Les importantes fluctuations du prix de l’essence à la pompe vous donnent la nausée? Vous vous réjouissez d’apprendre que les Gouvernements convoquent les dirigeants des pétrolières pour qu’ils expliquent ces écarts de prix?
Je vous prie de m’excuser à l’avance de péter votre baloune, mais il n’y a rien à espérer de ces rencontres entre deux entités complices qui tirent profit de chaque hausse du prix de l’essence.
Dans ma chronique de la semaine dernière, j’ai démontré à quel point il y avait
complicité entre les grandes pétrolières et les gouvernements dans la fixation du prix de l’essence à la pompe.
Pendant que les pétrolières contrôlent le prix du brut et du raffinage et engrangent des profits abusifs, les gouvernements se remplissent les poches avec des taxes qui ne cessent d’augmenter.
Mais il y a un troisième joueur dont l’influence sur les prix n’est pas négligeable, le détaillant. Et, là encore, il y a des indépendants, mais il y a surtout des grandes pétrolières qui sont propriétaires de milliers de stations-service.
Aussi loin que puisse remonter ma mémoire, je ne me souviens pas avoir vu un projet aussi mal géré que celui de la construction de l’amphithéâtre de Québec. Le projet a pris une ampleur largement exagérée la semaine dernière, devenant même un psychodrame qui a ébranlé l’Assemblée nationale et des partis politiques.
Le Parti québécois est présentement dans la tourmente. Si Pauline Marois a commis une erreur en imposant la ligne de parti sur le vote de la loi 204 visant à interdire toutes poursuites judiciaires contre l’entente intervenue entre la Ville de Québec et Quebecor quant à la gestion du futur amphithéâtre de Québec, la démission de quatre députés résulte d’un malaise beaucoup plus profond.
En réalité, c’est au leadership de Pauline Marois que l’on s’attaque, même si cette dernière est parvenue à faire approuver le programme du parti par une très large majorité de délégués lors du congrès d’avril dernier. C’est d’ailleurs lors de ce même congrès que plus de 93 % des délégués en provenance de tous les comtés du Québec ont donné leur appui à Pauline Marois en tant que chef du PQ.
La semaine dernière, deux familles de notre région accompagnaient leurs jeunes filles à des funérailles pendant qu’une troisième famille s’armait de courage pour supporter le jeune conducteur qui a survécu à l’accident à l’origine de ce drame.
Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en
sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa
carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à
1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste
attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et
collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires
publiques à la télévision de Radio Canada.
De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux
communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs
entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les
consultants Soleil Communication et Québécor.
Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du
Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration
d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et
sociaux.