Depuis des décennies, les dirigeants politiques québécois, tous partis confondus, n’ont pas exercé un contrôle judicieux sur les finances de notre province. Nous avons vécu et continuons de vivre sur une carte de crédit comme si la marge était illimitée.
Si un individu peut se permettre de faire faillite pour annuler ses dettes, un état ne le peut pas. Un jour, tôt ou tard, quelqu’un devra payer. Or, il semble que la facture soit sur le point d’arriver.
D’entrée de jeu, je vous avise que je pars de loin, mais si vous me suivez jusqu’au bout, vous devriez y trouver votre profit. Pour répondre à la question de mon titre, Épicure est un philosophe grec qui a vécu vers 270 avant Jésus-Christ. C’est donc vrai que je pars de loin.
Mon bon ami Épicure a été l’initiateur d’un courant visant la recherche des plaisirs naturels. Ses disciples étaient appelés épicuriens. Au cours des siècles, on a quelque peu transformé sa philosophie, l’associant souvent à l’hédonisme qui consiste à faire du plaisir le but de la vie. On a même prétendu qu’Épicure privilégiait les plaisirs sensuels. Quelle abomination!
Pour nous, Québécois élevés dans la doctrine judéo-chrétienne où le plaisir était souvent associé au péché, Épicure ne faisait pas partie des philosophes dont on étudiait les doctrines.
Dans notre société où l’automobile occupe une place prépondérante, le permis de conduire est perçu comme un droit, une nécessité, un acquis.
Pourtant, conduire devrait être considéré comme un privilège qui se mérite. Il ne suffit pas de répondre adéquatement à un questionnaire et de réussir un test de conduite de quelques minutes pour prétendre que l’on est devenu un bon conducteur et cela pour le reste de ses jours.
La conduite d’un véhicule routier comporte beaucoup plus de responsabilités que d’avantages. En prenant le volant, nous devenons automatiquement responsables d’un véhicule, de tous ses passagers et de tous les piétons, cyclistes et autres véhicules que nous croiserons sur notre route.
Cela demande une grande maturité, laquelle n’est pas donnée à tous ceux qui prennent le volant.
Dimanche prochain, des élections municipales auront lieu dans de nombreuses municipalités de notre région pour choisir les gens qui dirigeront nos municipalités au cours des quatre prochaines années.
Dans plus d’une dizaine de ces municipalités, les contribuables devront se choisir un Maire ou une Mairesse. Le poste semble susciter suffisamment d’intérêt pour que quatre candidats s’affrontent à Saint-Georges et trois fassent de même à Notre-Dame-des-Pins, Sainte-Aurélie et Sainte-Justine. Les électeurs ne pourront prétendre qu’ils manquent de choix.
Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en
sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa
carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à
1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste
attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et
collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires
publiques à la télévision de Radio Canada.
De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux
communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs
entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les
consultants Soleil Communication et Québécor.
Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du
Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration
d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et
sociaux.