-ville, je n’ai aucune difficulté à trouver du stationnement. Il m’arrive de ne pas trouver une place à la porte même du commerce où je me rends, mais ce n’est pas un problème. 

Quand je me rends à un spectacle à Québec, je ne puis me stationner à la porte de la salle de spectacles. Pourquoi devrait-il en être autrement à  Saint-Georges? J’ai eu l’occasion de faire le tour du Québec de vivre dans d’autres régions et de visiter une trentaine de pays sur la planète. Dans la très grande majorité des cas, les salles de spectacles sont en plein centre-ville et cela crée un achalandage très profitable pour les commerces situés dans la périphérie. Une fois de plus, pourquoi devrait-il en être autrement à Saint-Georges? 

<b>Combien de fois?</b>
Les Amants de la Scène présentent 45 spectacles au cours de leur saison 2009-2010. Il y en a 14 les vendredis et 17 les samedis. Admettons qu’il y ait parfois des problèmes les vendredis, il n’y a pas foule au centre-ville, au sud du pont, les samedis. Et si, pour profiter des espaces de stationnement les plus près, les gens décident de se rendre au centre-ville plus tôt pour souper au restaurant ou faire un brin de magasinage, ce sera tant mieux pour les commerçants qui en profiteront. 

<b>Un premier pas</b>
On parle de revitaliser le centre-ville de Saint-Georges depuis 1995. Jusqu’à date, on s’est contenté d’en parler et rien n’a été fait. La construction d’une salle de spectacles pourrait devenir un premier pas pour la réalisation d’un plan d’ensemble de revitalisation de notre centre-ville qui en a bien besoin. 

C’est dans cette perspective que je me rallie au projet adopté par le Conseil de Saint-Georges. Si on se contente de construire un complexe culturel sans plus, c’est un mauvais choix. Mais si on situe ce projet dans une perspective à moyen et long terme, j’embarque. 

Lorsque les conseillers Serge Thomassin et Lionel Bisson ont justifié leur vote en faveur du centre-ville en faisant miroiter la possibilité d’une passerelle au-dessus de la rivière qui permettrait de circuler de la première avenue jusqu’à l’Arboretum, en passant par le Centre Marie-Fitzbach, le site de l’église St-Georges, le futur musée situé au Foyer du Bon-Pasteur et le Parc Lacasse, j’y ai vu une opportunité que l’on n’a pas le droit de rejeter. 

La décision n’a sans doute pas été facile à prendre pour nos élus, mais cette décision est à la fois courageuse parce qu’elle ne fait pas l’unanimité et visionnaire parce qu’elle nous oblige à penser à long terme. 

Maintenant que la décision est prise, j’ose espérer que les citoyennes et citoyens de Saint-Georges seront en mesure de se rallier derrière ce beau projet qui dotera notre ville et notre région d’une infrastructure de qualité et qu’ils oublieront leurs petites querelles personnelles qui ne mènent à rien. 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine aux dirigeants municipaux de Ville de Saint-Georges qui ont voté en faveur de la construction du complexe culturel au centre-ville : «Ne cherche pas d’explication. Tes amis n‘en ont pas besoin et tes ennemis ne vont pas te croire de toute façon.»]]>
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   <title>Qui fait quoi, quand?</title>
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   <published>2010-01-27T05:43:25Z</published>
   <updated>2010-01-27T05:46:20Z</updated>
   
   <summary>La rencontre économique tenue à Lévis la semaine dernière regroupant une centaine de représentants des milieux financiers, syndicaux, patronaux et municipaux servira-t-elle à quelque chose? Il est légitime de se le demander....</summary>
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      La rencontre économique tenue à Lévis la semaine dernière regroupant une centaine de représentants des milieux financiers, syndicaux, patronaux et municipaux servira-t-elle à quelque chose? Il est légitime de se le demander. 
      <![CDATA[<b>Mise en situation</b>
Dans son exposé d’ouverture, le Premier ministre Jean Charest a posé deux questions principales aux participants : «À court terme, quels gestes doivent être posés pour que le Québec profite pleinement de la reprise? Comment pouvons-nous placer le Québec sur la voie d’une prospérité durable pour les 10 ou 20 prochaines années?» 

D’abord, il y a lieu de se réjouir du fait que, pour une fois, on pense à long terme. Ce n’est pas habituel chez les politiciens. Par contre, le Premier ministre refusait d’aborder la question des finances publiques actuelles qui sont dans un état pitoyable. Si l’on veut savoir où l’on va, il me semble tout à fait nécessaire de savoir d’où l’on part.  

De plus, on organise une réunion pour parler de l’avenir et l’on n’invite pas les jeunes. C’est eux qui seront aux commandes dans 10 ou 20 ans. Il me semble qu’il aurait été normal de leur faire une petite place. 

Enfin, on a déplacé  tous ces leaders pour une discussion qui n’aura duré que quatre heures. Ce n’est pas tellement productif. Pourquoi ne pas avoir profité de la présence de ces gens pour mener une bonne discussion de fond? 

<b>Quels seront les résultats?</b>
Qu’est-il ressorti de ces échanges? À vous de juger. Les participants ont convenu que, pour créer de la richesse au Québec, il fallait prioriser l’éducation, la formation continue, la productivité, l’entrepreneuriat, les exportations, les technologies vertes. Avait-on besoin de réunir tout ce beau monde pour en arriver à de telles évidences? Permettez-moi d’en douter. 

Malgré cela, je ne suis pas prêt à conclure que cette rencontre à été  inutile. Le simple fait de réunir ces dirigeants dans une même salle et de les amener à dégager des pistes d’orientation communes sur notre avenir est fort valable.  

Le gouvernement du Québec ne manque pas de rapports d’études ou de commissions qui lui ont déjà suggéré des moyens d’améliorer notre situation, mais qui ne servent qu’à amasser de la poussière sur des tablettes. 

Organiser une réunion et faire des recommandations, rien n’est plus facile. C’est dans le suivi que l’on peut mesurer la vraie volonté des dirigeants politiques. À l’issue de la rencontre de Lévis, le Premier ministre a déclaré qu’il mettrait en place six comités ministériels qui auraient la responsabilité d’assurer le suivi des priorités adoptées. 

C’est précisément à ce niveau que je crains de voir toutes ces belles intentions tomber dans l’oubli lorsque le moment viendra de préparer le futur budget. 

J’aurais été beaucoup plus confiant si, à l’issue de la rencontre, Jean Charest nous avait clairement  indiqué quelle serait la suite de cette consultation. Lorsque l’on réunit des gens autour d’une table pour parler d’avenir, peu importe les décisions prises, la logique veut que l’on finisse par établir clairement qui aura la responsabilité de faire quoi à l’intérieur d’un délai précis. Cela se résume à répondre avec précision aux questions suivantes : qui fait quoi, quand? 

Si l’on sort d’une réunion sans avoir confié à quelqu’un en particulier la responsabilité d’accomplir un mandat précis dans un délai tout aussi précis, tout le monde s’en lavera les mains et, ultérieurement, on ne pourra que constater que rien n’a changé. Chacun des participants s’excusera sur le dos des autres pour justifier son inaction. C’est du déjà-vu. 

Si le gouvernement du Québec est réellement sérieux dans cette démarche, il devrait identifier dès maintenant les porteurs des gestes à poser pour s’assurer que toutes ces belles intentions se concrétiseront.  

Au cours des prochains mois, les dirigeants politiques devront faire preuve de courage, d’audace et de détermination pour adopter des mesures pas très populaires, mais nécessaires si l’on se préoccupe réellement de l’avenir de notre population. Si l’on refuse de toucher à nos vaches sacrées et que l’on continue à fouiller de plus en plus profondément dans les poches des contribuables, la rencontre de Lévis aura été inutile. 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à nos dirigeants politiques : «La définition de la folie, c’est de toujours répéter la même chose en espérant des résultats différents.» Einstein]]>
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   <title>Menaçante Alzheimer</title>
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   <published>2010-01-20T04:43:19Z</published>
   <updated>2010-01-20T04:44:33Z</updated>
   
   <summary>Janvier est un mois consacré à la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer qui frappe de plus en plus de gens. Récemment, la Société d’Alzheimer du Canada et la Fédération québécoise des Sociétés d’Alzheimer publiaient un rapport indiquant que la prévalence...</summary>
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      Janvier est un mois consacré  à la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer qui frappe de plus en plus de gens. 

Récemment, la Société  d’Alzheimer du Canada et la Fédération québécoise des Sociétés d’Alzheimer publiaient un rapport indiquant que la prévalence de cette maladie risque de doubler au Canada au cours des 30 prochaines années. 

Au Canada, un nouveau cas d’Alzheimer est diagnostiqué toutes les cinq minutes, ce qui totalise 105 120 nouvelles victimes par an. Au Québec, en 2008, 25 000 nouveaux cas ont été identifiés et l’on estime que 117 000 Québécois sont déjà atteints.  
      <![CDATA[<b>Comprendre la maladie</b>
Cette maladie porte le nom du neurologue allemand qui l’a identifiée en 1906, le Dr. Alois Alzheimer. Il s’agit d’une maladie dégénérative liée au vieillissement et qui mène à la démence. Le patient qui en est atteint est victime d’un déclin progressif de ses facultés cognitives qui affectent principalement sa mémoire et son langage.  

Malheureusement, il n’existe toujours pas de traitement pour ralentir la progression de cette maladie. Vous aurez compris qu’à plus forte raison, rien ne peut aussi la guérir. 

Une fois diagnostiquée, l’Alzheimer se développera sans cesse. Tout au long des premières étapes de sa maladie, la victime de l’Alzheimer aura conscience de son état dégénératif, jusqu’à ne plus se rendre compte de son état. J’ai envie de penser : plus vite le patient ne sera plus conscient, mieux ce sera pour lui. 

<b>Pression sur les proches</b>
Malheureusement, cette maladie ne frappe pas que les personnes directement atteintes. Elle affecte également les proches. Ces derniers sont confrontés à un sentiment d’impuissance devant la progression de la maladie. 

Il n’y a rien de réjouissant à voir les gens que l’on aime et avec lesquels, souvent, on a partagé plusieurs décennies de vie commune, se dégrader sans aucun espoir de rémission. Et, selon le stade modéré ou avancé de la maladie, plusieurs patients en viendront même à avoir des comportements désagréables, posant des gestes violents ou utilisant des propos désobligeants à l’égard de leurs proches. Ce n’est pas difficile à accepter, mais il faut se convaincre que de tels comportements ne reflètent pas nécessairement la vraie personnalité de l’être que l’on a aimé. 

Si les proches peuvent compenser durant un certain temps les effets néfastes de la maladie, il arrive un moment où il faut placer la victime d’Alzheimer dans une institution appropriée à sa condition. C’est un autre coup dur pour les proches. 

Souvent, ces derniers ont déjà  fait preuve de beaucoup de courage, sacrifiant même leur propre qualité de vie pour porter assistance au malade. À ce titre, ils méritent toute notre admiration. Renoncer à garder à la maison une personne atteinte de l’Alzheimer ne devrait pas être la source d’un sentiment de culpabilité pour les proches. Surtout que, dans la plupart des cas, ils ne bénéficient pas d’un support adéquat de la part des services de santé. Il serait beaucoup plus utile de venir en aide aux aidants naturels que de dépenser des sommes importantes pour envoyer des clowns dans les centre d’hébergement. 

<b>Des mesures de prévention</b>
Si l’on ne connaît pas encore les moyens de guérir cette maladie, on sait qu’il existe des moyens qui peuvent en retarder l’éclosion et la progression. L’activité physique en est un. Cela aurait comme effet d’activer la circulation sanguine qui contribue à irriguer le cerveau. 

De plus, on suggère aux personnes prenant de l’âge de se livrer à des exercices ou à des jeux qui ont pour effet de stimuler le cerveau. Il s’agit là d’une façon agréable de lutter contre l’apparition de cette menaçante maladie. 

Espérons que les recherches sur l’Alzheimer bénéficieront de budgets importants parce que, suite à l’importante progression de l’espérance de vie des humains, cette maladie n’est pas appelée à disparaître de sitôt. 

<b>Pauvre Haïti</b>
Je sais que vous êtes inondés d’information sur le drame survenu en Haïti la semaine dernière, mais ayons au moins une pensée pour cette population qui n’avait pas besoin de ce cataclysme supplémentaire. Et si vous êtes en mesure de passer de la pensée au geste, un don à un organisme reconnu serait bénéfique. 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine  à celles et ceux qui espèrent vivre vieux : «Toutes les choses que nous aimerions vivre jusqu’à 100 ans sont justement celles que nous devons éviter si nous voulons vivre centenaire.»]]>
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   <title>Du théatre de bien mauvais goût</title>
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   <published>2010-01-13T03:41:51Z</published>
   <updated>2010-01-13T03:44:50Z</updated>
   
   <summary>Le 29 décembre dernier, en pleine période des Fêtes, le très honorable Premier ministre du Canada, Stephen Harper, a délégué son attaché de presse, Dimitri Soudas, pour annoncer aux Canadiens que le parlement serait fermé jusqu’au 3 mars prochain. C’est...</summary>
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      Le 29 décembre dernier, en pleine période des Fêtes, le très honorable Premier ministre du Canada, Stephen Harper, a délégué son attaché de presse, Dimitri Soudas, pour annoncer aux Canadiens que le parlement serait fermé  jusqu’au

3 mars prochain. C’est ce qu’on appelle proroger la session. 
      <![CDATA[Stephen Harper n’a même pas eu le courage de faire lui-même cette annonce; il a laissé cette sale besogne à l’un se ses sous-fifres, démontrant ainsi son non-respect à l’égard des institutions parlementaires canadiennes et des contribuables. En un an seulement, c’est la deuxième fois que Stephen Harper ferme le Parlement parce qu’il se sent menacé. 

Même si les partis d’opposition sont rapidement montés aux barricades pour dénoncer cette attitude, les Libéraux ne sont pas sans taches. Dans l’histoire parlementaire, plusieurs Premiers ministres, tant libéraux que conservateurs, ont abusé de leur pouvoir de proroger le Parlement afin de se sortir d’une impasse. Malheureusement, Stephen Harper n’est pas le premier à agir ainsi et il ne sera pas le dernier. 

<b>Retour à la base</b>
Depuis les premiers jours de son existence, le Canada est une démocratie. Les philosophes qui ont mis au point les principes de base d’une démocratie voulaient que ce soit un régime de gouvernement par le peuple et pour le peuple. 

Afin d’éviter les débordements, les penseurs de la démocratie avaient eu la sagesse de séparer les pouvoirs en trois branches : l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Le rôle de chacun est clair. Comme le dit son nom, l’exécutif a la responsabilité de s’assurer que l’on exécute les lois et règlements. Pour sa part, le législatif rédige et adopte les lois et règlements. Enfin, le judiciaire doit s’assurer que les lois sont conformes à la Constitution et que l’on respecte leur application. Cela peut sembler théorique, mais nous parlons ici de notions de base d’un régime politique qui guide notre pays depuis plus de cent ans et qui a fait ses preuves ailleurs dans le monde depuis des siècles. 

Au Canada, le pouvoir exécutif se retrouve entre les mains du Cabinet et du Premier ministre, le pouvoir législatif est assumé par les députés et les sénateurs qui siègent à la Chambre des Communes et au Sénat et le judiciaire est l’affaire de la Cour suprême. 

Lorsque nous votons, nous procédons au choix des députés à qui nous confions la responsabilité  de nous représenter au Parlement. Lorsqu’un Premier ministre décide de fermer le Parlement, c’est à l’ensemble de la population qu’il fait injure. C’est comme s’il disait aux contribuables qu’en tant que membre de l’exécutif, il a décidé de ne plus tenir compte des gens que nous avons élus pour nous représenter. 

<b>Dans l’eau chaude</b>
Même si Stephen Harper invoque la situation économique actuelle et la tenue des Jeux olympiques d’hiver à Vancouver pour proroger les travaux parlementaires, tout le monde aura compris qu’il s’agit là de fausses excuses. 

En fermant le Parlement, Stephen Harper veut enlever le droit de parole aux partis d’opposition qui le malmènent dans certains dossiers où divers ministres et le Premier ministre lui-même sont dans l’eau chaude.  

Monsieur Harper en est à  sa deuxième prorogation en un an. On se rappelle tous qu’il avait fait de même en décembre 2008, alors que les Libéraux et le NPD avaient créé une coalition, appuyée par le Bloc québécois et qu’il y avait danger d’un renversement de gouvernement pour les Conservateurs minoritaires. En moins de deux, Stephen Harper avait fermé le Parlement. 

C’est à se demander si le chef Conservateur bafouera ainsi le processus démocratique à chaque fois qu’il sentira la soupe chaude. Voguant sur la faiblesse de l’opposition libérale dirigée fort maladroitement par Michael Ignatieff, le Premier ministre canadien joue dangereusement avec les principes de base d’une démocratie moderne. 

En adoptant une telle attitude, Stephen Harper me fait peur et je dois reconnaître que je suis bien heureux qu’il soit à la tête d’un gouvernement minoritaire. S’il n’hésite pas à mépriser aussi souvent le processus parlementaire alors qu’il dirige un gouvernement minoritaire, je craindrais réellement de le voir à la tête d’un gouvernement majoritaire. 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à nos dirigeants politiques fédéraux : «Tous les ans, il y a de plus en plus de cons, mais, cette année, je crois que les cons de l’année prochaine sont déjà là.»]]>
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   <title>Que nous réserve 2010?</title>
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   <published>2010-01-06T06:04:49Z</published>
   <updated>2010-01-06T06:08:38Z</updated>
   
   <summary>À moins d’être un fan de Maxime Landry, d’être devenu parent, de s’être marié ou d’avoir remporté un gros lot à la loterie, il y a fort à parier que vous n’êtes pas déçus de voir l’année 2009 passer à...</summary>
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      À moins d’être un fan de Maxime Landry, d’être devenu parent, de s’être marié ou d’avoir remporté un gros lot à la loterie, il y a fort à parier que vous n’êtes pas déçus de voir l’année 2009 passer à l’histoire.  

En seulement 12 mois, nous avons assisté à des événements dramatiques majeurs. Les bourses ont planté comme cela ne s’était pas produit depuis 80 ans, menaçant ainsi les plans de retraite de millions d’individus. Et malgré la reprise amorcée, les bourses n’ont pas encore repris tout le terrain perdu. 
      <![CDATA[Les banques américaines et les grands noms de l’industrie automobile ont eu besoin des fonds publics pour éviter la faillite, ce qui aurait créé une catastrophe encore plus importante. Même si plusieurs de ces entreprises ont déjà commencé à rembourser les gouvernements, on n’est pas encore sorti du bois. Les bandits à cravate ont ruiné plusieurs épargnants et la corruption dans l’industrie québécoise de la construction est devenue évidente pour tout le monde, sauf pour Jean Charest. 

Nos gouvernements,ont renoué  avec des déficits astronomiques. Les contribuables canadiens sont lourdement endettés et n’ont plus de coussin pour faire face à une mauvaise nouvelle. Plusieurs entreprises ont fermé leurs portes, laissant en plan des milliers de travailleurs. Même des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Irlande voient leur cote de crédit menacée.  

Tout cela est suffisant pour nous aider à oublier 2009 et nous inciter à nous tourner vers 2010. 

<b>Des lueurs d’espoir</b>
Sur le plan purement économique, on peut affirmer que la récession est terminée. Cela ne veut pas dire que le tout rentrera dans l’ordre au cours des prochains mois, mais il y a des lueurs d’espoir à l’horizon. 

La reprise qui s’amorce sera lente. Avant de rappeler tous les travailleurs licenciés au cours des deux dernières années, il faudra du temps. Dans certains milieux, on parle même d’une reprise sans embauche. 

De nos jours, pour bien comprendre l’économie, il faut considérer l’ensemble de la planète, surtout pour nous, au Canada, qui sommes une économie d’exportation. Nos entreprises produisent plus que ce que nous consommons; alors il nous faut compter sur la reprise ailleurs dans le monde pour que la demande de nos produits reprenne, notamment aux Etats-Unis, notre principal partenaire économique. Mais les pays asiatiques prennent de plus en plus d’importance pour l’économie canadienne. La Chine est devenue le deuxième partenaire économique du Canada. Heureusement, dans ce pays, la croissance économique ne se dément pas et les signes de la reprise ne laissent aucun doute. 

Déjà, certaines de nos entreprises notent une recrudescence des commandes. Quelle envergure aura la reprise qui s’amorce? Je ne dispose malheureusement pas d’une boule de cristal pour vous en faire part. Cependant, les signes que nous observons sont encourageants et l’année 2010 devrait nous permettre de sortir la tête de l’eau et de prendre une bonne bouffée d’air frais. 

<b>Des risques nous guettent</b>
Malgré les lueurs d’espoirs mentionnées précédemment, les contribuables doivent s’attendre à payer plus cher pour les services gouvernementaux. Malheureusement, nos dirigeants politiques n’ont pas encore appris que, lorsque les entrées d’argent diminuent, il faut songer avant tout à réduire nos dépenses plutôt que d’augmenter la facture des contribuables. 

Depuis plusieurs mois, suite au retour d’importants déficits budgétaires, on nous prépare psychologiquement à une augmentation des tarifs. Je serais disposé à subir certaines augmentations, mais cela devrait faire partie d’une analyse globale de l’ensemble des services de l’état.  

Est-ce que tous les services dont on dispose présentement sont absolument nécessaires? Y aurait-il lieu de regrouper certains organismes gouvernementaux qui se dédoublent pour offrir des services à une même clientèle? Serait-il possible d’éliminer des niveaux hiérarchiques dans la fonction publique? En somme, ce que j’aimerais, c’est qu’avant de  nous imposer des augmentations, nos dirigeants politiques aient fait des efforts pour limiter les dépenses, car il y a des limites à toujours piger dans les poches des contribuables. 

En retour, nous devrons apprendre à cesser de toujours compter sur le gouvernement dès qu’un problème se pointe. 

Je vous en souhaite une bonne! 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à ceux et celles qui ont confiance en l’avenir : «Il faut observer le futur, parce que c’est là que nous allons passer le reste de notre vie.» George Burns, humoriste.]]>
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   <title>Le sens de la fête</title>
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   <published>2009-12-23T05:52:25Z</published>
   <updated>2009-12-23T05:55:58Z</updated>
   
   <summary>Lorsqu’arrive le temps des Fêtes, un sentiment spécial nous habite. Même ceux qui prétendent ne pas aimer ce temps de l’année ne peuvent échapper à une certaine fébrilité. Que l’on apprécie ou non cette période, elle nous touche tous, d’une...</summary>
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      Lorsqu’arrive le temps des Fêtes, un sentiment spécial nous habite. Même ceux qui prétendent ne pas aimer ce temps de l’année ne peuvent échapper à une certaine fébrilité. 

Que l’on apprécie ou non cette période, elle nous touche tous, d’une façon ou d’une autre. 
      <![CDATA[<b>Des significations différentes</b>
Évidemment, Noël ne signifie pas la même chose pour tout le monde. Pour les marchands, c’est une période intense de travail que l’on espère couronnée de succès afin de renflouer une année difficile. 

Pour les plus jeunes, la magie du Père Noël opère encore et l’on attend sa visite impatiemment, comptant les dodos qui restent avant la distribution des cadeaux. Chez les plus grands, le congé scolaire sera le bienvenu et l’on multipliera les occasions de rencontres avec les amis. Même si les ados jouent aux grands, eux aussi attendront les cadeaux avec impatience. 

Chez les parents, Noël sera l’occasion de faire plaisir aux enfants, malgré les conditions économiques qui n’ont pas été faciles cette année pour plusieurs. Il faut alors se rappeler que ce n’est pas la valeur du cadeau qui le rend précieux et qu’il vaut toujours mieux donner selon ses moyens plutôt que de remplir une carte de crédit qui nous occasionnera des cauchemars le mois prochain. 

Pour les personnes âgées, certaines sont encore suffisamment en forme pour recevoir toute la famille, mais plusieurs devraient accepter avec plaisir de voir les enfants prendre la relève pour organiser le réveillon ou le repas de Noël. Après avoir reçu les autres durant des décennies, il peut être très agréable de passer d’hôtes à invités. Savoir apprécier est un déjà un cadeau. 

Enfin, les amoureux seront heureux de profiter d’une autre occasion pour se prouver leur amour, certains allant même jusqu’à prendre des engagements importants pour leur avenir. Finalement, tout le monde peut facilement y trouver son compte. 

<b>Une pensée pour les autres</b>
L’ambiance de Noël nous donne également l’occasion de penser aux autres : ceux qui sont moins favorisés que nous ou encore ceux qui sont seuls.  

Penser à ces personnes peut prendre diverses formes. Faire des dons en argent à des organismes qui donnent un coup de main aux gens dans le besoin est toujours bienvenu, cela peu importe le montant du don. Il est aussi possible de procurer à des familles des denrées alimentaires. 

Mais il y a une forme d’attention qui est toujours grandement appréciée, c’est de consacrer du temps à des gens. Voir quelqu’un disposé à passer du temps avec soi est une preuve que l’on compte pour cette personne. Dans le monde d’aujourd’hui, les gens semblent toujours manquer de temps. Alors, quand on décide d’accorder du temps aux autres, cela a d’autant plus de valeur.  

<b>Faire une pause</b>
Malheureusement, la magie de Noël ne transforme pas tout le monde. Il existe encore des drames familiaux, des situations tendues, des haines interpersonnelles et des rancunes inutiles que le temps des Fêtes risque de raviver. 

Si vous ne pouvez échapper à des situations semblables, je vous souhaite d’être en mesure de faire une petite pause à l’occasion des Fêtes. On ne sait jamais, la pause pourrait vous donner l’occasion de vous libérer l’esprit et d’apprécier cet instant au point de vouloir continuer dans cette direction. 

En m’adressant à vous dans ces termes, je ne veux pas adopter un ton moralisateur. Je souhaite tout simplement que, vous aussi, puissiez trouver un peu de répit.  

J’aimerais que chaque personne puisse avoir un petit moment de joie au cours des prochains jours. Il n’est pas nécessaire de dépenser une fortune pour cela. Il y a certainement quelque chose qui vous ferait plaisir et que vous pouvez vous offrir sans attendre les autres. Tous ensemble, faisons un effort pour s’offrir au moins un petit bonheur à l’occasion de Noël. 

Si jamais vous y prenez goût, vous aurez tout le loisir de continuer. 

Je profite donc de cette dernière chronique de 2009 pour vous souhaiter un très Joyeux Noël! On se retrouvera avec beaucoup de plaisir l’an prochain. 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à tous nos fidèles lecteurs : «La paix et la guerre commencent à la maison. Si nous voulons vraiment la paix dans le monde, commençons à nous aimer les uns les autres dans nos propres familles.»

Mère Teresa]]>
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   <title>La planète est-elle en péril?</title>
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   <published>2009-12-16T05:01:30Z</published>
   <updated>2009-12-16T05:03:00Z</updated>
   
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      La Conférence des Nations Unies sur le climat, qui se déroule à Copenhague et qui regroupe des représentants de 192 pays, nous fournit l’occasion de réfléchir à l’avenir de notre planète. 

Malheureusement, lors de tels débats, des clans ennemis tentent de nous convaincre que leur philosophie est la meilleure. 
      <![CDATA[D’une part, les prophètes de l’apocalypse énumèrent tous les cataclysmes qui menacent notre existence. D’autre part, les «négationnistes» refusent de croire que l’homme a une responsabilité dans les transformations que subit la terre. Reconnaissons que la vérité se situe probablement entre les deux. 

<b>Des faits qui ne mentent pas</b>
Que l’on veuille l’admettre ou non, le climat de notre planète change. La température se réchauffe, entraînant la fonte rapide de la banquise de l’Arctique et des glaciers en altitude, l’intensification de la désertification et la multiplication des catastrophes naturelles. Pour nier l’existence de ces phénomènes, il faut être aveugle ou faire preuve de mauvaise foi. 

La fonte de la banquise de l’Arctique menace la survie d’espèces animales et des populations nordiques. La fonte des glaciers en altitude risque de priver des millions de gens d’une source d’approvisionnement en eau potable, ce qui se vérifie déjà en Asie et en Amérique du Sud. Quant à l’intensification de la désertification, elle force le déplacement des populations, notamment dans de nombreux pays d’Afrique. 

Tout cela semble se passer bien loin de chez nous, ce qui contribue à ne pas trop inquiéter les gens qui se contentent de se contempler le nombril. 

Par contre, la multiplication des catastrophes naturelles nous touche de plus en plus régulièrement. Au Québec seulement, les indemnisations versées par les compagnies d’assurance pour des inondations ne cessent de croître. Alors qu’en 2001, les indemnités reliées aux inondations dans des résidences représentaient 21 % des indemnisations totales, en 2005, ces mêmes indemnités en représentaient 45 % et elles venaient au premier rang de l’ensemble des indemnisations. Il faudrait ajouter à cela les dommages causés aux infrastructures routières, aux réseaux d’aqueduc et d’égout, etc. Cela représente des milliards de dollars que nous devons payer à titre de propriétaires et/ou de contribuables. 

<b>La nature VS l’homme</b>
Les «négationnistes»  prétendent que tous ces phénomènes sont des effets naturels contre lesquels l’homme ne peut rien faire. 

Il est vrai que l’histoire de notre planète fournit des preuves évidentes indiquant qu’il y a déjà eu des catastrophes naturelles. Le phénomène du renversement des pôles, qui a occasionné la disparition de plusieurs espèces, est largement documenté. 

Mais cela ne suffit pas pour prétendre que la présence de l’homme n’y est pour rien. Fin 2008, nous étions 6,7 milliards d’humains sur terre et il s’en ajoute 80 millions à chaque année. À ce rythme, nous aurons franchi le cap des 7 milliards dès 2012.  

Si les nouveaux venus continuent de solliciter la planète au même rythme que nous le faisons depuis des siècles, l’avenir n’est pas très prometteur. Si l’eau potable se fait de plus en plus rare, si les terres cultivables diminuent et si les forêts ne se renouvellent pas, nous assisterons à une raréfaction des denrées nécessaires à la survie des espèces animales et humaines. Il en résultera des guerres sauvages, les gens luttant pour s’accaparer ce qui est nécessaire à leur survie. 

Ceux qui croient que je parle de quelque chose susceptible de survenir dans quelques centaines d’années sont dans l’erreur. Les gens de ma génération ne seront probablement pas touchés par ces menaces, mais nos enfants ou, au mieux, nos petits-enfants, risquent fort d’être confrontés à cette triste réalité. 

Nos dirigeants politiques, surtout au niveau fédéral, refusent d’adopter des mesures contraignantes de crainte de nuire à l’économie. Pourtant, des pays comme l’Allemagne atteindront les cibles prévues dans le protocole de Kyoto et, à ce que je sache, l’économie allemande n’en a pas souffert sérieusement. 

Nous avons le choix entre payer un prix raisonnable maintenant et transférer un fardeau de plus en plus lourd aux générations qui nous suivent. Comment souhaitez-vous que vos petits-enfants se souviennent de vous? 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui refusent de modifier leurs habitudes pour préserver l’environnement : «Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise.» Jean Monnet]]>
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   <title>Un peu de tout</title>
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   <published>2009-12-09T14:00:47Z</published>
   <updated>2009-12-09T14:09:42Z</updated>
   
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      Je ne sais pas si c’est à cause de l’effervescence qui précède le temps des Fêtes, mais il me semble que le nombre des événements se multiplie de ce temps-ci. Alors, plutôt que de me limiter à un seul sujet, j’opte pour en effleurer plusieurs, au risque de ne pas aller au fond des choses. 
      <![CDATA[<b>La vaccination : un succès</b>
La campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) dans notre région a été, jusqu’à date, un succès. Les clientèles cibles ont répondu fort positivement en se prévalant du vaccin. 

Trop souvent, on s’attarde à dénoncer ce qui ne tourne pas rond dans notre système de santé. Cette fois-ci, les responsables de la campagne de vaccination en Beauce méritent des félicitations. 

Une fois la campagne enclenchée, le temps d’attente était très raisonnable, on nous fournissait des informations pertinentes, les installations d’accueil étaient adéquates et le personnel (bénévoles et professionnels) faisait preuve d’une grande courtoisie. Chapeau! 

<b>Le Relais de la flamme</b>
Le passage de la flamme olympique dans notre région écrivait une page d’histoire. Les célébrations organisées autour de cet événement ont obtenu un succès populaire remarquable. 

Le parcours de la flamme a quelque peu perturbé la circulation, mais cela prouve que l’événement suscitait beaucoup d’intérêt.  

Ayant eu le privilège de porter la flamme olympique sur quelque 300 mètres, j’en suis honoré et, le 12 février 2010, lorsque la flamme fera son entrée dans le stade lors de la cérémonie d’ouverture à Vancouver, je pourrai dire que j’ai contribué à l’amener jusque-là comme 12 000 autres Canadiens. 

Bravo à tous les membres de l’organisation du Relais de la flamme et des fêtes entourant cet événement dans notre région. 

<b>De .08 à .05</b>
La ministre des Transports, Julie Boulet, présente un projet de loi pour abaisser la limite d’alcool permise dans le sang de .08 à .05. Dans le cas des 21 ans et moins, ce sera tolérance zéro. 

Malheureusement, l’application de cette mesure n’entraînera que la suspension du permis de conduire pour 24 heures. Aucune amende et aucun point de démérite ne seront appliqués.  

Les restaurateurs et propriétaires de bars s’opposent à cette mesure, mais je crois que l’on a peur pour rien. La limite de .05 est en vigueur partout ailleurs au Canada et ces commerces sont toujours ouverts. Il vaut mieux voir ses clients boire un peu moins et revenir plus souvent que de les voir se tuer en conduisant en état d’ébriété. 

Le nombre d’accidents mortels dus à l’alcool est encore trop élevé. Depuis le temps, il me semble que l’on devrait avoir appris à ne pas conduire après avoir pris un verre. Les taxis et les services de raccompagnement coûtent pas mal moins cher que les impacts d’un accident. 

<b>Assez de députés</b>
Le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques du Québec, Claude Béchard, propose des modifications à la carte électorale. Pour ne pas déplaire à la population des régions et aussi pour ne pas perdre son propre comté, Monsieur Béchard souhaite garantir un certain nombre de comtés dans les régions et en ajouter dans les centres urbains. 

Il résulterait de tout cela que l’on pourrait se retrouver avec 134 députés au Québec plutôt que les 125 actuels. Il me semble que s’il y a une chose dont on n’a pas besoins en plus de ce temps-ci, c’est bien des députés.  

<b>Tiger est humain</b>
Les médias ont largement fait état du drame conjugal que vit présentement Tiger Woods, celui qui passera à l’histoire comme le plus grand golfeur de tous les temps. 

Depuis le début de sa carrière, Tiger Woods projetait une image de quasi-perfection. Joueur de grand talent, athlète rigoureux, époux et père modèle, voilà que la belle image vient d’en prendre un coup.  

Il y a de nombreux avantages à mener une vie de star, tant et aussi longtemps que tout va bien. Mais, lorsque la star fait une gaffe, les impacts sur sa vie sont proportionnels à son vedettariat. 

Sans vouloir lui pardonner ses erreurs, il faut reconnaître que si toutes les vedettes masculines avaient une clochette accrochée au pénis, on ne s’entendrait plus parler. 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à Tiger Woods : «Pour réussir son mariage, il faut tomber amoureux très souvent… et toujours de la même personne.» Mignon McLaughlin.]]>
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   <title>L&apos;incompréhensible entêtement de Jean Charest</title>
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   <published>2009-12-02T05:22:00Z</published>
   <updated>2009-12-02T05:23:34Z</updated>
   
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      Depuis quelques mois, chaque semaine apporte son lot de révélations plus aberrantes les unes que les autres au sujet des irrégularités dans l’attribution des contrats de construction des infrastructures publiques. 

Après les scandales à  la Ville de Montréal et dans certaines autres municipalités en province, le rapport cinglant du Vérificateur général du Québec publié  récemment a révélé des lacunes majeures dans la gestion du ministère des Transports. 
      <![CDATA[<b>Un vrai bordel</b>
Ce rapport fait état de nombreux cas d’attribution de contrats sans appels d’offres, de fausses urgences invoquées pour justifier l’attribution de contrats, de dépassements de coûts injustifiés et, la cerise sur le «sundae», la décision de responsables au ministère de ne pas transmettre à la Sûreté du Québec des renseignements obtenus en 2004 et prouvant qu’il y avait eu collusion entre des entrepreneurs pour faire monter les prix des contrats de déneigement. 

Qu’est-ce que la ministre des Transports, Julie Boulet, a trouvé à dire après cet étalage d’irrégularités? «Je n’étais pas au courant.» Ou bien Madame Boulet ne dit pas la vérité ou bien elle fait preuve d’incompétence, démontrant qu’elle n’a aucun contrôle sur ce qui se passe au sein du ministère dont elle a la responsabilité. 

Les impacts pour les Québécois sont importants : nous payons jusqu’à 30 % de plus que partout ailleurs au Canada et aux Etats-Unis pour nos infrastructures routières, on n’en a pas pour notre argent, car la qualité des travaux exécutés laisse à désirer et les responsables ne sont pas identifiés et punis. N’est-ce pas édifiant? 

<b>Une enquête publique</b>
Pour tenter de voir clair dans ce gâchis et pour apporter des correctifs, l’unanimité est faite au Québec : une enquête publique s’avère nécessaire.  

La population souhaite la tenue d’une enquête publique. Dernièrement, le Syndicat des policiers de la SQ, l’Association des procureurs de la Couronne, les maires de Montréal et de Québec, l’Ordre des Ingénieurs, la Présidente de la CSN et le Président de la FTQ et bien d’autres ont ajouté leur voix et réclamé la tenue d’une enquête publique. 

Pendant ce temps, notre honorable Premier ministre, Jean Charest, refuse de tenir une telle enquête, prétextant que cela nuirait aux enquêtes policières, cela même si les policiers affirment le contraire. 

Dans son refus obstiné, le Premier ministre a la chance de pouvoir compter sur un appui de taille, celui du Président de la FTQ Construction, Richard Goyette. C’est comme si le ministre de la Justice s’appuyait sur le leader des Hells Angels pour refuser de tenir une enquête sur le crime organisé. 

Il est à se demander s’il s’agit du même Jean Charest qui, suite à sa réélection en décembre 2008, déclarait qu’il avait compris le message et que, désormais, il serait à l’écoute de la population. De plus, lors du discours inaugural, Jean Charest s’est engagé à ce que le gouvernement libéral soit : «…tous les jours le gouvernement de tous les Québécois.» 

Monsieur Charest, le moment est venu de respecter vos engagements. 

<b>Noyer le poisson</b>
Présentement, le gouvernement libéral propose une panoplie de projets de loi pour remédier à  la situation. On mêle même une réforme du financement électoral à un réaménagement de la carte électorale, comme si cela avait un lien avec les problèmes actuels. On veut imposer l’adoption de ces projets de loi avant la fin de la session prévue pour le vendredi 4 décembre prochain. Comme s’il était interdit aux députés de siéger jusqu’à Noël pour compléter leur travail comme le font les autres travailleurs du Québec qui, eux, ne seront pas en congé du 4 décembre à la mi-février. 

En s’entêtant à ne pas tenir une enquête publique, Jean Charest espère que les contribuables vont se fatiguer d’entendre parler de ce sujet et qu’après les Fêtes, on va être passé à un autre appel. Le Premier ministre se trompe. 

En refusant de vouloir trouver les vrais coupables, Jean Charest laisse planer un doute dans le public qui finit par croire que tout le monde est malhonnête dans cette industrie. À moins que le Premier ministre ait quelqu’un à protéger? On est à même de se poser la question. 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pense de la semaine au Premier ministre Jean Charest : «Les politiciens sont des gens qui, souvent, se promènent les fesses serrées de peur d’échapper un peu de vérité.»]]>
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   <title>Deux ans, déjà!</title>
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   <published>2009-11-25T04:51:23Z</published>
   <updated>2009-11-25T04:54:26Z</updated>
   
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      Le 21 novembre 2007, Le Journal de la Beauce publiait sa toute première édition. L’aventure dure depuis deux ans, déjà. 

Lors de notre apparition dans le décor beauceron, plusieurs prophètes de malheur se plaisaient à  répéter que nous ne durerions pas plus de six mois. Malheureusement, ces personnes n’avaient pas su évaluer la détermination de l’équipe en place.  
      <![CDATA[<b>Une belle aventure</b>
Nous sommes parfaitement conscients que deux ans, ça représente une brève durée de vie. Il n’est pas question de nous péter les bretelles. Pour faire ses preuves, une nouvelle entreprise doit démontrer qu’elle est en mesure de croître. 

De ce côté, je dois vous avouer que ça va bien. Le Journal de la Beauce est apparu à l’aube d’une crise économique qui a ébranlé plusieurs entreprises de chez nous et d’ailleurs. Il y a même de grands noms qui ont évité la faillite grâce à l’aide des gouvernements.  

Dans le secteur des médias, plusieurs entreprises doivent se remettre en question, modifier leur approche du marché et négocier avec leurs employés pour modifier leurs conditions de travail afin d’assurer la survie de l’entreprise. 

Il n’était donc pas évident de lancer un nouvel hebdomadaire dans une région fortement touchée par une crise économique. 

Et pourtant, la situation financière du Journal de la Beauce s’améliore. Nos ventes ne cessent de croître et, à titre de lecteurs, vous êtes à même de constater que «le petit journal», comme plusieurs l’appelaient, prend du volume de semaine en semaine. Nous sommes passés de 20 à 24 pages à 28 et 32. 

<b>Des objectifs respectés</b>
Les promoteurs du Journal de la Beauce poursuivaient trois objectifs lors du lancement de ce nouvel hebdomadaire : offrir l’opportunité aux Beaucerons de posséder leur hebdomadaire, accorder une large place à la nouvelle et offrir des tarifs de publicité raisonnables. 

Le Journal de la Beauce est la propriété de quelque 120 membres d’une coopérative. Ces derniers ont accepté d’investir dans un média qui veut refléter la réalité beauceronne. De semaine en semaine, de nouveaux membres se joignent à cette coopérative, démontrant ainsi que notre nouvel hebdo répond à un besoin. 

Dans chacune des éditions, nos lecteurs sont en mesure de constater qu’une large place est réservée à la nouvelle. Ainsi, nos lecteurs pourront mieux s’informer et nos annonceurs bénéficieront d’une visibilité accrue, car les annonces seront mieux réparties dans l’ensemble du journal. 

Enfin, ayant opté pour la formule coopérative, les membres propriétaires du Journal de la Beauce ne privilégient pas uniquement la rentabilité à tout prix. Nous sommes conscients que l’entreprise doit faire ses frais et, idéalement, réaliser des profits, mais nous ne sommes pas à la merci d’un propriétaire unique qui tient à réaliser des profits avant tout pour les rapatrier à son siège social montréalais. 

La concurrence créée par l’arrivée du Journal de la Beauce a déjà permis aux annonceurs de notre région de bénéficier de tarifs de publicité réduits et nous nous en réjouissons. 

<b>À vous de décider</b>
Deux ans, c’est bien peu dans la vie d’une entreprise. Combien de temps durera l’aventure du Journal de la Beauce? Je ne suis pas en mesure de vous le dire. 

Cependant, je puis affirmer que tant et aussi longtemps que les annonceurs beaucerons nous feront confiance, nous continuerons de travailler fort pour demeurer à la hauteur de vos attentes. 

Déjà, nous avons pris notre place dans le portrait de l’actualité beauceronne. Même que notre compétiteur, déjà vieux de 100 ans, a senti le besoin de se refaire une nouvelle image depuis notre arrivée. Cela prouve que la compétition a toujours un effet bénéfique. 

Conscient des efforts nécessaires pour assurer la publication d’un hebdomadaire régional, je voudrais profiter de l’occasion pour féliciter l’équipe de l’Éclaireur-Progrès pour ses 100 ans d’existence. Cela est le résultat du travail d’une foule d’artisans au cours des ans. Cette histoire nous inspire et qui sait si, un jour, nous ne serons pas en mesure de franchir une telle étape. Il ne nous reste que 98 ans pour y parvenir. Évidemment, si cela se produit, je ne serai plus là pour assister au party du centenaire. 

<b>Pensée de la semaine</b>
Je dédie la pensée de la semaine à l’équipe du Journal de la Beauce : «Une poignée de citoyens éveillés et engagés est un puissant levier de changement et peut-être le seul.» Margaret Mead]]>
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