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Le droit de chialer
 

Dimanche prochain, des élections municipales auront lieu dans de nombreuses municipalités de notre région pour choisir les gens qui dirigeront nos municipalités au cours des quatre prochaines années.

Dans plus d’une dizaine de ces municipalités, les contribuables devront se choisir un Maire ou une Mairesse. Le poste semble susciter suffisamment d’intérêt pour que quatre candidats s’affrontent à Saint-Georges et trois fassent de même à Notre-Dame-des-Pins, Sainte-Aurélie et Sainte-Justine. Les électeurs ne pourront prétendre qu’ils manquent de choix.

Un pouvoir de proximité
On accuse souvent les dirigeants politiques fédéraux et provinciaux d’être loin de nous. On ne peut faire ce reproche aux élus municipaux.

Dans leur quotidien, les membres d’un conseil municipal côtoient les citoyens, vivent avec eux. De plus, les responsabilités qui leur incombent touchent les besoins primaires des citoyens : approvisionnement en eau potable, cueillette et traitement des égouts et des eaux usées, cueillette et recyclage des ordures ménagères, construction et entretien des infrastructures routières, sportives, culturelles et de loisirs, sécurité et ainsi de suite.

Ces services sont tellement près de nous que l’on finit souvent par ne plus s’en préoccuper, jusqu’à ce que nous en soyons privés suite à un problème quelconque. Dès que cela se produit, les citoyens sont vite sur leurs patins pour appeler un employé municipal ou, bien souvent, le conseiller du quartier.

Si on est vite sur le piton pour chialer, il faudrait, en retour, être aussi vite pour aller voter.

Qui choisir?
N’allez pas croire que je vais vous suggérer pour qui voter. Je considère que vous êtes aussi intelligents que moi et que vous êtes en mesure de choisir adéquatement ceux qui vous représenteront au cours des prochaines années.

J’aimerais cependant faire une suggestion pour alimenter la réflexion qui vous mènera à un choix définitif. En réalité, les candidates et candidats qui se présentent aux postes de conseillers et/ou de maires peuvent être comparés à des travailleurs qui postulent un emploi. Ils offrent leurs services, mettant en valeur leurs qualités et leurs expériences passées et nous présentent leurs priorités.

Durant quatre ans, les heureux élus devront consacrer une bonne partie de leur temps à la supervision de la gestion de leurs municipalités. Ils recevront une rémunération pour leurs efforts, mais reconnaissons que cela ne sera pas suffisant pour les enrichir.

Il appartient à chacun de nous de choisir ceux que nous croyons les plus aptes pour remplir adéquatement le mandat que nous nous apprêtons à leur confier. On entend souvent des gens dire, en parlant d’un candidat : «C’est un bon gars.» Ce que l’on cherche, ce n’est pas un bon gars, c’est un bon maire, un bon conseiller.

Lorsque l’on embauche un nouvel employé, on veut sélectionner celui ou celle qui, à nos yeux, sera le meilleur pour relever le défi que l’on veut lui confier. Dans notre recherche du meilleur candidat, on s’est généralement donné certains critères de sélection; on a déterminé certaines exigences que doit respecter notre futur employé.

Nous devrions suivre le même processus pour choisir les candidats pour qui nous voterons. Surtout que nous devrons vivre avec nos choix pour un minimum de quatre ans. Si un employeur s’est trompé en choisissant un employé, il peut corriger cette situation dans les semaines ou les mois qui suivent. Nous n’avons pas cette souplesse avec un élu. Alors, raison de plus pour procéder à un choix éclairé.

À Saint-Georges
La métropole beauceronne vit une élection où les candidats abondent. C’est une très bonne chose pour la démocratie.

À la Mairie, quatre candidats offrent un choix valable. Deux d’entre eux ont décidé de se présenter en équipe, alors que les deux autres font campagne à titre d’indépendants. Les quatre ont jugé à propos de présenter des programmes détaillés nous permettant de juger de leurs intentions.

Lorsque nous analysons les équipes en présence, on retrouve un mélange d’expérience et de renouveau. Fait intéressant, les potentiels conseillers et conseillères proviennent de milieux différents et présentent des expériences variées.

Le choix est là, à nous de jouer. Voter, c’est se donner le droit de chialer.

Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine aux candidates et candidats aux élections municipales de dimanche prochain : «Je préfère être un leader plutôt qu’un dirigeant. Un leader se place au même niveau que les autres.» Jean-Marie De Konink

 
 
Lien permanent | Commentaires (0) | Publié le octobre 28, 2009 12:47 AM

 

 

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À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux.

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