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Deux ans, déjà!
 

Le 21 novembre 2007, Le Journal de la Beauce publiait sa toute première édition. L’aventure dure depuis deux ans, déjà.

Lors de notre apparition dans le décor beauceron, plusieurs prophètes de malheur se plaisaient à répéter que nous ne durerions pas plus de six mois. Malheureusement, ces personnes n’avaient pas su évaluer la détermination de l’équipe en place.

Une belle aventure
Nous sommes parfaitement conscients que deux ans, ça représente une brève durée de vie. Il n’est pas question de nous péter les bretelles. Pour faire ses preuves, une nouvelle entreprise doit démontrer qu’elle est en mesure de croître.

De ce côté, je dois vous avouer que ça va bien. Le Journal de la Beauce est apparu à l’aube d’une crise économique qui a ébranlé plusieurs entreprises de chez nous et d’ailleurs. Il y a même de grands noms qui ont évité la faillite grâce à l’aide des gouvernements.

Dans le secteur des médias, plusieurs entreprises doivent se remettre en question, modifier leur approche du marché et négocier avec leurs employés pour modifier leurs conditions de travail afin d’assurer la survie de l’entreprise.

Il n’était donc pas évident de lancer un nouvel hebdomadaire dans une région fortement touchée par une crise économique.

Et pourtant, la situation financière du Journal de la Beauce s’améliore. Nos ventes ne cessent de croître et, à titre de lecteurs, vous êtes à même de constater que «le petit journal», comme plusieurs l’appelaient, prend du volume de semaine en semaine. Nous sommes passés de 20 à 24 pages à 28 et 32.

Des objectifs respectés
Les promoteurs du Journal de la Beauce poursuivaient trois objectifs lors du lancement de ce nouvel hebdomadaire : offrir l’opportunité aux Beaucerons de posséder leur hebdomadaire, accorder une large place à la nouvelle et offrir des tarifs de publicité raisonnables.

Le Journal de la Beauce est la propriété de quelque 120 membres d’une coopérative. Ces derniers ont accepté d’investir dans un média qui veut refléter la réalité beauceronne. De semaine en semaine, de nouveaux membres se joignent à cette coopérative, démontrant ainsi que notre nouvel hebdo répond à un besoin.

Dans chacune des éditions, nos lecteurs sont en mesure de constater qu’une large place est réservée à la nouvelle. Ainsi, nos lecteurs pourront mieux s’informer et nos annonceurs bénéficieront d’une visibilité accrue, car les annonces seront mieux réparties dans l’ensemble du journal.

Enfin, ayant opté pour la formule coopérative, les membres propriétaires du Journal de la Beauce ne privilégient pas uniquement la rentabilité à tout prix. Nous sommes conscients que l’entreprise doit faire ses frais et, idéalement, réaliser des profits, mais nous ne sommes pas à la merci d’un propriétaire unique qui tient à réaliser des profits avant tout pour les rapatrier à son siège social montréalais.

La concurrence créée par l’arrivée du Journal de la Beauce a déjà permis aux annonceurs de notre région de bénéficier de tarifs de publicité réduits et nous nous en réjouissons.

À vous de décider
Deux ans, c’est bien peu dans la vie d’une entreprise. Combien de temps durera l’aventure du Journal de la Beauce? Je ne suis pas en mesure de vous le dire.

Cependant, je puis affirmer que tant et aussi longtemps que les annonceurs beaucerons nous feront confiance, nous continuerons de travailler fort pour demeurer à la hauteur de vos attentes.

Déjà, nous avons pris notre place dans le portrait de l’actualité beauceronne. Même que notre compétiteur, déjà vieux de 100 ans, a senti le besoin de se refaire une nouvelle image depuis notre arrivée. Cela prouve que la compétition a toujours un effet bénéfique.

Conscient des efforts nécessaires pour assurer la publication d’un hebdomadaire régional, je voudrais profiter de l’occasion pour féliciter l’équipe de l’Éclaireur-Progrès pour ses 100 ans d’existence. Cela est le résultat du travail d’une foule d’artisans au cours des ans. Cette histoire nous inspire et qui sait si, un jour, nous ne serons pas en mesure de franchir une telle étape. Il ne nous reste que 98 ans pour y parvenir. Évidemment, si cela se produit, je ne serai plus là pour assister au party du centenaire.

Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à l’équipe du Journal de la Beauce : «Une poignée de citoyens éveillés et engagés est un puissant levier de changement et peut-être le seul.» Margaret Mead

 
 
Lien permanent | Commentaires (3) | Publié le novembre 24, 2009 11:51 PM

Longue vie au Journal de la Beauce, et bravo à tous les artisans du journal.

 
 
Publié par Bernard | novembre 25, 2009 6:07 PM

Bonjour M. Dutil,

Vous écrivez: «Même que notre compétiteur, déjà vieux de 100 ans, a senti le besoin de se refaire une nouvelle image depuis notre arrivée.»

Or, sachez que tous les hebdomadaires québécois de Quebecor (de mémoire, il y en a environ 50) ont subi simultanément la même refonte de leur maquette l'été dernier. Permettez-moi donc de douter fortement que Le Journal de la Beauce en soit à l'origine.

Salutations,

Frédéric Poulin, journaliste,
L'Éclaireur-Progrès

 
 
Publié par Frédéric Poulin | novembre 27, 2009 2:36 PM

Pour le bien des lecteurs, j'aimerais préciser que sans le soutien de l'équipe d'EnBeauce.com le Journal de Beauce n'aurait pas pu devenir ce qu'il est aujourd'hui.

 
 
Publié par Jean-François | novembre 27, 2009 5:10 PM

 

 

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À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux.

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