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De droite ou de gauche ?
 

Que l’on s’intéresse à la politique assidûment ou sporadiquement, deux mots reviennent sans cesse dans l’actualité : droite et gauche. Selon telle opinion émise par un politicien, on le qualifie de droite ou de gauche, comme si, subitement, tous les citoyens étaient devenus des adeptes des sciences politiques.

Les Conservateurs à Ottawa sont qualifiés de parti de droite, alors que les Péquistes, à Québec, représentent la gauche. Et, lors des élections de mi-mandat aux Etats-Unis la semaine dernière, on a parlé du triomphe de la droite républicaine.

Comment voir clair dans toutes ces appellations?

La droite

Lorsque l’on parle de la droite, on fait référence à des gens qui défendent des valeurs conservatrices comme le marché libre, un gouvernement non-interventionniste, un minimum de réglementation, moins d’impôts, moins de taxes, moins de services gouvernementaux, la loi et l’ordre, le principe de l’utilisateur / payeur et ainsi de suite.

Même si les Conservateurs de Stephen Harper se présentent comme un parti de droite, ils n’ont pas hésité à intervenir largement dans l’économie canadienne lors de la dernière crise économique, investissant des milliards de dollars dans divers programmes dans l’espoir d’atténuer les impacts négatifs du ralentissement de l’économie.

Ces mêmes Conservateurs, qui favorisent le marché libre, sont intervenus la semaine dernière pour bloquer la vente d’une importante entreprise canadienne, Potash Corp, à BHP Billiton, une entreprise australienne.

J’utilise ces deux exemples pour démontrer que, même si on prétend défendre certains principes de droite, il arrive que la réalité quotidienne force nos dirigeants à mettre un peu d’eau dans leur vin en oubliant momentanément la théorie pour faire place à la pratique.

La gauche

Les adeptes de la gauche, pour leur part, sont des partisans d’idées libérales comme l’importante intervention du gouvernement, la bureaucratie lourde, la forte réglementation, le développement de programmes sociaux comme l’assurance-emploi, l’assurance-médicaments, les congés de maternité, les garderies à 7 $, l’utilisation des taxes et des impôts pour offrir des services gratuits à l’ensemble de la population et ainsi de suite.

On reconnaît là des valeurs largement véhiculées par tous les partis politiques qui ont exercé le pouvoir au Québec depuis le début de la révolution tranquille, en 1960. On qualifie également ces gouvernements par l’appellation social-démocrate.

Même s’ils véhiculent des idées de gauche, les Libéraux de Jean Charest parlent souvent de réduire le rôle et la taille de l’état et de favoriser le principe de l’utilisateur / payeur.

Renversement de tendance

Dans le seconde moitié du XXè siècle, plusieurs pays se sont convertis à la tendance de gauche de façon à offrir plus de services aux citoyens. D’ailleurs, ces derniers ne cessaient de réclamer l’aide des gouvernements.

Il en a résulté une abondance de services que les contribuables ont fini par considérer comme étant gratuits, oubliant que, pour nous offrir tous ces services, les gouvernements se devaient de venir piger dans nos poches. Les impôts, taxes et tarifs n’ont cessé de croître, de même que les déficits annuels et la dette globale.

Aujourd’hui, les contribuables commencent à trouver qu’ils sont trop lourdement taxés, que la dette atteint des proportions inquiétantes et que l’appareil de l’état devient beaucoup trop lourd.

C’est ce qui explique l’émergence d’un courant d’idées de droite qui prône la réduction de l’appareil de l’état et la diminution des impôts. C’est ce que l’on appelle couramment le retour du balancier.

Plusieurs pays, qui s’étaient démarqués par des politiques socialisantes comme la Suède, vivent présentement un virage vers la droite. Ce n’est pas seulement une mode, c’est une nouvelle tendance.

Ce virage obligera dirigeants et contribuables à faire des choix déchirants. On ne peut réduire les dépenses, payer la dette et, en même temps, maintenir tous les services. On ne peut avoir en même temps le beurre et l’argent du beurre.

Aurons-nous le courage de nos convictions? L’avenir nous le dira. À nous de choisir si nous penchons à droite ou à gauche et à être conséquent avec notre choix.

Pensée de la semaine

Je dédie la pensée de la semaine à ceux qui ont de la difficulté à prendre position dans l’actuel débat entre la droite et la gauche : «Il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut ensuite l’énergie de le faire.» Georges Clémenceau

 
 
Lien permanent | Commentaires (2) | Publié le novembre 8, 2010 10:07 PM

J'estime que tant et aussi longtemps que nous serons gouvernés par des politiciens de carrière, nous ne sortirons jamais de ce marasque lugubre. Je donne en exemple Jean Charest qui est un politicien de carrière que se promène de la scène fédérale à la scène provinciale, de la droite à la gauche. En fait, il adapte ses idées à des fins électoralistes et n'a aucune valeur de droite ou de gauche. Il est tout simplement un opportuniste qui s'adapte à la mode du jour pour continuer sa carrière politique. Malheureusement, il n'est pas le seul carriériste qui nous gouverne.

À mon humble avis, aucun politicien ne devrait être élu pour plus d'un terme de 4 ou 5 ans. De cette façon, les gens ne gouverneraient pas en fonction de leur prochaine réélection, mais plutôt en fonction de leurs valeurs et leurs croyances. Un tel système ferait en sorte que des gens qui souhaitent faire une différence se lanceraient en politique, changeraient ce qui doit être changé et se retireraient pour laisser la place à de nouvelles idées et façons de faire.

Aujourd'hui, tout ce qui compte pour un politicien, c'est de ramasser des fonds pour sa prochaine campagne. C'est là que la corruption trouve une voie d'entrée dans nos institutions!

Un changement radical s'impose et ce changement ne pourra pas être accompli par aucun des députés de l'équipe libérale. Pour ce qui est du Parti québécois, il faut tout de même admettre qu'ils se battent depuis des années pour leurs convictions, qui sont de faire du Québec un pays. On peut peut-être reprocher bien des choses à ce parti, mais soyons honnêtes et admettons au moins qu'ils ont le courage de se battre à contre-courant. Lorsque le PQ gouverne (sans référendum), il gouverne afin que le Québec soit solvable et qu'il est les pouvoirs de ses ambitions.

J'admire Pauline Marois qui est capable d'admettre qu'il nous faut redresser les finances de notre pays avant d'essayer de faire la séparation. Elle perdra peut-être la présidence du parti, mais au moins elle est honnête en ce qu'elle croit à quelque chose et essaie de l'obtenir. En passant, si Pauline Marois était un homme, nous nous serions sûrement débarassé de Jean Charest aux dernières élecctions. Encore en 2010, pour qu'une femme obtienne un poste, elle ne doit pas seulement égaler en compétence, mais elle doit totalement surpasser l'autre candidat. C'est déplorable que ce soit encore ainsi en 2010.

Et dire qu'il y en a encore pour dire que ce n'est pas grave d'accepter le voile, la burka ou tout autre signe de soumission. Les gens oublient que le Code civil du Québec n'a été modifié en 1994 et qu'avant cette date, il était impossible d'accuser un mari de viol ou de voies de fait sur son épouse... La société n'évolue que très lentement, et malheureusement ce n'est pas demain que l'on choisira une femme d'égale compétence que son rival pour occuper le poste de premier ministre! Lorsqu'on aura une première ministre au Québec, il faudra que le chef libéral, adéquiste, ou autre soit vraiment un con de la pire espèce. On n'a qu'à pensesr aux dernières élections. La preuve est là!!!

 
 
Publié par Francine Rodrigue | novembre 9, 2010 2:41 PM

Réseau Liberté-Québec (RLQ) nouvelle organisation vouée à promouvoir des idéaux de liberté et de responsabilité individuelle au Québec. 3000 membres déjà sur Facebook. Le site Internet de l’organisme est accessible à l’adresse http://www.liberte-quebec.ca/. Un nouveau chapitre forme pour la Beauce. Nous voulons être bien représentés à la prochaine conférence du RLQ. Joignez le mouvement et reconstituez vos droites en tant que citoyen(ne).

 
 
Publié par Monica Henry Chevanel | novembre 9, 2010 3:02 PM

 

 

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À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux.

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