Messieurs
Sur le bord de la plage, si vous rencontrez un gars en bedaine, il y a de fortes chances que ce soit une Québécois. Et ici, je ne parle pas d’un corps musclé que l’on veut étaler fièrement. Même pas.
Trop souvent, il s’agit d’un torse fortement velu, laissant voir une abondante toison de poils frisés. Plus bas, nous pouvons observer une bedaine qui déborde par dessus la ceinture d’un bermuda ou d’un maillot trop étroit, faisant ressortir toutes les rondeurs que l’on aurait souvent intérêt à camoufler.
Fier d’étaler ainsi son abdomen, on se promène sur les trottoirs et dans les «pineries» locales sans même avoir la décence de se couvrir d’un t-shirt. Inutile de vous dire que, souvent, un tel attirail dégage des odeurs pas tellement attirantes.
Enfin, ceux qui osent porter un bermuda accompagnent presque toujours celui-ci d’une longue paire de chaussettes blanches ou noires. Franchement, on n’est pas toujours très beau à voir.
Mesdames
J’entends rire les membres du sexe féminin à la lecture de ce qui précède. Mais, je vous avertis tout de suite, mesdames, ne riez pas trop fort, car les gars ne sont pas les seuls à attirer notre attention pour des motifs futiles.
Les femmes aiment aussi étaler leurs atouts au grand public. Malheureusement, leur corps, comme celui des hommes, a également subi le poids des ans. Le bikini que vous osiez arborer à 20 ans ne produit plus le même effet sur votre corps qui a subi, lui aussi, diverses transformations. Et, dans votre cas, il n’y a pas que la bedaine qui s’écrase, il y a aussi la poitrine qui n’a plus la même fermeté qu’à l’adolescence. La «craque» de vos 20 ans est parfois devenue un cratère.
Que ce soit pour les gars ou pour les filles, je crois que vous auriez tous intérêt à jeter un coup d’œil dans le miroir avant de sortir. Peut-être que vous pourriez constater que votre corps a changé au cours des ans et que l’image que vous vous en faites s’éloigne de la réalité.
Au volant
Le comportement des Québécois se distingue également sur la route. Si vous osez traverser un passage piétonnier en vous fiant que les Américains font preuve de courtoisie au volant et qu’ils accordent presque toujours la priorité aux piétons, vous risquez de vous faire heurter par un conducteur québécois qui ne sait toujours pas ce que veut dire priorité aux piétons, comme cela peut se vérifier sur une base quotidienne en face de l’édifice Canam Manac, sur la première avenue à Saint-Georges.
Phénomène pour le moins étrange, à l’épicerie, les Québécois conduisent leur panier d’épicerie de la même façon qu’ils conduisent leur auto. Si vous vous faites frapper par un panier d’épicerie, il y a de fortes chances que le conducteur soit un Québécois qui n’aura même pas la décence de s’excuser.
Mieux que les Américains
Si j’ose m’amuser un peu de nos travers, je dois admettre qu’il y a un sujet sur lequel nous sommes grandement en avance sur nos voisins américains. Il s’agit de la récupération.
En Floride, nos canettes ou bouteilles de bière ou de boissons gazeuses, nos journaux, cartons, sacs d’épicerie et autres ne sont pas récupérés. Tout cela prend le chemin de la poubelle et des sites d’enfouissement. C’est une vraie honte!
On dit que les voyages forment la jeunesse. Personnellement, je me réjouis que les voyages soient aujourd’hui à la portée de presque toutes les bourses. Cela nous permet de découvrir d’autres réalités que les nôtres, mais, de grâce, faisons le avec un minimum de classe et essayons de ne pas avoir l’air de la chienne à Jacques.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à vous et moi qui nous comportons parfois de façon plutôt étrange : «On devient adulte le jour où l’on parvient à rire de soi-même.» Ethel Barrymore