Accueil Fils RSS Plan du site En Beauce.com en page de démarrage
 
Recherche :
 
 En Beauce.com
Vacances et mariage
 

Ne vous forcez pas pour faire un lien entre les deux mots du titre de cette chronique, car il n’y en a tout simplement pas. Certains oseraient prétendre qu’il ne vaut pas la peine de prendre des vacances pour se marier, alors que d’autres affirmeraient que le mariage est loin d’être une vacance. Alors, allons-y séparément.

Avez-vous décroché?
Au moment où vous lirez ces lignes, les vacances seront presque terminées pour une grande partie des gens oeuvrant dans le domaine de la construction ou travaillant dans des entreprises manufacturières. Deux semaines, ça passe vite, mais, si on veut avoir à nouveau des vacances, mieux vaut revenir au boulot.

Pour que les vacances soient profitables, il faut parvenir à décrocher. Vous aurez apprécié vos vacances et vous ne serez pas trop déçus de retourner au boulot si vous êtes parvenus à vous livrer à des activités qui ont contribué à vous faire oublier le travail.

Notre corps et notre cerveau ne sont pas des machines que l’on peut pousser à fond constamment. Il faut savoir prendre une pause de temps en temps, histoire de recharger ses batteries.

Malheureusement, près de 10 % des Québécois se refusent à prendre des vacances annuelles. Il y a aussi ceux et celles qui s’absentent du bureau, mais qui restent branchés grâce au téléphone cellulaire ou à l’ordinateur qui permet de recevoir ses courriels. Trop souvent, ces personnes se croient indispensables.

Que se passerait-il si, demain, suite à un accident ou à une maladie sérieuse, vous deviez être hospitalisés durant une longue période? Est-ce que votre entreprise devrait fermer ses portes? Si vous répondez oui, cela signifie tout simplement que vous n’êtes pas indispensables; vous êtes tout simplement mal organisés.

Après avoir travaillé rondement durant toute l’année, n’hésitez pas à prendre une vraie pause. Vous le méritez bien.

La vie de couple
La vie de couple a subi d’importantes transformations au cours des dernières décennies. En 1972, on a célébré 53 967 mariages au Québec, alors qu’en 2009, il n’y en a eu que 22 559. Les mariages ne sont plus la norme aujourd’hui. Je ne sais pas s’il faut s’en réjouir ou s’en attrister, mais il faut aussi considérer le fait que 51,9 % des mariages québécois se terminent par un divorce.

Dans les années 1970, lorsqu’on voulait se marier, il fallait réserver sa place à l’autel et à l’hôtel de six mois à un an à l’avance. Aujourd’hui, vous trouverez facilement une date et une heure qui vous conviendront.

Les jeunes d’aujourd’hui préfèrent la vie de couple sans mariage, civil ou religieux. C’est leur choix et je le respecte.

Cependant, il y a un risque que la vie de couple, sans entente officielle, fait courir aux deux conjoints. Le Code civil du Québec ne reconnaît pas les conjoints de fait. Ainsi, advenant le décès ou l’inaptitude de l’un des conjoints, l’autre se retrouve devant absolument rien. Même chose dans le cas d’une rupture.

La situation se complique si les conjoints ont acheté ensemble une résidence ou s’ils ont eu des enfants. À moins qu’un conjoint qui décède ait rédigé un testament, l’héritage sera partagé en parties égales entre les enfants, s’il y a lieu, les parents du conjoint défunt et ses frères et sœurs. Le conjoint qui se retrouve dans une telle situation a avantage à avoir maintenu d’excellentes relations avec tous les membres de sa belle-famille. De plus, cet héritage sera imposable en entier et le fisc viendra chercher sa part avec plaisir.

Il y a pourtant des solutions qui permettent d’éviter de telles situations. Un testament rédigé par les deux conjoints indiquant comment disposer de ses biens évitera beaucoup de problèmes. Il faudrait aussi rédiger un mandat d’inaptitude. Enfin, il existe un contrat de vie commune que les deux conjoints peuvent signer en prenant bien soin d’y inclure les clauses que l’on veut.

Si vous aimez vraiment la personne avec laquelle vous avez choisi de vivre, n’hésitez donc pas à lui donner un minimum de protection. Ça ne coûte pas très cher et ça vaut amplement le coût.

Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à ceux et celles qui auraient l’intention de se marier par intérêt : «Ne vous mariez pas pour l’argent; vous pouvez emprunter à meilleur marché.»

 
 
Lien permanent | Commentaires (0) | Publié le juillet 28, 2010 8:47 AM

 

 

Poster un commentaire

(Vous devez être approuvé par le propriétaire du site avant que votre commentaire n'apparaisse. En attendant, il n'apparaîtra pas sur le site. Merci de patienter).
Nom:
Adresse e-mail:
URL:
Commentaires:
(vous pouvez utiliser des tags HTML pour modifier le style)
 
À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux.

Notes récentes

S'abonner au flux de ce blog
[De quoi s'agit-il ?]
Catégories

Archives

Rechercher


Copyright © Tous droits réservés - Notes légales - Annonceurs - Contactez-nous