Recherché : chef d’État
Suite au dépôt du rapport de Jacques Duchesneau et au témoignage de ce dernier devant une commission parlementaire, à part Jean Charest et ses sous-fifres, y a-t-il encore quelqu’un qui ne croît pas en la nécessité de tenir une enquête publique pour faire la lumière sur la collusion et la corruption dans le monde de la construction au Québec.
Je ne reviendrai pas sur les éléments prouvant hors de tout doute que la situation a atteint une propension catastrophique. J’ai déjà eu l’occasion d’en parler dans une précédente chronique. Mais l’ampleur du scandale nécessite une nouvelle approche si l’on veut que la population puisse un jour faire confiance aux élus.
Présentement, Jean Charest, Pauline Marois, Gérard Deltell et Amir Khadir se comportent comme de simples chefs de partis politiques. Chef des Libéraux présentement au pouvoir, Jean Charest n’a qu’une idée en tête : protéger son parti. Quant aux chefs des autres partis, ils se plaisent à entretenir le scandale à qui mieux mieux afin d’en retirer des bénéfices sur le plan électoral. Cette ambiance viciée ne contribue nullement à régler le problème et à mettre de l’avant des solutions susceptibles de mettre fin à un système pourri à l’os qui coûte une fortune aux contribuables.
Ce dont le Québec a le plus besoin présentement, c’est d’un chef d’État qui saura mettre les intérêts de la population au premier plan, même si cela risque de nuire à son parti.
Je dois avouer que cette race de dirigeants semble de plus en plus rare au Québec. Malheureusement, nos chefs de partis se comportent comme de petits roitelets qui ne visent qu’à protéger leurs arrières sans se soucier le moindrement des intérêts de la populations qu’ils sont censés servir.
Si nos dirigeants politiques n’ont pas l’envergure nécessaire pour corriger la situation, ils devraient se retirer. Là où nous nous retrouvons aujourd’hui, la seule solution est la suivante : on efface tout et on recommence avec de nouveaux joueurs qui sauront redonner tous ses droit à la démocratie.
La violence au hockey
La LNH entreprend jeudi une nouvelle saison. Deux de ses plus grands joueurs, Sidney Crosby et Marc Savard seront absents. Dans le cas de Crosby, on espère un retour prochain, mais dans le cas de Savard, tout porte à croire que sa carrière pourrait être compromise.
Quant un sport n’est pas en mesure de protéger ses meilleurs éléments, cela est le signe qu’il existe un problème majeur.
Depuis trop longtemps, les dirigeants de la LNH tolèrent un niveau de violence qui n’a nullement sa place dans ce sport. Le hockey est basé sur l’habileté de ses joueurs à manier la rondelle et à patiner avec rapidité et fluidité. Lorsque l’on prétend que la violence fait partie du sport, cela constitue un grand mensonge.
Le football est le sport de contacts par excellence. Pourtant, les batailles et les coups à la tête ne sont pas tolérés. Et cela n’enlève rien à la beauté du spectacle. Au contraire.
Je ne comprendrai jamais que deux spectateurs dans les gradins qui oseraient en venir aux coups soient aussitôt arrêtés par les policiers, alors que deux athlètes qui font de même sur la patinoire s’en tirent.
Si l’on croit encore que c’est en tolérant la violence que l’on va finir par vendre le hockey au public, on fait fausse route. J’en prends à témoin les cotes d’écoute de la télédiffusion des parties de hockey lors des Jeux olympiques, alors qu’il n’y a pratiquement jamais de bagarres.
Le nouveau préfet de discipline de la LNH, l’ancien joueur Brendan Shanahan, semble vouloir remédier à cette situation en distribuant allègrement des suspensions importantes aux taupins qui abusent de la violence dans le cadre des parties d’avant saison. Espérons qu’il poursuivra sur la même voie lorsque la saison officielle débutera. Il est toujours permis de rêver.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine aux dirigeants des partis politiques québécois et à ceux de la LNH : «En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout.» Albert Camus