La droite
Lorsque l’on parle de la droite, on fait référence à des gens qui défendent des valeurs conservatrices comme le marché libre, un gouvernement non-interventionniste, un minimum de réglementation, moins d’impôts, moins de taxes, moins de services gouvernementaux, la loi et l’ordre, le principe de l’utilisateur / payeur et ainsi de suite.
Même si les Conservateurs de Stephen Harper se présentent comme un parti de droite, ils n’ont pas hésité à intervenir largement dans l’économie canadienne lors de la dernière crise économique, investissant des milliards de dollars dans divers programmes dans l’espoir d’atténuer les impacts négatifs du ralentissement de l’économie.
Ces mêmes Conservateurs, qui favorisent le marché libre, sont intervenus la semaine dernière pour bloquer la vente d’une importante entreprise canadienne, Potash Corp, à BHP Billiton, une entreprise australienne.
J’utilise ces deux exemples pour démontrer que, même si on prétend défendre certains principes de droite, il arrive que la réalité quotidienne force nos dirigeants à mettre un peu d’eau dans leur vin en oubliant momentanément la théorie pour faire place à la pratique.
La gauche
Les adeptes de la gauche, pour leur part, sont des partisans d’idées libérales comme l’importante intervention du gouvernement, la bureaucratie lourde, la forte réglementation, le développement de programmes sociaux comme l’assurance-emploi, l’assurance-médicaments, les congés de maternité, les garderies à 7 $, l’utilisation des taxes et des impôts pour offrir des services gratuits à l’ensemble de la population et ainsi de suite.
On reconnaît là des valeurs largement véhiculées par tous les partis politiques qui ont exercé le pouvoir au Québec depuis le début de la révolution tranquille, en 1960. On qualifie également ces gouvernements par l’appellation social-démocrate.
Même s’ils véhiculent des idées de gauche, les Libéraux de Jean Charest parlent souvent de réduire le rôle et la taille de l’état et de favoriser le principe de l’utilisateur / payeur.
Renversement de tendance
Dans le seconde moitié du XXè siècle, plusieurs pays se sont convertis à la tendance de gauche de façon à offrir plus de services aux citoyens. D’ailleurs, ces derniers ne cessaient de réclamer l’aide des gouvernements.
Il en a résulté une abondance de services que les contribuables ont fini par considérer comme étant gratuits, oubliant que, pour nous offrir tous ces services, les gouvernements se devaient de venir piger dans nos poches. Les impôts, taxes et tarifs n’ont cessé de croître, de même que les déficits annuels et la dette globale.
Aujourd’hui, les contribuables commencent à trouver qu’ils sont trop lourdement taxés, que la dette atteint des proportions inquiétantes et que l’appareil de l’état devient beaucoup trop lourd.
C’est ce qui explique l’émergence d’un courant d’idées de droite qui prône la réduction de l’appareil de l’état et la diminution des impôts. C’est ce que l’on appelle couramment le retour du balancier.
Plusieurs pays, qui s’étaient démarqués par des politiques socialisantes comme la Suède, vivent présentement un virage vers la droite. Ce n’est pas seulement une mode, c’est une nouvelle tendance.
Ce virage obligera dirigeants et contribuables à faire des choix déchirants. On ne peut réduire les dépenses, payer la dette et, en même temps, maintenir tous les services. On ne peut avoir en même temps le beurre et l’argent du beurre.
Aurons-nous le courage de nos convictions? L’avenir nous le dira. À nous de choisir si nous penchons à droite ou à gauche et à être conséquent avec notre choix.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à ceux qui ont de la difficulté à prendre position dans l’actuel débat entre la droite et la gauche : «Il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut ensuite l’énergie de le faire.» Georges Clémenceau