La Fédération des Médecins spécialistes du Québec (FMSQ) publiait récemment des statistiques qui font réfléchir. Selon la FMSQ, de 2000 à 2009, le personnel administratif du système de santé au Québec a crû de 52 %, le personnel cadre a fait de même dans une proportion de 30 %, alors que le personnel soignant n’a augmenté que de 6 %.
Il y aurait 108 000 employés aux soins et 100 000 à l’administration. C’est presque un chef par indien. Même si le Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a confirmé ces chiffres, le Ministre Yves Bolduc les a contestés dans les jours qui ont suivi.
Au moment d’écrire ces lignes, la Commission Bastarache vient de compléter l’audition de 44 témoins. À moins d’une surprise de dernière heure, il ne resterait qu’à entendre les plaidoiries de la batterie d’avocats qui tenteront de convaincre la Commission que leur client a dit vrai.
Le Commissaire, Michel Bastarache, aura jusqu’à la fin de janvier 2011 pour déposer son rapport et ses recommandations. Déjà, nous sommes à même de nous faire une idée assez précise de la situation qui prévaut au Québec lors de la nomination des juges. Avant de vous faire part de mes conclusions, il serait bon de se rappeler quel était le mandat exact confié à la Commission Bastarache.
L’ex-ministre péquiste François Legault aurait réuni chez lui une douzaine de personnalités d’allégeances politiques diverses afin d’échanger des idées devant mener à la publication prochaine d’un manifeste visant à sortir le Québec de l’éternel débat entre fédéralistes et souverainistes.
D’entrée de jeu, je vous fais part de mon profond dégoût face au traitement irresponsable des médias écrits et électroniques dans le cas du Colonel Russel Williams, reconnu coupable du viol et de l’assassinat de deux jeunes femmes de même que de 82 introductions par effraction dans diverses demeures pour y voler des sous-vêtements féminins.
Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en
sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa
carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à
1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste
attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et
collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires
publiques à la télévision de Radio Canada.
De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux
communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs
entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les
consultants Soleil Communication et Québécor.
Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du
Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration
d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et
sociaux.