Burqa, niqab et hijab
Pour bien comprendre la situation, commençons par définir les différents types de voiles qui suscitent l’attention. Il y a d’abord la burqa, cette robe, bleue ou noire, qui cache entièrement le corps des femmes, ne laissant qu’un petit grillage à la hauteur des yeux. À ma connaissance, il n’y en a pas au Québec.
Vient ensuite le niqab, ce voile qui couvre la tête et tout le visage, à part les yeux. Il s’en trouve au maximum quelques dizaines au Québec. Enfin, le hijab est ce voile que des femmes portent pour couvrir leurs cheveux et le cou, laissant le visage découvert. Le hijab est porté par un grand nombre de musulmanes habitant ici.
Ces voiles auraient un fondement religieux, mais plusieurs spécialistes des religions prétendent que ce n’est pas le cas. Par contre, ce qui est certain, c’est que le burqa, le niqab et le hijab ont tous un caractère sexiste. Les femmes le portent pour éviter le regard des hommes, pour ne pas qu’elles suscitent leur convoitise.
La longueur de l’élastique
Le cas de l’étudiante égyptienne a permis de dévoiler plusieurs autres situations où des accommodements ont été demandés par des femmes musulmanes. Ainsi, on a appris que des femmes qui se présentent dans des hôpitaux refusent d’être traitées par des médecins masculins. Elles exigent de consulter une femme médecin et, généralement, on leur accorde ce privilège.
Même chose pour des musulmanes voilées qui, lors d’un examen pour l’obtention d’un permis de conduire, exigent que la personne chargée de l’évaluation soit une femme. Là encore, on se soumet à leur volonté.
Cas par cas, ces privilèges semblent bien anodins et l’on a toujours tendance à dire qu’une fois n’est pas coutume. C’est là que l’on se trompe. Cette mollesse, qui nous honore selon certains, finit par ouvrir la porte à des traitements de faveur qui vont à l’encontre de nos valeurs, dont l’égalité des sexes.
Plusieurs musulmans et musulmanes vivent dans notre pays depuis de nombreuses années et n’ont jamais demandé de traitements de faveur. Il y en a plusieurs en Beauce et ils ont toujours su vivre en harmonie.
Plusieurs ont quitté leur pays, précisément pour fuir les extrémistes religieux qui prennent de plus en plus de place dans certaines démocraties. Ils sont venus s’établir ici pour profiter de notre grande liberté.
Mais cette liberté, elle a des limites. On a toujours dit que la liberté d’une personne s’arrête là où elle brime la liberté des autres. Il nous appartient de faire respecter nos valeurs, tout en demeurant accueillants pour les gens qui choisissent de venir s’établir ici.
J’ai eu l’occasion de me rendre dans quelques pays arabes. Dans certains cas, la consommation d’alcool était interdite. Même si ma religion ne m’interdit pas de consommer de l’alcool, je respectais les valeurs du pays où je me trouvais et je trouvais cela tout à fait normal. Un vieil adage dit que : «À Rome, on fait comme les Romains.» Pourquoi ne pourrions-nous pas adapter cet adage à notre situation et laisser clairement entendre aux gens qui ont l’intention de venir s’établir chez nous qu’au Québec, on fait comme les Québécois.
Comme une minorité d’immigrants, l’étudiante égyptienne expulsée d’un cours de français a fait preuve d’un refus total d’adaptation. Il est évident que son attitude visait avant tout à provoquer, à vérifier jusqu’où elle pouvait étirer l’élastique. C’est à nous qu’il appartient d’en fixer la limite.
Les revendications des extrémistes me font penser aux paroles d’une vieille chanson qui disait : «Tu n’es pas maître dans ta maison quand nous y sommes.» À nous de nous assurer que cela ne se réalise pas.
Et si ces adeptes de nos libertés ne sont pas contents, qu’ils sachent qu’ils ont aussi la liberté de retourner là d’où ils viennent.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à tous les extrémistes religieux : «Les gens les plus constipés sont souvent les plus chiants.»