Lorsque nous conduisons un véhicule, nous sommes toujours prompts à remarquer les erreurs des autres. Évidemment, nous sommes tous convaincus que notre conduite est irréprochable.
En Beauce, nous avons la réputation d’être des conducteurs pas très disciplinés. À Saint-Georges seulement, en 2009, les policiers ont remis 7 120 constats d’infraction qui ont rapporté 455 902 $ dans les coffres de la municipalité.
L’avènement de nouveaux outils de communication comme Internet, les cellulaires avec lesquels on peut prendre des photos ou tourner des vidéos et la diffusion de tout ce matériel sur des sites comme You Tube ou autres comporte des responsabilités.
Au cours des dernières semaines, nous avons assisté à la publication de divers documents sous le sceau de la confidentialité. Pourtant, les informations transmises revêtaient une grande importance et, souvent, leur publication a eu des impacts majeurs.
La publication de documents sur la guerre en Afghanistan sur Wikileaks et les images de deux musulmanes prenant l’avion à Toronto sans dévoiler leur visage sont deux cas, parmi tant d’autres, qui nous amènent à nous questionner sur leur pertinence.
De nos jours, les nombreux canaux d’information comme RDI et LCN, en ondes 24 heures par jour, ne font pas nécessairement toutes les vérifications que l’on devrait avant publication. De peur d’être devancé par un concurrent, on met le tout en ondes, quitte à se rétracter ou s’excuser par la suite. Mais tout cela n’est pas sans conséquence.
Même si les travaux parlementaires sont suspendus à Ottawa et à Québec, les dirigeants politiques ont trouvé le moyen d’attirer notre attention en plein été, alors que, avouons-le, nous préférons occuper nos pensées avec des sujets généralement plus légers.
En ce 25 août de l’an de grâce 2010, j’atteins l’âge vénérable de 65 ans. Automatiquement, j’ai droit à la pension de la Sécurité de la vieillesse, comme me le rappelle gentiment le document du Gouvernement fédéral que l’on m’a expédié 11 mois à l’avance pour que je m’inscrive afin de recevoir ladite pension.
Plusieurs personnes, qui ont déjà franchi cette étape, disaient avoir de la difficulté avec le mot «vieillesse» et ajoutaient même souhaiter que le Gouvernement change le nom de ce programme. Comme si la vieillesse était devenue une tare.
Au moment d’écrire cette chronique, la Commission Bastarache n’a siégé que deux jours et, déjà, nous pouvons prévoir la direction que prendront les délibérations.
Les allégations de Marc Bellemare et les dénégations de Jean Charest indiquent clairement que ce sera la parole de l’un contre la parole de l’autre. Les observateurs que nous sommes auront à décider qui dit vrai?
Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en
sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa
carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à
1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste
attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et
collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires
publiques à la télévision de Radio Canada.
De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux
communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs
entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les
consultants Soleil Communication et Québécor.
Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du
Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration
d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et
sociaux.