Comprendre la maladie
Cette maladie porte le nom du neurologue allemand qui l’a identifiée en 1906, le Dr. Alois Alzheimer. Il s’agit d’une maladie dégénérative liée au vieillissement et qui mène à la démence. Le patient qui en est atteint est victime d’un déclin progressif de ses facultés cognitives qui affectent principalement sa mémoire et son langage.
Malheureusement, il n’existe toujours pas de traitement pour ralentir la progression de cette maladie. Vous aurez compris qu’à plus forte raison, rien ne peut aussi la guérir.
Une fois diagnostiquée, l’Alzheimer se développera sans cesse. Tout au long des premières étapes de sa maladie, la victime de l’Alzheimer aura conscience de son état dégénératif, jusqu’à ne plus se rendre compte de son état. J’ai envie de penser : plus vite le patient ne sera plus conscient, mieux ce sera pour lui.
Pression sur les proches
Malheureusement, cette maladie ne frappe pas que les personnes directement atteintes. Elle affecte également les proches. Ces derniers sont confrontés à un sentiment d’impuissance devant la progression de la maladie.
Il n’y a rien de réjouissant à voir les gens que l’on aime et avec lesquels, souvent, on a partagé plusieurs décennies de vie commune, se dégrader sans aucun espoir de rémission. Et, selon le stade modéré ou avancé de la maladie, plusieurs patients en viendront même à avoir des comportements désagréables, posant des gestes violents ou utilisant des propos désobligeants à l’égard de leurs proches. Ce n’est pas difficile à accepter, mais il faut se convaincre que de tels comportements ne reflètent pas nécessairement la vraie personnalité de l’être que l’on a aimé.
Si les proches peuvent compenser durant un certain temps les effets néfastes de la maladie, il arrive un moment où il faut placer la victime d’Alzheimer dans une institution appropriée à sa condition. C’est un autre coup dur pour les proches.
Souvent, ces derniers ont déjà fait preuve de beaucoup de courage, sacrifiant même leur propre qualité de vie pour porter assistance au malade. À ce titre, ils méritent toute notre admiration. Renoncer à garder à la maison une personne atteinte de l’Alzheimer ne devrait pas être la source d’un sentiment de culpabilité pour les proches. Surtout que, dans la plupart des cas, ils ne bénéficient pas d’un support adéquat de la part des services de santé. Il serait beaucoup plus utile de venir en aide aux aidants naturels que de dépenser des sommes importantes pour envoyer des clowns dans les centre d’hébergement.
Des mesures de prévention
Si l’on ne connaît pas encore les moyens de guérir cette maladie, on sait qu’il existe des moyens qui peuvent en retarder l’éclosion et la progression. L’activité physique en est un. Cela aurait comme effet d’activer la circulation sanguine qui contribue à irriguer le cerveau.
De plus, on suggère aux personnes prenant de l’âge de se livrer à des exercices ou à des jeux qui ont pour effet de stimuler le cerveau. Il s’agit là d’une façon agréable de lutter contre l’apparition de cette menaçante maladie.
Espérons que les recherches sur l’Alzheimer bénéficieront de budgets importants parce que, suite à l’importante progression de l’espérance de vie des humains, cette maladie n’est pas appelée à disparaître de sitôt.
Pauvre Haïti
Je sais que vous êtes inondés d’information sur le drame survenu en Haïti la semaine dernière, mais ayons au moins une pensée pour cette population qui n’avait pas besoin de ce cataclysme supplémentaire. Et si vous êtes en mesure de passer de la pensée au geste, un don à un organisme reconnu serait bénéfique.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui espèrent vivre vieux : «Toutes les choses que nous aimerions vivre jusqu’à 100 ans sont justement celles que nous devons éviter si nous voulons vivre centenaire.»