Un mandat à respecter
Le 28 juin 2004, Paul Martin, qui vient de succéder à Jean Chrétien et se débat dans la tourmente créée par le scandale des commandites, se retrouve à la tête d’un gouvernement minoritaire. Le 23 janvier 2006, Stephen Harper se retrouve lui aussi à la tête d’un gouvernement minoritaire. Il y a à peine un an, le 14 octobre 2008, après avoir rêvé d’un gouvernement majoritaire, les Conservateurs de Stephen Harper demeurent au pouvoir, mais toujours dans le cadre d’un gouvernement conservateur minoritaire.
Dans de telles circonstances, les dirigeants politiques fédéraux devraient avoir compris que les électeurs ont librement choisi de ne faire confiance aveuglément à aucun d’entre eux. On a voulu les forcer à s’entendre pour diriger le pays.
Je comprends que le Canada n’a pas une longue tradition de gouvernement minoritaire. C’est pourtant commun dans plusieurs pays européens qui ne s’en portent pas plus mal pour autant.
Si l’on en croit les plus récents sondages, tout indique que le résultat d’élections cet automne serait un nouveau gouvernement minoritaire à Ottawa. Que ce gouvernement minoritaire soit conservateur ou libéral demeure la seule inconnue.
Dans un climat économique comme celui que traverse le Canada présentement, au lieu de dépenser 300 millions de dollars pour tenir une quatrième élection générale, les chefs des partis politiques devraient respecter le mandat que leur ont confié les électeurs du pays et trouver des moyens pour s’assurer que le parlement puisse faire son travail.
Crêpage de chignon
Au lieu de prendre leurs responsabilités, les dirigeants politiques se crêpent le chignon. Au lieu de travailler à solutionner les problèmes qui affligent les citoyens canadiens, on préfère accuser ses adversaires de tous les maux, tout en laissant croire que l’on a toutes les solutions.
Pourquoi nos politiciens ne sont ils pas capables de travailler en étroite collaboration pour partager leurs solutions, faire des compromis et se préoccuper avant tout des intérêts de leurs commettants? Finalement, ce qui les intéresse avant tout, c’est le pouvoir.
Au cours des prochains jours, on va tenter de faire porter à ses adversaires l’odieux du déclenchement d’une nouvelle élection générale, alors que les contribuables et les entreprises du pays se débattent pour contrer les impacts majeurs d’une crise économique majeure.
Même si des signes d’une reprise se pointent à l’horizon, nous sommes encore loin d’une activité économique qui relancera l’embauche. Les récentes statistiques sur le chômage sont éloquentes à ce sujet.
Dans ces circonstances, au lieu de faire prévaloir leur ego, les dirigeants politiques canadiens devraient concentrer leurs efforts sur la recherche d’éléments de solution susceptibles d’améliorer le sort des contribuables. Ce n’est pas d’une élection dont nous avons besoin, c’est tout simplement d’un peu de sagesse. Malheureusement, cela semble de plus en plus rare au sein de la classe politique actuelle.
Élections municipales
La semaine dernière, le Maire Roger Carette a confirmé que son intention de ne pas se représenter était devenue une décision officielle. Comme nous l’écrivions en juin dernier, il s’agit d’une sage décision.
Depuis cette annonce, il y a passablement d’activité sur la scène politique georgienne et tout porte à croire qu’au moins deux équipes s’affronteront le 1er novembre prochain.
Nous ne pouvons qu’encourager les gens à se présenter pour offrir à notre ville une représentation de qualité. Il n’est pas dans mes intentions de favoriser une équipe ou des candidats en particulier, mais j’ose espérer que les contribuables se prévaudront de leur droit de vote en grand nombre afin de s’assurer que les élus seront représentatifs de la population de Saint-Georges.
Que les meilleurs gagnent!
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine aux candidats à la mairie de Ville de Saint-Georges : «J’aime m’entourer de gens courageux qui ont un grand degré de transparence et qui ne me disent pas ce que je veux entendre. Je veux des gens qui se tiennent debout.» Jacynthe Côté, présidente, Rio Tinto Alcan