Le PQ s’oppose
Alors que ce projet de loi aurait dû être adopté presqu’à l’unanimité, voilà que des députés péquistes ont décidé de se livrer à une opposition systématique en prétendant défendre le droit des citoyens de poursuivre le Gouvernement. Entre le besoin d’une infrastructure de toute première importance pour la Beauce et le droit de rouspéter de quatre citoyens, le PQ a choisi le deuxième groupe.
En retardant l’adoption de la loi 2, le PQ pourrait même en empêcher l’adoption d’ici le 10 juin prochain, date prévue de la fin des travaux parlementaires à Québec.
Si le PQ persiste dans son opposition systématique, le Gouvernement pourrait utiliser le bâillon pour en forcer l’adoption. Or, depuis l’adoption du nouveau code d’éthique à l’Assemblée nationale, l’utilisation du bâillon est réservée à un seul projet de loi. Il faudrait donc que le Parti libéral accepte de réserver cette procédure d’exception au projet de loi 2, laissant ainsi tomber d’autres projets. Le député de Beauce-Sud et ministre de la Sécurité publique devra donc faire preuve de beaucoup de persuasion auprès de ses confrères.
Je dois vous avouer que la position du PQ dans ce dossier me surprend au plus haut point. Surtout que la remise en question du tracé Ouest a été faite sous un Gouvernement péquiste. De plus, c’est le même PQ qui se fait le parrain d’un projet de loi privé visant à soustraire d’un éventuel recours devant les tribunaux d’une entente entre la Ville de Québec et Québécor dans le dossier de l’amphithéâtre de Québec. Ce qui serait bon pour Québec ne l’est pas pour la Beauce. Deux poids, deux mesures.
Nous savons tous que le PQ n’a jamais connu de grands succès en Beauce. Mais, pas besoin d’être devin pour prévoir qu’avec une telle attitude, le PQ vient de s’exclure à jamais de la scène politique beauceronne. Et le silence de l’Association du PQ de Beauce-Sud dans ce dossier est une honte.
Le devoir de livraison
Peu importe que le PQ s’enlise dans son opposition, il ne faut pas oublier que les Ministres Hamad et Dutil se sont présentés en Beauce le 24 mars dernier pour annoncer le projet de loi spéciale. Ils ont ainsi créé des attentes dans la population, au point que la majorité des Beaucerons croyait le dossier réglé.
Il leur appartient maintenant de trouver la solution assurant l’adoption du projet de loi qui permettra de mettre fin à la saga qui hante ce projet d’autoroute depuis des décennies. Quant on met l’eau à la bouche des gens, il faut être en mesure de livrer la marchandise.
La population beauceronne ne doit pas ménager ses efforts pour supporter le Gouvernement dans sa démarche et forcer l’adoption du projet de loi 2. Il n’est pas facile de mobiliser les Beaucerons, mais s’il nous faut en venir aux grands moyens, comme barrer la 73, il faudra faire preuve de solidarité.
Malheureusement, c’est souvent lorsqu’ils sont poussés à bout par la grogne populaire que nos dirigeants politiques passent à l’action. Si l’on doit nous rendre là, passons à l’action le plus tôt possible, car il nous reste bien peu de temps d’ici au 10 juin prochain.
Le retour de Maxime
Le député de Beauce aux Communes, Maxime Bernier, fait un retour au Cabinet à titre de ministre d’État, Petite Entreprise et Tourisme. D’accord, ce n’est pas un retour par la grande porte, mais M. Bernier siègera au Cabinet et pourra influencer les décisions. C’est tout de même mieux que de se retrouver simple député, aussi noble soit la fonction. Stephen Harper lui donne une seconde chance. Espérons que Maxime Bernier saura la saisir.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine aux ministres Sam Hamad et Robert Dutil : «Il y a plus de courage que de talent dans la plupart des réussites.» Félix Leclerc