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Que nous réserve 2010?
 

À moins d’être un fan de Maxime Landry, d’être devenu parent, de s’être marié ou d’avoir remporté un gros lot à la loterie, il y a fort à parier que vous n’êtes pas déçus de voir l’année 2009 passer à l’histoire.

En seulement 12 mois, nous avons assisté à des événements dramatiques majeurs. Les bourses ont planté comme cela ne s’était pas produit depuis 80 ans, menaçant ainsi les plans de retraite de millions d’individus. Et malgré la reprise amorcée, les bourses n’ont pas encore repris tout le terrain perdu.

Les banques américaines et les grands noms de l’industrie automobile ont eu besoin des fonds publics pour éviter la faillite, ce qui aurait créé une catastrophe encore plus importante. Même si plusieurs de ces entreprises ont déjà commencé à rembourser les gouvernements, on n’est pas encore sorti du bois. Les bandits à cravate ont ruiné plusieurs épargnants et la corruption dans l’industrie québécoise de la construction est devenue évidente pour tout le monde, sauf pour Jean Charest.

Nos gouvernements,ont renoué avec des déficits astronomiques. Les contribuables canadiens sont lourdement endettés et n’ont plus de coussin pour faire face à une mauvaise nouvelle. Plusieurs entreprises ont fermé leurs portes, laissant en plan des milliers de travailleurs. Même des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Irlande voient leur cote de crédit menacée.

Tout cela est suffisant pour nous aider à oublier 2009 et nous inciter à nous tourner vers 2010.

Des lueurs d’espoir
Sur le plan purement économique, on peut affirmer que la récession est terminée. Cela ne veut pas dire que le tout rentrera dans l’ordre au cours des prochains mois, mais il y a des lueurs d’espoir à l’horizon.

La reprise qui s’amorce sera lente. Avant de rappeler tous les travailleurs licenciés au cours des deux dernières années, il faudra du temps. Dans certains milieux, on parle même d’une reprise sans embauche.

De nos jours, pour bien comprendre l’économie, il faut considérer l’ensemble de la planète, surtout pour nous, au Canada, qui sommes une économie d’exportation. Nos entreprises produisent plus que ce que nous consommons; alors il nous faut compter sur la reprise ailleurs dans le monde pour que la demande de nos produits reprenne, notamment aux Etats-Unis, notre principal partenaire économique. Mais les pays asiatiques prennent de plus en plus d’importance pour l’économie canadienne. La Chine est devenue le deuxième partenaire économique du Canada. Heureusement, dans ce pays, la croissance économique ne se dément pas et les signes de la reprise ne laissent aucun doute.

Déjà, certaines de nos entreprises notent une recrudescence des commandes. Quelle envergure aura la reprise qui s’amorce? Je ne dispose malheureusement pas d’une boule de cristal pour vous en faire part. Cependant, les signes que nous observons sont encourageants et l’année 2010 devrait nous permettre de sortir la tête de l’eau et de prendre une bonne bouffée d’air frais.

Des risques nous guettent
Malgré les lueurs d’espoirs mentionnées précédemment, les contribuables doivent s’attendre à payer plus cher pour les services gouvernementaux. Malheureusement, nos dirigeants politiques n’ont pas encore appris que, lorsque les entrées d’argent diminuent, il faut songer avant tout à réduire nos dépenses plutôt que d’augmenter la facture des contribuables.

Depuis plusieurs mois, suite au retour d’importants déficits budgétaires, on nous prépare psychologiquement à une augmentation des tarifs. Je serais disposé à subir certaines augmentations, mais cela devrait faire partie d’une analyse globale de l’ensemble des services de l’état.

Est-ce que tous les services dont on dispose présentement sont absolument nécessaires? Y aurait-il lieu de regrouper certains organismes gouvernementaux qui se dédoublent pour offrir des services à une même clientèle? Serait-il possible d’éliminer des niveaux hiérarchiques dans la fonction publique? En somme, ce que j’aimerais, c’est qu’avant de nous imposer des augmentations, nos dirigeants politiques aient fait des efforts pour limiter les dépenses, car il y a des limites à toujours piger dans les poches des contribuables.

En retour, nous devrons apprendre à cesser de toujours compter sur le gouvernement dès qu’un problème se pointe.

Je vous en souhaite une bonne!

Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à ceux et celles qui ont confiance en l’avenir : «Il faut observer le futur, parce que c’est là que nous allons passer le reste de notre vie.» George Burns, humoriste.

 
 
Lien permanent | Commentaires (0) | Publié le janvier 6, 2010 1:04 AM

 

 

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À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux.

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