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La planète est-elle en péril?
 

La Conférence des Nations Unies sur le climat, qui se déroule à Copenhague et qui regroupe des représentants de 192 pays, nous fournit l’occasion de réfléchir à l’avenir de notre planète.

Malheureusement, lors de tels débats, des clans ennemis tentent de nous convaincre que leur philosophie est la meilleure.

D’une part, les prophètes de l’apocalypse énumèrent tous les cataclysmes qui menacent notre existence. D’autre part, les «négationnistes» refusent de croire que l’homme a une responsabilité dans les transformations que subit la terre. Reconnaissons que la vérité se situe probablement entre les deux.

Des faits qui ne mentent pas
Que l’on veuille l’admettre ou non, le climat de notre planète change. La température se réchauffe, entraînant la fonte rapide de la banquise de l’Arctique et des glaciers en altitude, l’intensification de la désertification et la multiplication des catastrophes naturelles. Pour nier l’existence de ces phénomènes, il faut être aveugle ou faire preuve de mauvaise foi.

La fonte de la banquise de l’Arctique menace la survie d’espèces animales et des populations nordiques. La fonte des glaciers en altitude risque de priver des millions de gens d’une source d’approvisionnement en eau potable, ce qui se vérifie déjà en Asie et en Amérique du Sud. Quant à l’intensification de la désertification, elle force le déplacement des populations, notamment dans de nombreux pays d’Afrique.

Tout cela semble se passer bien loin de chez nous, ce qui contribue à ne pas trop inquiéter les gens qui se contentent de se contempler le nombril.

Par contre, la multiplication des catastrophes naturelles nous touche de plus en plus régulièrement. Au Québec seulement, les indemnisations versées par les compagnies d’assurance pour des inondations ne cessent de croître. Alors qu’en 2001, les indemnités reliées aux inondations dans des résidences représentaient 21 % des indemnisations totales, en 2005, ces mêmes indemnités en représentaient 45 % et elles venaient au premier rang de l’ensemble des indemnisations. Il faudrait ajouter à cela les dommages causés aux infrastructures routières, aux réseaux d’aqueduc et d’égout, etc. Cela représente des milliards de dollars que nous devons payer à titre de propriétaires et/ou de contribuables.

La nature VS l’homme
Les «négationnistes» prétendent que tous ces phénomènes sont des effets naturels contre lesquels l’homme ne peut rien faire.

Il est vrai que l’histoire de notre planète fournit des preuves évidentes indiquant qu’il y a déjà eu des catastrophes naturelles. Le phénomène du renversement des pôles, qui a occasionné la disparition de plusieurs espèces, est largement documenté.

Mais cela ne suffit pas pour prétendre que la présence de l’homme n’y est pour rien. Fin 2008, nous étions 6,7 milliards d’humains sur terre et il s’en ajoute 80 millions à chaque année. À ce rythme, nous aurons franchi le cap des 7 milliards dès 2012.

Si les nouveaux venus continuent de solliciter la planète au même rythme que nous le faisons depuis des siècles, l’avenir n’est pas très prometteur. Si l’eau potable se fait de plus en plus rare, si les terres cultivables diminuent et si les forêts ne se renouvellent pas, nous assisterons à une raréfaction des denrées nécessaires à la survie des espèces animales et humaines. Il en résultera des guerres sauvages, les gens luttant pour s’accaparer ce qui est nécessaire à leur survie.

Ceux qui croient que je parle de quelque chose susceptible de survenir dans quelques centaines d’années sont dans l’erreur. Les gens de ma génération ne seront probablement pas touchés par ces menaces, mais nos enfants ou, au mieux, nos petits-enfants, risquent fort d’être confrontés à cette triste réalité.

Nos dirigeants politiques, surtout au niveau fédéral, refusent d’adopter des mesures contraignantes de crainte de nuire à l’économie. Pourtant, des pays comme l’Allemagne atteindront les cibles prévues dans le protocole de Kyoto et, à ce que je sache, l’économie allemande n’en a pas souffert sérieusement.

Nous avons le choix entre payer un prix raisonnable maintenant et transférer un fardeau de plus en plus lourd aux générations qui nous suivent. Comment souhaitez-vous que vos petits-enfants se souviennent de vous?

Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui refusent de modifier leurs habitudes pour préserver l’environnement : «Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise.» Jean Monnet

 
 
Lien permanent | Commentaires (1) | Publié le décembre 16, 2009 12:01 AM

Parce que les digigeants de la planète nous démontrent une fois de plus avec l'échec de Copenhague qu'ils s'intéressent beaucoup plus à l'argent que l'environnement, nous avons démarré la Fondation Québécoise des Énergies Renouvelable et c'est ici en Beauce que ça se passe. Voir article du 18 déc. dans l'onglet société d' EnBeauce.com
Pour plus d'info nous écrire à biomasse@hotmail.fr ou par téléphone au 418-588-3737

Parce qu'il y a urgence d'agir.
Environnementalement...
Luc Villeneuve
pour FQER

 
 
Publié par Luc Villeneuve | décembre 19, 2009 1:32 PM

 

 

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À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux.

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