Un développement ultrarapide
Alors qu’il a fallu 38 ans pour que la radio compte 50 millions d’utilisateurs, il en a fallu 13 pour la télévision, quatre pour Internet, trois pour le iPod et, en seulement neuf mois, Facebook comptait 100 millions d’utilisateurs. D’ici à la fin de l’année, cinq milliards d’humains posséderont un téléphone cellulaire. Wow!
Avec son téléphone cellulaire, aujourd’hui, l’utilisateur peut prendre des photos, faire une vidéo, échanger des textos, regarder une partie de hockey, écouter de la musique, consulter son agenda, trouver sa route, etc. Ah!, J’oubliais, il peut aussi passer et recevoir un appel.
L’avènement du cellulaire a permis à des millions de résidants de pays pauvres, notamment en Afrique, d’avoir accès à un téléphone. Je me rappellerai éternellement l’image d’un berger qui gardait ses moutons dans un champ au Maroc et qui parlait au cellulaire. J’avais l’impression d’effectuer un voyage dans le temps.
Dans ces pays, alors qu’il fallait plusieurs années pour être connecté à un service téléphonique, soudainement, on n’a plus qu’à se présenter à la télé-boutique, à se procurer un téléphone cellulaire et nous voilà branché.
La magie d’Internet
Si le téléphone cellulaire a provoqué une véritable révolution, Internet n’est pas en reste. Désormais, nous sommes à un clic d’ordinateur de toutes les informations que nous désirons.
En plus de rendre accessible un nombre infini d’informations, Internet a permis la création de réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et autres. Aujourd’hui, si vous n’êtes pas sur Facebook, vous avez l’air d’un extraterrestre.
La libre circulation de l’information, l’accès à des sources illimitées d’informations, la possibilité de rejoindre quelqu’un n’importe où sur la planète en une fraction de seconde, la possibilité d’établir des contacts avec des personnes vivant dans des pays divers, tout cela représente un avantage extraordinaire. Les distances n’ont aucune importance.
Le problème : les utilisateurs
L’utilité de tous les outils mis à notre disposition grâce à la technologie moderne n’a plus à être démontrée.
Cependant, la façon dont on utilise ces mêmes outils peut créer certains problèmes. Nous connaissons tous des utilisateurs compulsifs du téléphone cellulaire. Même chose pour ceux qui passent des heures, quotidiennement, ancrés devant leur écran d’ordinateur, surfant sur Internet ou bonifiant leur site Facebook ou encore «chattant» avec des amis.
Bien souvent, les utilisateurs ne sont pas conscients des conséquences pouvant résulter du simple fait de placer des informations personnelles sur leur site Facebook. Ces dernières deviennent automatiquement disponibles au monde entier.
À titre d’exemple, je connais des employeurs qui, avant d’embaucher un nouvel employé, vont visiter le site Facebook de ce dernier pour voir à quel genre d’individu ils auront affaire. Je connais aussi des parents qui se demandaient pourquoi leur fils avait de la difficulté à réussir à l’université jusqu’à ce qu’ils visitent son site Facebook et y découvrent des centaines de photos montrant leur petite merveille en «party» sur une base presque quotidienne.
Grâce à Internet, je peux m’informer sur des sujets divers, visiter des musées, préparer des voyages, faire des réservations, consulter des bibliothèques, télécharger de la musique et des livres, tout cela en une fraction de seconde.
Mais cet outil électronique donne aussi accès à de la pornographie infantile, peut être utilisé par des manipulateurs qui tenteront d’hameçonner des victimes naïves, peut permettre à des gens malhonnêtes d’arnaquer des personnes peu informées en leur faisant croire qu’un riche héritage en provenance d’un pur inconnu africain les attend.
En réalité, le problème ne réside pas dans la technologie elle-même; il se retrouve dans l’utilisation que l’on veut bien en faire.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine aux utilisateurs de la technologie moderne : «Le trop est l’ennemi du bien»