Pas une maladie de vieux
Quand j’étais plus jeune, le cancer semblait affecter surtout les gens âgés. On en venait même à penser qu’après tout, c’était normal puisqu’il fallait bien mourir de quelque chose. C’était une sorte de fatalité. À mesure que l’espérance de vie des gens augmentait, de nouvelles maladies faisaient leur apparition et le cancer était du nombre.
Mais il semble que cette théorie soit dépassée. En effet, le cancer frappe aujourd’hui des gens dans la force de l’âge, des personnes âgées et même des enfants. C’est à n’y rien comprendre.
De plus, le cancer s’attaque à de nombreux organes de notre corps : seins, poumons, foie, prostate, pancréas, langue, peau, cerveau, et ainsi de suite. Et selon l’organe affecté, les espoirs de guérison varient énormément.
Dieu merci, les victimes de cette terrible maladie peuvent aujourd’hui compter sur des traitements permettant de combattre le cancer et, dans de plus en plus de cas, de le vaincre même. Mais, malgré tous les progrès de la science, lorsque le médecin apprend à un patient qu’il souffre d’un cancer, le choc est toujours violent. À lui seul, le mot cancer fait peur et éveille en nous une foule de scénarios pessimistes. J’aime bien la publicité télévisée qui nous montre une dame tomber à la renverse en apprenant la mauvaise nouvelle. Son époux et ses enfants font de même. Cette publicité me semble bien près de la réalité.
Effets secondaires et co-latéraux
Le cancer ne fait pas qu’une victime, soit celle qui est atteinte; il frappe aussi ses proches qui, eux aussi, voient leur vie transformée, ne serait-ce que par solidarité.
Une fois la maladie connue, le cancer devient prioritaire dans la vie des victimes et de leurs proches. Il faut alors se concentrer sur le combat à mener pour vaincre son cancer. Et ce combat, il n’est jamais facile.
On peut compter sur la chimiothérapie et la radiothérapie, entre autres, mais ces traitements sont responsables d’effets secondaires majeurs. Pour les gars, la perte des cheveux ne revêt pas la même importance que pour les filles. S’il n’est pas rare de rencontrer des mâles le coco rasé, c’est beaucoup moins fréquent chez les filles, à part celles qui ont participé au défi de Leucan.
J’ai rencontré des filles qui ont accepté de ne pas porter la perruque et de continuer à vaquer à leurs occupations après avoir perdu leur chevelure. Elles ont toute mon admiration. Cependant, je comprends aussi très bien celles qui choisissent de porter la perruque en se disant qu’un malheur à la fois est bien suffisant.
En plus de la perte des cheveux, les personnes qui reçoivent des traitements de chimiothérapie voient leur système immunitaire affaibli, sont victimes de nausées, perdent le goût de plusieurs aliments et ressentent une immense fatigue, à la longue. Si les effets secondaires de la radiothérapie sont moins violents, ils ne sont pas négligeables pour autant.
À chaque année, la Société du Cancer reçoit des millions de dollars en dons divers. Ces fonds servent principalement à poursuivre les nombreuses recherches menées par des milliers de scientifiques qui tentent de percer le mystère de cette maladie. L’argent recueilli est aussi utilisé pour amoindrir les impacts négatifs que subissent les patients.
Il importe donc de soutenir ces organismes. La sensibilisation à l’égard de cette cause ne devrait pas être très difficile à faire, car rares sont les gens qui n’ont pas déjà été confrontés au cancer vécu par un parent ou un ami.
D’ici à ce que l’on découvre un traitement permettant de sauver la majorité des victimes d’un cancer, on ne peut que supporter les personnes affectées dans leur combat, le tout dans le respect de leurs volontés.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à ceux et celles qui combattent un cancer : «Tant qu’on n’a pas encore la tête tranchée, on peut garder espoir de porter un jour un chapeau.» Proverbe haïtien.