La tradition parlementaire veut qu’un discours inaugural serve à présenter à la population les grandes orientations qu’entend prendre le Gouvernement au cours des prochains mois.
Si l’on se fie au discours inaugural présenté par Jean Charest mercredi dernier, il ne faut pas s’attendre à de grands chambardements. À la tête d’un gouvernement majoritaire qui souffre d’un sérieux déficit de confiance, le Premier ministre du Québec a tiré un peu partout en annonçant une série de mesures banales dans l’espoir de faire plaisir au plus grand nombre.
Traiter d’éducation en pleine semaine de relâche peut sembler déplacé, mais c’est souvent lorsque l’on n’a pas le nez collé sur la vitrine que l’on est le mieux disposé à réfléchir.
Lors du dernier discours inaugural présenté par Jean Charest, deux mesures ont particulièrement attiré mon attention : l’enseignement intensif de l’anglais en sixième année du Primaire et le retour au vouvoiement dans les relations entre enseignants et étudiants.
Je dois vous avouer que j’ai ressenti une petite jouissance en prenant connaissance du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement dévoilé la semaine dernière par Pierre Arcand, le ministre de l’Environnement et portant sur les gaz de schiste.
J’en étais venu à me demander si, un jour, il serait possible de trouver quelqu’un susceptible de nous informer adéquatement sur le sujet. Enfin, il semble que oui.
Le budget présenté jeudi dernier par le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, ne comporte aucune augmentation de taxes et d’impôts. C’est toujours ça de pris.
Deux suspenses ont pris fin la semaine dernière. Le premier, le prolongement de l’autoroute Robert-Cliche entre Beauceville et Notre-Dame-des-Pins, concerne avant tout les Beaucerons, alors que le second, le renversement du gouvernement conservateur minoritaire, touche tous les Canadiens.
Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en
sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa
carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à
1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste
attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et
collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires
publiques à la télévision de Radio Canada.
De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux
communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs
entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les
consultants Soleil Communication et Québécor.
Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du
Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration
d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et
sociaux.