Un jour à la fois
Depuis que nous sommes nés, nous vieillissons d’un jour à la fois. Que cela nous plaise ou non, que l’on refuse de dévoiler son âge ou pas, que l’on ait l’air de son âge ou pas, cela ne change rien à la réalité.
Personnellement, l’âge ne m’a jamais affecté. Le principal, c’est d’être en santé. Si j’ai 65 ans et que je suis encore en mesure de vaquer à mes occupations, c’est mieux que d’avoir 40 ans et d’être cloué à un lit.
Je vais en surprendre plusieurs en ajoutant que je ne serais pas intéressé du tout à revenir à 20 ans. Pourquoi? Parce qu’il est impossible de revenir à 20 ans avec toute l’expérience vécue et les connaissances acquises. Ayant déjà fait mes folies de jeunesse, je ne sens pas le besoin de recommencer. Et si, par hasard, je pouvais revenir à 20 ans avec toute mon expérience et mes connaissances de 65 ans, je risquerais fort d’être un jeune «plate».
Capacités diminuées
Je suis parfaitement conscient qu’en vieillissant, certaines de mes capacités ont tendance à diminuer. Il m’arrive régulièrement de chercher un mot que j’utilise couramment mais qui, à un moment donné, m’échappe. J’ai aussi parfois de la difficulté à me rappeler le nom d’une personne que je rencontre régulièrement et que, pour une raison que j’ignore, je ne suis pas capable de nommer. Il suffira pourtant de quelques minutes pour que le mot et le nom oubliés me reviennent subitement.
Moi qui ai toujours adoré les partys, il m’arrive encore de veiller tard. Il me faut tout simplement deux fois plus de temps pour m’en remettre. Et puis après? Ce n’est pas un problème, car du temps, j’en ai à profusion.
Même si je suis encore en mesure d’accomplir beaucoup de choses, je suis conscient que, physiquement, je n’ai plus la même résistance qu’à 30 ou 40 ans. Après un effort soutenu, je sens parfois le besoin de faire une petite sieste de 20 à 30 minutes durant la journée.
Mes vieux os et mes vieux muscles ne répondent pas toujours aussi aisément. Après un effort inhabituel, il m’arrive que des muscles se rappellent à ma mémoire. Il suffit d’une pause pour que le tout finisse par rentrer dans l’ordre.
Toujours capables
Grâce à la médecine et à la pharmacologie, les personnes âgées d’aujourd’hui ont la possibilité de vivre dans une condition physique meilleure que celle de nos parents et grands-parents.
Quand je regarde vivre plusieurs personnes âgées, je constate que celles qui éprouvent encore beaucoup de plaisir sont les plus actives. Elles n’ont pas cessé de bouger, de faire des projets; elles ont tout simplement adapté leur rythme de vie à leurs capacités physiques.
Quand on a compris cela, on ne se laisse plus influencer par l’âge, quel qu’il soit. On vit pleinement le moment qui passe et on espère que cela durera encore longtemps. Je sais que je mourrai un jour, mais je ne suis pas pressé.
D’ici là, j’entends me livrer pleinement aux activités que j’aime, partager du temps avec les gens que j’aime, croquer dans la vie à pleines dents. Ainsi, lorsque sera venu le moment de partir, je pourrai dire que la vie, j’en ai profité tant que mon Créateur a bien voulu me la prêter.
À 65 ans, j’ai un avantage sérieux sur toutes les personnes plus jeunes que moi : je suis certain de me rendre là parce que j’y suis déjà.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui ont peur de vieillir parce qu’ils craignent la mort : «La mort n’est pas un échec. Le seul échec, c’est de ne pas être vivant lorsque l’on est en vie.» Bernie Siegel