À Saint-Georges
La lutte à quatre à la mairie de Saint-Georges a permis à François Fecteau d’obtenir un mandat clair. Avec 47,3 % des votes, c’est presque une majorité absolue.
Si le choix des électeurs à la mairie a été clair, on a pigé dans les deux équipes pour former le conseil. Avec quatre élus chacun pour Rassemblement et Développement Saint-Georges, les gens autour de la table du conseil n’auront pas d’autre choix que de travailler ensemble.
Je ne m’attends pas à ce que les membres du conseil veuillent s’accrocher à une ligne de parti qui serait nuisible au bon fonctionnement des affaires municipales. Il y aura certainement plus de place pour la discussion que dans le précédent conseil, mais les élus se doivent de respecter le choix des électeurs et d’œuvrer avant tout pour le bien de la municipalité et de ses concitoyens. Pour l’instant, rien ne semble indiquer que l’on se dirige vers une confrontation et c’est bien tant mieux.
Si je n’ai pas été très surpris des résultats dans leur ensemble, je dois vous avouer que le faible taux de participation (moins de 50 %) m’a grandement déçu. Avec quatre candidats au poste de maire, les contribuables avaient un véritable choix. Il ne restait qu’à faire l’effort de se rendre au bureau de votation, ce qu’un électeur sur deux n’a pas jugé bon de faire. C’est vraiment décevant!
À Beauceville
Avec 80,7 % des votes et cinq conseillers sur six, Luc Provençal a obtenu un mandat très clair. Les électeurs de Beauceville ont démontré qu’ils en avaient assez des querelles stériles qui minaient le climat de travail au sein de cette municipalité.
Le temps est venu de passer à autre chose en priorisant le développement harmonieux de Beauceville plutôt que de laisser les querelles individuelles prendre le dessus.
Le nouveau maire de Beauceville et les membres du conseil ont les coudées franches pour instaurer un climat de positivisme dans cette municipalité qui, depuis trop longtemps, a été négligée.
Enfin, un décret!
Le gouvernement du Québec a enfin mis ses culottes dans le dossier de l’autoroute 73, plus précisément dans le cas du tronçon entre Beauceville et Notre-Dame-des-Pins.
En adoptant un décret autorisant le ministère des Transports à procéder aux expropriations requises et à l’amorce des travaux, le Cabinet a convenu qu’il était temps de mettre fin à la saga judiciaire menée par quatre citoyens qui tenaient la région en otage.
Nous reconnaissons que les opposants ont des droits, mais il y a des limites à s’acharner. On parle de l’autoroute 73 depuis près de 60 ans au moins. Si le besoin de cette artère routière était reconnu depuis aussi longtemps, on peut facilement s’imaginer que le besoin était urgent aujourd’hui.
On pourrait chialer en disant que cette décision aurait dû être prise depuis plusieurs années, ce qui est tout à fait exact, mais, de grâce, ne brisons pas notre plaisir et réjouissons-nous.
Il ne faudra cependant pas relâcher la pression sur le gouvernement du Québec, car nous savons tous qu’entre la prise d’une décision et sa réalisation, il y a parfois bien de l’eau qui pourrait couler dans la Chaudière.
En prenant connaissance de cette excellente nouvelle, je n’ai pu m’empêcher d’avoir une pensée spéciale pour deux individus qui ont porté longtemps sur leurs épaules cet important projet : le père Antonio Poulin, ancien curé de Notre-Dame-des-Pins, et Paul-André Busque. Ce que l’on vit aujourd’hui est l’aboutissement des efforts de ces deux pionniers.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à tous les dirigeants municipaux qui ont été élus suite aux récentes élections municipales : «Ce n’est pas de faire quelque chose de grand et beau qui est important, mais de le faire avec grandeur et beauté.» Lisa Fecteau, Régitex