Une loi spéciale
Le ministre des Transports du Québec, Sam Hamad, a finalement mis ses culottes en décidant de présenter une loi spéciale qui mettra fin à la saga de l’autoroute de la Beauce.
Ce dossier était devenu à ce point ridicule que nous étions la risée du reste du Québec. Pendant que d’autres projets autoroutiers comme la 30 au sud de Montréal et celle menant au Saguenay progressaient normalement, l’autoroute de la Beauce s’empêtrait dans un dédale de procédures judiciaires à n’en plus finir.
Je comprends très bien qu’il puisse exister des procédures pour empêcher des citoyens de se faire flouer, mais il existe également des façons de faire pour empêcher qu’une infime minorité puisse brimer l’ensemble d’une population régionale en la privant d’un outil de développement socio-économique de toute première importance.
On pourrait, avec raison, reprocher au Gouvernement québécois de ne pas avoir emprunté cette avenue depuis déjà longtemps, mais on ne peut changer le passé. Réjouissons-nous donc de la récente décision et souhaitons que l’adoption du projet de loi puisse se faire dans les plus brefs délais afin que les travaux soient entrepris le plus tôt possible.
Avec un peu de chance, on devrait pouvoir compter sur une vraie autoroute à quatre voies de Québec à Saint-Georges d’ici 2020. Peut-être pourrais-je enfin voir cela de mon vivant, si Dieu le veut.
Encore des élection
Pour la quatrième fois en moins de sept ans, les électeurs canadiens sont appelés aux urnes. Lors des trois derniers scrutins, le résultat a été le même : trois gouvernements minoritaires, un libéral et deux conservateurs.
En ce début de campagne, les possibilités que l’on se retrouve une fois de plus avec un gouvernement minoritaire sont passablement élevées. Les plus récents sondages indiquent que les Conservateurs jouissent d’un appui qui les place à portée d’une majorité, mais, lors d’une campagne électorale, tout peut arriver.
À l’issue de l’élection d’octobre 2008, il ne manquait que 12 députés aux Conservateurs pour obtenir une majorité. Avec 71 députés sur 92 dans l’Ouest, les Conservateurs ne peuvent espérer faire des gains. Au Québec, le Bloc québécois obtiendra à nouveau une majorité des sièges. Dans les provinces maritimes, les Libéraux continuent de détenir la première place et rien n’indique que cela changera. Reste alors l’Ontario où tout se jouera.
Mais, le Québec pourrait jouer les trouble-fêtes, notamment dans la région de Québec, où le refus des Conservateurs de participer au financement de l’amphithéâtre pourrait leur coûter quelques sièges. La lutte sera donc intéressante à suivre
En Beauce
En Beauce, la lutte sera certainement plus serrée cette année étant donné la présence de Claude Morin, un candidat libéral plus connu que les deux précédents. Par contre, la majorité de 24 740 votes obtenue par Maxime Bernier présente tout un défi pour l’ex-député adéquiste de Beauce-Sud. Au moment d’écrire ces lignes, le candidat du Bloc québécois n’est toujours pas connu. Peut-être verrons-nous à nouveau l’éternel candidat André Côté?
Au cours des élections de 2006 et de 2008, plusieurs libéraux déçus suite au scandale des commandites, se sont rangés du côté des Conservateurs, se refusant à voter pour un candidat souverainiste. Mais, cette fois-ci, plusieurs partisans libéraux ne se cachent pas pour affirmer qu’ils retourneront à la grande famille libérale, ce qui contribuera à enlever des votes à Maxime Bernier.
Une chose semble évidente; les Libéraux obtiendront plus que les 5 270 votes recueillis à la dernière élection en Beauce. De plus, Maxime Bernier, comme simple député, ne bénéficie plus de l’influence qu’il avait en tant que ministre important au sein de l’Équipe Harper. Mais, facteur non négligeable, sa cote de popularité demeure encore importante dans le comté et il dispose d’une organisation solide.
Tous ces éléments seront-ils suffisants pour rendre la lutte serrée? Nous aurons l’occasion de le vérifier au cours des prochaines semaines.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à tous les électeurs canadiens : «Quelle époque! Nous choisissons nos politiciens selon l’image qu’ils projettent à la télé et Miss Univers selon ses opinions sur les questions de l’heure». Jay Leno