Parizeau et Landry
Une fois de plus, il faut voir, dans cette nouvelle querelle les jeux de coulisses des anciens chefs du PQ que sont Jacques Parizeau et Bernard Landry.
Jacques Parizeau, de tout temps, a joué le rôle de trouble-fête, contestant constamment les chefs du PQ. Il a tourné le dos à René Lévesque lors de la période du beau risque au début des années 80; il n’a cessé de planter des couteaux dans le dos de Pierre-Marc Johnson jusqu’à ce que ce dernier démissionne. Devenu chef et Premier ministre «Monsieur», comme il aime se faire appeler, a bêtement démissionné au lendemain du référendum de 1995. Depuis, il n’a pas été capable de se retenir, continuant de critiquer ouvertement les Bouchard, Landry et Marois.
Jacques Parizeau n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais un gars d’équipe. Son égo est trop gros.
De son côté, Bernard Landry a démissionné de son poste de chef du PQ en 2005, alors que le congrès lui avait réservé un appui de 77 %. Lui aussi a subi une crise d’égo, car il espérait recevoir un appui minimum de 80 %. Le voilà donc qui claque la porte, laissant son parti dans la tourmente.
Depuis, il ne fait aucun doute que Bernard Landry regrette sa décision et qu’il rêve d’un retour en politique. Ayant reçu un appui de 77 %, Monsieur Landry se trouve bien mal placé pour venir contester le leadership de Madame Marois qui a obtenu 93 % des votes d’appui.
Ce qui me révolte dans l’attitude de Messieurs Parizeau et Landry, c’est que les deux étaient à la tête du PQ, que personne ne leur a montré la sortie, qu’ils n’ont pas été défaits. Ils ont personnellement pris la décision de démissionner, c’est-à-dire d’abandonner leurs fonctions au moment où ils étaient en plein pouvoir. S’ils ont fait ce choix, ils devraient maintenant l’assumer et respecter ceux et celles qui leur ont succédé.
En tant que citoyens, Messieurs Parizeau et Landry ont toujours le droit de parole, j’en conviens, mais il existe une loi non écrite en politique à savoir que le chef qui choisit de quitter ses fonctions hérite d’un devoir de réserve voulant que l’on ne critique pas le travail de ses successeurs. Procéder autrement est un manque total de classe et, à ce titre, Jacques Parizeau et Bernard Landry se déshonorent. C’est pourquoi on leur attribue le titre de belle-mère dans son sens le plus négatif.
Pas seulement en politique
Malheureusement, il n’y a pas qu’en politique où l’on retrouve des belles-mères. Il y en a dans des entreprises et au sein d’organismes divers.
Ces belles-mères semblent incapables de se détacher d’une fonction. Elles s’y accrochent, comme si elles étaient absolument indispensables et que personne d’autre ne pouvait leur succéder adéquatement.
Ce sont souvent des insécures qui n’ont jamais su s’entourer de gens forts par crainte de voir leur leadership menacé. Évidemment, ces belles-mères ont négligé de préparer une relève susceptible de prendre un jour leur place. Pour elles, il n’y a qu’une seule et unique façon de bien faire les choses, la leur. Leur rêve, c’est que l’organisme qu’elles dirigent se retrouve en difficulté suite à leur départ, ce qui prouverait qu’elles étaient les seules capables de diriger la barque. Le succès des autres leur fait ombrage.
Malheureusement, il y a encore beaucoup trop de belles-mères dans notre société et je suis assuré que vous en connaissez plusieurs.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à toutes les belles-mères de ce monde : «La haine est un acide qui ronge la jarre qui le contient.»