Le service ? On repassera !
Après plusieurs années d'absence de la région, j'ai pu goûter à la médecine de la caisse de Saint-Georges et au service supérieur de la Banque de Montréal, à Saint-Georges.
Suite à la perte d'une carte de guichet automatique vieille d'environ 10 ans, ma mère, hospitalisée au Centre Hospitalier de Saint-Georges, m'a demandé d'appeler la caisse, de sa chambre, et on a refusé de lui parler, à elle, une cliente de longue date.
Elle voulait tout simplement que je me rende à la caisse pour lui procurer une nouvelle carte de guichet ou qu'un employé de la caisse aille lui faire signer les documents nécessaires pour l'obtention d'une nouvelle carte.
On voulait la forcer à se rendre à la caisse alors qu'elle ne pouvait se déplacer et était très lucide.
J'ai tenté de raisonner les employés et la direction de la caisse, sans succès. Rien à faire !
Il a donc fallu faire venir, et payer un notaire, à l'hôpital, avec les frais que cela comportent, dans les centaines de dollars, juste pour avoir une carte de guichet.
Ma mère était tellement offusquée de la situation qu'elle m'a donné un mandat écrit de retirer tous ses avoirs de la caisse, de fermer son compte, et de transférer le tout à la Banque de Montréal, sans délai.
Croyez-le ou non, la gérante de la Banque de Montréal s'est déplacée pour aller lui faire signer les documents d'ouverture de son compte, à l'hôpital, sans aucun frais. Elle a fait la même chose, un peu plus tard, pour ma soeur, elle aussi hospitalisée à long terme.
Je trouve que plus ça va, plus les caisses se bureaucratisent et que le service s'en va chez le diable, au nom de la stricte rentabilité.
Tout récemment, j'ai négocié une hypothèque résidentielle avec trois caisses populaires différentes, en plus de la Banque Manuvie 1.
Croyez-le ou non, la Banque Manuvie 1 a remporté la palme sur toute la ligne avec des taux ultra-compétitifs et un service à domicile, téléphonique et Internet hors pair.
Mon épouse et moi avons donc décidé de faire affaire avec une institution de l'Ontario, la Banque ManuVie 1, plutôt qu'avec une caisse qui ne pouvait rencontrer nos objectifs et nous donner un bon service.
Je dois ajouter que nous avons présenté exactement le même dossier à toutes les institutions impliquées.
Morale de l'histoire, selon moi : Les caisses sont mieux d'y penser à deux fois avant de réduire le service à leurs clients, sinon elles en perdront de plus en plus, au profit des banques.
Alphonse Desjardins doit se retourner dans sa tombe.
Michel J. Grenier
Lac-Poulin