Un actif pour la région
La présence à Saint-Georges d’une équipe de hockey évoluant dans une ligue semi-professionnelle est un actif important pour la région. Il faut voir cette équipe comme une PME qui génère des retombées non négligeables.
Le budget actuel de l’équipe varie de 800 000 à 1 M $ annuellement. Cet argent est dépensé pour payer des joueurs, du personnel, des équipements, des déplacements et ainsi de suite. La grande majorité de ces dépenses contribue à notre économie.
En plus de ces retombées directes, il faut prendre en considération toutes les dépenses effectuées par les partisans qui assistent aux 22 parties locales. Plusieurs d’entre eux en profitent pour aller souper au restaurant, magasiner dans nos commerces, faire le plein, prendre un verre après la partie. Si ces partisans dépensent 20 $ par partie, on se retrouve avec des retombées supplémentaires de près de 700 000 $.
De plus, le nom de Saint-Georges se retrouve quotidiennement dans les pages sportives et dans les médias électroniques de tout le Québec. C’est là une publicité gratuite dont l’ensemble de la région bénéficie. Enfin, le centre sportif Lacroix-Dutil est occupé durant plusieurs soirées et les revenus du restaurant et des bars, même partagés avec l’équipe, contribuent à défrayer les coûts d’opération de ce complexe sportif.
En somme, il serait regrettable que Saint-Georges et la Beauce perdent un tel actif.
Partenaires recherchés
Le hockey semi-professionnel existe en Beauce depuis 1998. Avant le CRS Express, l’équipe était supportée par le fabricant de portes de garage, Garaga.
Dans l’état actuel de l’économie, le propriétaire actuel, Jean-Paul Blais, trouve que «ça devient pesant». Il faut dire que Monsieur Blais, dans la vie de tous les jours, dirige sa compagnie de transport qui porte le même nom que celui de son équipe de hockey. Même si Jean-Paul Blais est un passionné du hockey, sa priorité doit aller à son entreprise de transport, celle qui fait vivre son propriétaire et ses employés.
L’idée de partager la propriété de l’équipe de hockey est intéressante. Il suffirait que quelques partenaires se joignent à Jean-Paul Blais pour alléger le fardeau de tout le monde. Même si l’objectif premier n’est pas nécessairement de dégager des profits, il semble que l’on puisse tout au moins couvrir ses frais.
Évidemment, devenir co-propriétaire d’une équipe de hockey n’est pas l’affaire d’un «ti-cul» comme moi. C’est quelque chose qui est à la portée des gens d’affaires. En considérant le dynamisme qui anime notre région, j’ai de la difficulté à croire que l’on ne puisse former un groupe de trois à cinq personnes qui se partageraient la propriété de cette équipe de hockey.
La participation du public
Si j’interpelle d’abord les gens d’affaires pour les inviter à devenir co-propriétaires, je lance aussi un appel aux amateurs de hockey pour qu’ils remplissent le centre sportif Lacroix-Dutil lors des parties locales. L’équipe offre un calibre de jeu intéressant, elle lutte même pour le premier rang actuellement.
Présentement, l’assistance moyenne est de 1 500 personnes. Pour la saison actuelle, on a vendu 744 billets de saison à des prix variant de 275 à 300 $. Le prix d’un billet pour une partie est de 15 $, ce qui est fort raisonnable.
Avec 400 à 500 spectateurs de plus à chaque partie, l’équipe n’aurait pas de problème pour équilibrer son budget. Reconnaissons que ce n’est pas un défi insurmontable à relever. Le centre sportif Lacroix-Dutil peut accueillir 2 462 spectateurs assis et près de 500 debout; on ne manque donc pas de place.
J’ose espérer que, prochainement, le téléphone de Jean-Paul Blais sonnera et que, une fois de plus, les gens d’affaires beaucerons uniront leurs efforts pour maintenir chez nous un actif important. C’est à suivre.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine aux gens d’affaires de la région : «Dans la vie, ce qui compte, c’est ce que tu vas faire, pas ce que tu as fait.» Michael Cammaleri