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Êtes-vous heureux?
 

Dernièrement, j’ai pris connaissance des résultats de deux études différentes portant sur le bonheur. La première étude a été menée par une université anglaise et les résultats ont été publiés dans «The Economist». La seconde a été réalisée par l’Association des Retraités de l’Enseignement du Québec (AREQ).

Dans les deux cas, il en ressort une même constatation, à savoir que l’âge joue un rôle important dans la quête du bonheur des humains que nous sommes.

Le bonheur selon l’âge
Même si l’on peut être heureux ou malheureux à n’importe quel âge, il semble que le bonheur est plus présent chez les jeunes et chez les personnes âgées.

Le bonheur semble fréquenter davantage les moins de 20 ans et les plus de 50 ans.

Quand on est jeune, seul le présent compte. On profite pleinement de la vie, on a de nombreux projets, on peut se permettre de rêver et, si des situations nous déplaisent à l’occasion, on se dit que l’on pourra toujours changer les choses.

La naïveté qui accompagne la jeunesse laisse donc beaucoup de place à l’espoir. Cela ne signifie pas que l’on vit un bonheur béat. Les jeunes aussi traversent des passages difficiles. Mais la différence, c’est qu’ils ne se concentrent pas sur leur malheur; ils sont confiants de pouvoir modifier leur sort et c’est bien ainsi.

On reproche souvent aux jeunes une certaine insouciance, mais, souvent, c’est précisément cette insouciance qui leur permet de foncer dans la vie et de faire des projets. De grâce, ne brisons pas leurs illusions.

Les personnes qui franchissent la cinquantaine forment le deuxième groupe de gens davantage portés vers le bonheur. À cet âge, généralement, les individus ont appris à assumer la vie. Les gens plus âgés sont souvent moins inquiets et moins stressés. Ils sont aussi mieux dans leur peau et plus conscients du temps qu’il leur reste à vivre, d’où leur désir d’en profiter pleinement.

Une fois à la retraite, les humains ont des attentes moins élevées, d’où un risque moindre de déception. Ces retraités ne savent plus toujours ce qu’ils veulent, mais ils savent ce dont ils ne veulent plus, d’où une ressemblance avec les jeunes qui vivent l’instant présent.

L’étude de l’AREQ révèle que 90 % des retraités se disent satisfaits ou très satisfaits de leur vie en général. Il faut dire que tous les vieux ne sont pas malades ou alités dans un CHSLD. Une grande majorité d’entre eux font du bénévolat, pratiquent des activités physiques qui contribuent à les garder en forme, voyagent un peu partout à travers le monde ou profitent tout simplement du temps dont ils disposent.

Quant à l’étude de l’université anglaise, elle révèle également que les femmes semblent plus heureuses que les hommes. C’est parfaitement compréhensible, elles vivent avec nous, les mâles… Ha! Ha!

Et les autres?
Si les moins de 20 ans et les plus de 50 ans sont plus ouverts au bonheur, cela ne signifie pas que les 20 à 49 ans sont condamnés à vivre malheureux.

À tout âge, il faut apprendre à apprécier les petits bonheurs quotidiens qui traversent nos vies, mais il faut aussi se souvenir qu’il y a des choses que l’on ne peut changer. Le psychothérapeute et écrivain américain David Richo en a répertorié cinq que voici : 1 – tout change et prend fin un jour; 2 – les choses ne se déroulent pas toujours selon nos plans; 3 – la vie n’est pas toujours juste; 4 – la souffrance fait partie de la vie; 5 – les gens ne sont pas toujours aimants et loyaux. Alors, apprenons à assumer ces choses que l’on ne peut modifier.

Si le bonheur peut être contagieux, j’ai souvent remarqué qu’il fait aussi des envieux. De plus, il y a des gens qui semblent allergiques au bonheur. Alors qu’ils auraient tout pour être heureux, ils ne cessent de courir après autre chose plutôt que de profiter de tout ce dont ils disposent déjà.

Faisons donc le point sur notre attitude à l’égard du bonheur et posons-nous la question suivante : sommes-nous contents d’être heureux?

Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui ne trouvent jamais le bonheur : «Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous avons.» Arnaud Desjardins

 
 
Lien permanent | Commentaires (0) | Publié le avril 13, 2011 1:03 AM

 

 

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À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux.

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