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Menaçante Alzheimer
 

Janvier est un mois consacré à la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer qui frappe de plus en plus de gens.

Récemment, la Société d’Alzheimer du Canada et la Fédération québécoise des Sociétés d’Alzheimer publiaient un rapport indiquant que la prévalence de cette maladie risque de doubler au Canada au cours des 30 prochaines années.

Au Canada, un nouveau cas d’Alzheimer est diagnostiqué toutes les cinq minutes, ce qui totalise 105 120 nouvelles victimes par an. Au Québec, en 2008, 25 000 nouveaux cas ont été identifiés et l’on estime que 117 000 Québécois sont déjà atteints.

Comprendre la maladie
Cette maladie porte le nom du neurologue allemand qui l’a identifiée en 1906, le Dr. Alois Alzheimer. Il s’agit d’une maladie dégénérative liée au vieillissement et qui mène à la démence. Le patient qui en est atteint est victime d’un déclin progressif de ses facultés cognitives qui affectent principalement sa mémoire et son langage.

Malheureusement, il n’existe toujours pas de traitement pour ralentir la progression de cette maladie. Vous aurez compris qu’à plus forte raison, rien ne peut aussi la guérir.

Une fois diagnostiquée, l’Alzheimer se développera sans cesse. Tout au long des premières étapes de sa maladie, la victime de l’Alzheimer aura conscience de son état dégénératif, jusqu’à ne plus se rendre compte de son état. J’ai envie de penser : plus vite le patient ne sera plus conscient, mieux ce sera pour lui.

Pression sur les proches
Malheureusement, cette maladie ne frappe pas que les personnes directement atteintes. Elle affecte également les proches. Ces derniers sont confrontés à un sentiment d’impuissance devant la progression de la maladie.

Il n’y a rien de réjouissant à voir les gens que l’on aime et avec lesquels, souvent, on a partagé plusieurs décennies de vie commune, se dégrader sans aucun espoir de rémission. Et, selon le stade modéré ou avancé de la maladie, plusieurs patients en viendront même à avoir des comportements désagréables, posant des gestes violents ou utilisant des propos désobligeants à l’égard de leurs proches. Ce n’est pas difficile à accepter, mais il faut se convaincre que de tels comportements ne reflètent pas nécessairement la vraie personnalité de l’être que l’on a aimé.

Si les proches peuvent compenser durant un certain temps les effets néfastes de la maladie, il arrive un moment où il faut placer la victime d’Alzheimer dans une institution appropriée à sa condition. C’est un autre coup dur pour les proches.

Souvent, ces derniers ont déjà fait preuve de beaucoup de courage, sacrifiant même leur propre qualité de vie pour porter assistance au malade. À ce titre, ils méritent toute notre admiration. Renoncer à garder à la maison une personne atteinte de l’Alzheimer ne devrait pas être la source d’un sentiment de culpabilité pour les proches. Surtout que, dans la plupart des cas, ils ne bénéficient pas d’un support adéquat de la part des services de santé. Il serait beaucoup plus utile de venir en aide aux aidants naturels que de dépenser des sommes importantes pour envoyer des clowns dans les centre d’hébergement.

Des mesures de prévention
Si l’on ne connaît pas encore les moyens de guérir cette maladie, on sait qu’il existe des moyens qui peuvent en retarder l’éclosion et la progression. L’activité physique en est un. Cela aurait comme effet d’activer la circulation sanguine qui contribue à irriguer le cerveau.

De plus, on suggère aux personnes prenant de l’âge de se livrer à des exercices ou à des jeux qui ont pour effet de stimuler le cerveau. Il s’agit là d’une façon agréable de lutter contre l’apparition de cette menaçante maladie.

Espérons que les recherches sur l’Alzheimer bénéficieront de budgets importants parce que, suite à l’importante progression de l’espérance de vie des humains, cette maladie n’est pas appelée à disparaître de sitôt.

Pauvre Haïti
Je sais que vous êtes inondés d’information sur le drame survenu en Haïti la semaine dernière, mais ayons au moins une pensée pour cette population qui n’avait pas besoin de ce cataclysme supplémentaire. Et si vous êtes en mesure de passer de la pensée au geste, un don à un organisme reconnu serait bénéfique.

Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui espèrent vivre vieux : «Toutes les choses que nous aimerions vivre jusqu’à 100 ans sont justement celles que nous devons éviter si nous voulons vivre centenaire.»

 
 
Lien permanent | Commentaires (1) | Publié le janvier 19, 2010 11:43 PM

Votre blogue est très intéressant. La maladie de Parkinson a ralenti la carrière de Édouard Lacroix(1889-1963) et cette terrible maladie d'Alzheinmer frappe sans distinction,homme, femme, du plus riche au plus pauvre,intellectuel ou pas, brillant ou pas.

Le 6 décembre dernier, à Beauceville, au lancement du livre Madeleine Ferron, l'insoumise, la fille de Robert Cliche et Madeleine Ferron, Josée Cliche, expliqua l'absence de sa mère, car atteinte d'Alzheimer depuis quelques années.

Née le 24 juillet 1922 à Trois-Rivières, fille du notaire Joseph-Alphonse Ferron et Adrienne Caron de Louiseville, Madeleine Ferron vit présentement en institution à Québec.

Avant d'être enfermée dans sa maladie, Mme Ferron a su raconter sa vie, de 1966 à 1993, dans une douzaine de livres et confier son parcours de vie, sa famille, ses 33 ans en Beauce, dans ce dernier livre biographique paru en 2009.

Atteinte d'Alzheimer, Madeleine Ferron a eu un parcours littéraire de premier plan en Beauce et à l'échelle du Québec. Déterminée, effacée, voire timide, Madeleine Ferron n'en n'était pas moins un volcan tranquille.

Elle mérite souvenir.

André Garant

 
 
Publié par André Garant | janvier 20, 2010 6:20 AM

 

 

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À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux.

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