La deuxième glace
Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on parle d’aménager une deuxième glace à Saint-Georges. La seule glace disponible, celle du Centre sportif Lacroix-Dutil, est déjà utilisée au maximum.
Depuis plusieurs années, le Hockey mineur doit louer jusqu’à 40 % de ses heures de glace dans les arénas des municipalités de la région et y transporter les jeunes. Les sportifs qui évoluent dans les ligues de garages doivent également jouer à des heures tardives ou aller jouer à l’extérieur.
On peut aussi mentionner les organisateurs de tournois de hockey qui doivent refuser des équipes parce que la disponibilité d’une seule patinoire limite le nombre de parties, le patinage artistique, les organisateurs d’expositions qui aimeraient disposer d’espace supplémentaire. En somme, le besoin est clairement démontré.
Restait à déterminer où construire cette deuxième glace. Les dirigeants municipaux ont eu la sagesse de mettre en place un comité regroupant plusieurs intervenants comme la Commission scolaire, le Cégep, le Centre de Santé et de Services sociaux, la Commission des Loisirs, la Fondation du Cœur et le Comité des Trente.
Deux sites ont été analysés : celui situé à proximité du Centre sportif Lacroix-Dutil et celui situé dans la Cité étudiante. Après analyse des besoins actuels et futurs en infrastructures sportives, les membres du comité, unanimement, ont recommandé le site à proximité du Centre sportif Lacroix-Dutil. Le terrain situé dans la Cité étudiante sera appelé, ultérieurement, à recevoir d’autres infrastructures sportives comme un gymnase, une piscine, etc.
Nous osons espérer que ce choix fera l’unanimité au sein de la population et que nous n’assisterons pas à une stérile querelle de terrains qui risquerait de priver notre communauté d’équipements dont la nécessité est clairement démontrée.
Le taxibus
Saint-Georges ne dispose pas d’un service de transport en commun et on ne voit pas le jour où notre municipalité pourrait se doter d’un tel service comme il en existe dans plusieurs villes importantes. Partout où de tels services existent, ils coûtent une fortune aux contribuables et ils se révèlent souvent des gouffres sans fonds.
Depuis quelques années, des municipalités ont trouvé un moyen terme permettant d’offrir un service de transport à la population sans avoir à investir dans l’achat et l’entretien d’équipements dispendieux et dans l’embauche d’employés à gros salaires. Il s’agit du taxibus que l’on retrouve dans des villes comme Rimouski, Victoriaville et Thetford Mines, entre autres.
Les modes de fonctionnement varient d’une municipalité à l’autre, mais, dans presque tous les cas, le service est mis en place en collaboration entre la municipalité et les services locaux de taxi. Évidemment, l’usager doit payer une partie des frais de fonctionnement.
Un tel service serait fort utile dans une ville comme la nôtre puisque les distances sont parfois longues à parcourir. Plusieurs jeunes, qui ne possèdent pas une auto, et qui pourraient avoir un emploi dans une entreprise située dans le parc industriel sont incapables de se transporter à des coûts raisonnables. Certaines entreprises favorisent la mise en place de co-voiturage pour aider leurs employés à se déplacer, mais ce sont plutôt des cas isolés.
Il y a également des besoins pour les personnes âgées qui doivent se rendre dans une clinique médicale ou à l’hôpital. Toutes les familles ne disposent pas de deux autos permettant aux parents de se déplacer ou de conduire leurs enfants ici et là.
L’existence d’un service de transport en commun de type taxibus serait un atout de plus pour les résidants de Ville de Saint-Georges. Il est à souhaiter que le comité chargé d’en élaborer le fonctionnement et la mise en place sera en mesure de passer à l’action rapidement.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine aux dirigeants municipaux de Ville de Saint-Georges : «Agir tout de suite est le vrai moyen de prouver que l’on veut sincèrement.»