Du côté des participants, tous les secteurs étaient représentés et l’assemblée n’était pas noyautée par quelques groupes que l’on retrouve souvent dans ce genre d’exercice, groupes qui tentent souvent de mobiliser toute l’attention sur leurs revendications sans tenir compte des besoins des autres. Tout au long de la journée, les échanges ont été très ouverts entre les participants.
Le dernier exercice du genre remontait à 1988 et les organisateurs de cette année ont bien fait de rappeler des réalisations qui ont découlé en tout ou en partie de l’exercice d’il y a 22 ans : la création du Cégep, la création du Centre universitaire des Appalaches, le prolongement de l’autoroute, le domaine de la Seigneurie (les passerelles), la piste cyclable, l’agrandissement du centre hospitalier, la création de Moisson Beauce, etc.
Concertation
Si l’on devait résumer en un seul mot ce qui est ressorti de ce colloque, ce serait sans nul doute : concertation.
Les participants, en choisissant des priorités d’action, ont mis l’accent sur le besoin de travailler en concertation. Dans le monde d’aujourd’hui, il n’est plus possible de travailler en solitaire. Les changements se produisent à la vitesse grand «V», la compétition provient de partout sur la planète, les technologies se bousculent sans arrêt, en somme, impossible pour une seule personne d’être à l’affût de toutes ces transformations et de posséder toutes les connaissances nécessaires pour suivre la vague. Les «one man shows» sont dépassés.
De plus, même si cela n’est pas toujours évident au premier abord, les divers secteurs d’activité sont tous interdépendants. Il ne suffit plus de créer une entreprise pour assurer la prospérité d’un village. Pour que l’entreprise croisse, elle doit disposer d’un certain capital, d’une main-d’œuvre qualifiée suffisante et compter sur des professionnels capables d’assurer son développement. On comprend alors qu’il y doit y avoir un maillage entre le monde de l’éducation et le monde industriel.
Pour que l’on puisse attirer des professionnels dans notre région, il faut être en mesure de leur offrir une qualité de vie intéressante grâce à des équipements sportifs et culturels adéquats. De leur côté, les organismes communautaires doivent pouvoir compter sur l’implication sociale des gens du milieu et des entreprises pour assurer leur survie. Enfin, tout ce beau monde s’attend à trouver dans la région des services sociaux et de santé adéquats.
En considérant tous ces facteurs, il devient évident que si l’on veut assurer un développement harmonieux de notre région, il faudra que tous les intervenants apprennent à se parler et à collaborer.
Qui fait quoi, quand?
La tenue d’un tel sommet exige beaucoup d’efforts de la part des organisateurs. De ce côté, le CLD peut être fier. Les consultations préalables ont permis de cerner les vrais enjeux et d’attirer un grand nombre de participants.
Mais si tout ce beau travail ne débouche pas sur des gestes précis, cela n’aura été qu’un bel exercice de placotage. Le succès de ce colloque se mesurera aux actions qui en découleront grâce à l’implication des gens du milieu. Les échanges devront aussi se faire dans un climat d’ouverture en évitant de toujours tirer la couverte d’un seul côté.
Si la croissance de la population de Saint-Georges ne s’accompagne pas d’une croissance similaire dans l’ensemble de la région, cela signifie que Saint-Georges contribue à vider les municipalités voisines. Au change, personne n’y gagne vraiment.
Les défis à relever sont nombreux, les actions à prendre sont connues, alors à nous tous de jouer le rôle qui nous incombe pour assurer un développement harmonieux de cette Beauce qui nous tient tant à cœur. Notre survie en dépend.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui ont participé au dernier sommet socio-économique Beauce-Sartigan : «Une vision sans action demeure un rêve. Des actions sans vision, cela équivaut à passer le temps. Une vision avec action peut tout changer.»