Les travaux de construction de l’autoroute menant de Québec à Saint-Georges ont débuté en 1973. Un an plus tard, le sous-ministre des Transports, Claude Rouleau, promettait que cette autoroute à quatre voies atteindrait Saint-Georges en 1980. Il en a coulé de l’eau dans la Chaudière depuis et nous sommes encore bien loin de la concrétisation de cette promesse.
Trente-sept ans plus tard, les Beaucerons attendent toujours l’arrivée de leur autoroute à Saint-Georges, cela même s’il ne s’agit que d’une moitié d’autoroute, puisqu’elle n’a que deux voies entre Sainte-Marie et Beauceville. Dans ce secteur, on devrait donc parler de la 36 1/2 plutôt que de la 73.
Des années d’attente
Si le début des travaux remonte à 1973, il faut dire que le projet date des années 50. Le premier tronçon, entre le pont Pierre-Laporte et Scott, a une longueur de 34,3 km. Il a été inauguré en 1977.
Pour atteindre l’entrée nord de Beauceville, une distance de 34,8 km, il aura fallu attendre 30 ans. Le projet a été poursuivi à quatre voies jusqu’à Sainte Marie, puis à deux voies par la suite. Après l’inauguration du tronçon entre Sainte-Marie et Vallée-Jonction, il a fallu le fermer pour reprendre des travaux mal exécutés.
On a eu droit par la suite au tronçon entre Vallée-Jonction et Saint-Joseph, puis à celui entre Saint-Joseph et Beauceville en 2007. Il reste un peu moins de 20 km pour finalement atteindre Saint-Georges.
Présentement, même si les travaux à la hauteur de Saint-Georges vont bon train, c’est toujours l’impasse entre un groupe de quatre citoyens et le ministère des Transports, le tout s’éternisant devant les tribunaux. Loin de moi l’idée de trancher dans ce litige en déterminant qui a raison et qui a tort.
Mais, je ne puis m’empêcher de reconnaître que, durant toutes ces années, la population du sud de la Beauce a été brimée, ne bénéficiant pas d’un lien routier dont le besoin n’a plus à être démontré.
Appel à tous
Pour faire pression sur les intervenants, des citoyens ont décidé d’organiser une manifestation populaire visant à démontrer clairement que la population en a assez d’attendre ainsi et qu’elle veut voir les responsables prendre les moyens nécessaires pour permettre la réalisation de ce projet dans les plus brefs délais.
Les gens du Saguenay ont bloqué la seule route menant de Québec à Chicoutimi à quelques reprises et le Gouvernement a bougé. D’ici peu, les résidants du Saguenay disposeront d’une autoroute à quatre voies.
En Beauce, nous savons tous que les gens souhaitent l’arrivée de l’autoroute à Saint-Georges, mais nous n’avons jamais fait de bruit. Le temps de passer à l’action est arrivé. Le dimanche 28 novembre prochain, toute la population est invitée à une marche d’appui à la construction des derniers kilomètres menant à Saint-Georges.
Ce qu’il y a d’intéressant dans ce mouvement, c’est qu’il n’a aucune allégeance politique. Que vous soyez libéral, péquiste, adéquiste, solidaire, vert ou autre, les Beaucerons sont invités à faire front commun pour mettre de la pression sur le ministère des Transports.
C’est un peu comme au temps des célèbres corvées beauceronnes qui, au cours des années, sont devenues une partie importante de notre identité. Même s’il nous arrive régulièrement de nous chicaner, les Beaucerons savent se serrer les coudes quand le besoin est là.
Dimanche prochain, nous devrions tous nous faire un devoir de participer à la marche d’appui au projet d’autoroute. J’ose espérer que, sur la première rangée, nous retrouverons nos députés, nos dirigeants municipaux, nos gens d’affaires et, derrière eux, nous tous, citoyens, démontrant clairement que les Beaucerons sont unis pour réclamer la construction des derniers 17,7 km de l’autoroute 73 menant de Beauceville à Saint-Georges.
Nous ne devons pas nous contenter d’être quelques centaines. Non! Il nous faut être des milliers pour ne laisser aucun doute quant à notre détermination. Forts de cet appui, les intervenants dans le dossier de l’autoroute pourront répondre à cette volonté populaire en passant à l’action.
Beau temps, mauvais temps, sortons nos tuques, chaussons nos bottes et soyons de la partie.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine aux dirigeants du ministère des Transports : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.» Sénèque
Faites bien attention, monsieur Dutil, de ne pas répéter que le MTQ dispose des décrets de réalisation et d'expropriation du tracé Ouest (ou de référence)depuis 1980 et 1981 respectivement (au moment où Robert Dutil était maire de St-Georges).
Faites bien attention aussi, de ne pas blâmer le MTQ d'avoir agit illégalement deux fois plutôt qu'une.
Au moins, et c'est tout en votre honneur, vous ne répétez pas l'ânerie du maire Fecteau à l'effet que notre bataille juridique visait des intérêt personnel alors que le débat a porté sur des questions de droit, de l'applicabilité de la Loi sur la protection du territoire agricole et du droit d'être entendu, qui, il va de soi, est d'intérêt public.
Et finalement, exprimez donc clairement votre position. Vous voulez quoi au juste ?
Que le MTQ aille en appel du jugement Corriveau... Cela retarde la réalisation de l'autoroute.
Que le MTQ adopte une Loi spéciale... ce sera encore illégale en vertu de l'article 97 de la LPTAA.
Que le MTQ aille devant le TAQ et que le débat sur le tracé de moindre impact puisse enfin avoir lieu, comme il devait se faire en janvier 2010 n'eut été du décret. C'est très risqué que le TAQ nous donne encore raison et vous le savez.
Monsieur Dutil, vous devez, vous aussi, entendre raison, et proposer que le MTQ réalise le tracé Ouest.
Vous avez raison, la population du Saguenay a manifestée en plusieurs occasions afin que le projet d'autoroute se réalise entre le Saguenay et Québec.
Malgré l'obstruction de quelques résidents de Stoneham, le gouvernement Charest est passé a l'action. Aujourd'hui nous circulons sur une autoroute a quatre voies, près de 100 kilomètres sur 240. Les travaux se poursuivent sur les autres kilomètres ( secteur Stoneham) qui devraient être terminés en 2013.
Votre manifestation fera probablement agir les dirigeants du ministèere concerné ainsi que le ministre Dutil. Bonne chance !!!
Très bon blog M. Dutil. je crois qu'on devrait une obstruction pour l'autoroute et ce dans la rue même de Julie Bilodeau. Elle saurait p-e c'est quoi être prise en otage par la lenteur. je ne la blâme pas du tout pour les 20 dernières années d'attente dans le beurre pour la 73, mais au moins pour les 10 dernières ....
J'ai volontairement ignoré le litige judiciaire entre vous et le ministère des Transports parce qu'il est impossible pour moi de connaître tous les aboutissants de ce dossier qui commence à sentir mauvais.
Quant à ma position, elle est claire: je veux une autoroute à quatre voies afin d'assurer le développement de notre région. Je suis parfaitement conscient que cette autoroute doit passer quelque part et qu'elle pourra bousculer la vie de certaines personnes.
Mais pour faire la route qui mène à votre résidence, on a aussi dû exproprier des propriétés dans le passé. Il en est ainsi dans le monde entier.
Même si je reconnais vos droits à contester le tracé choisi par le ministère des Transports, je dois vous avouer que j'ai beaucoup de difficulté à comprendre comment une infime minorité de quatre citoyens peut prendre une région en otage et bloquer son développement.
Et surtout, pas besoin de me répéter vos arguments, nous les avons déjà amplement entendus. C'est pourquoi j'ai volontairement choisi de ne pas retomber dans ce débat.
Après la lecture de votre réponse à Mme Bilodeau, je ne comprends pas votre raisonnement, dans un paragraphe vous dites ceci:
J'ai volontairement ignoré le litige judiciaire entre vous et le ministère des Transports parce qu'il est impossible pour moi de connaître tous les aboutissants de ce dossier qui commence à sentir mauvais.
Et dans un autre paragraphe vous dites celà:
Même si je reconnais vos droits à contester le tracé choisi par le ministère des Transports, je dois vous avouer que j'ai beaucoup de difficulté à comprendre comment une infime minorité de quatre citoyens peut prendre une région en otage et bloquer son développement.
Je ne sais pas si vous trouvez que votre raisonnement est bon, mais moi je peux vous dires M. Dutil, mek vous ayez le nez assez dans mardes, tek ben que vous aussi vous aller vous levez pour dires que ca pas de bons sens cette marde là.
Vous avez fait référence au récent jugement d'Ultramar, lequel pourrait servir au MTQ dans l'appel qu'il loge du jugement Corriveau. Or, le juge Pronovost qui a entendu la cause des propriétaires contre Ultramar a donné raison au juge Corriveau dans la cause de l'autoroute 73. Le MTQ a violé le droit fondamental d'être entendu et de contester les décisions.
Je cite le paragraphe 90 du jugement Pronovost :
« [90] Deux remarques préliminaires, premièrement dans le dossier Corriveau, le droit d'être entendu et de contester les décisions aurait été violé. Ici, ce n'est pas la même situation. Monsieur Scott a pu se faire entendre, tel qu'on le voit au rapport de la CPTAQ. Dans le présent dossier, il n'y a pas eu de violation d'équité, donc la décision du juge Corriveau ne peut avoir d'impact sur le dossier. »
Ce jugement me sera utile devant la Cour d'appel.
MERCI ENCORE !!!
ON APPELLE CELA SE METTRE LES DEUX PIEDS DANS LE PLAT !!!
«Le MTQ a violé le droit fondamental d'être entendu et de contester les décisions»
Elle est bonne celle là !!
Les opposants ont été entendus sur toutes les tribunes, aux séances d'information publique, aux audiences du BAPE, à la CPTAQ, au TAQ et un peu partout sur les blogues et médias. Ils ont obtenus les audiences qu'ils ont demandé, ils ont déposé un mémoire, ils ont demandé des Appels pour contester toutes les décisions donnant le feux vert au projet.
Ensuite on dira que les opposants ont été bloqués dans leurs droits d'êtres entendus et d'en appeler... voyons-donc!
Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en
sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa
carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à
1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste
attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et
collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires
publiques à la télévision de Radio Canada.
De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux
communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs
entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les
consultants Soleil Communication et Québécor.
Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du
Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration
d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et
sociaux.