La salle de spectacles
L’annonce de la construction d’une salle de spectacle à Saint-Georges est une excellente nouvelle. Depuis des années, notre municipalité ne bénéficiait pas d’installations adéquates pour présenter des spectacles de haut niveau.
La salle de spectacles du Cégep Beauce-Appalaches était utilisée par les Amants de la Scène, mais c’était faute de mieux.
Les professionnels de la culture savaient que la salle du Cégep ne jouissait pas de toutes les qualités, notamment au niveau de l’acoustique, des espaces de scène et d’arrière scène. Les lacunes étaient tellement importantes que plusieurs artistes refusaient de se produire chez nous. Même si des améliorations ont été apportées récemment, cela n’était pas suffisant.
Que Ville de Saint-Georges ait pris l’initiative de doter la région d’une salle de spectacles répondant aux normes du milieu est une bonne chose.
Quant à la localisation de cette infrastructure culturelle,le terrain situé à proximité de l’église de l’Assomption, sur le boulevard Lacroix, est un choix judicieux. C’est facile d’accès et l’on dispose de suffisamment d’espace pour le stationnement et un aménagement extérieur de qualité.
Le projet est évalué à 12,6 M$, la moitié étant financée par le Ministère de la Culture et des Communications, l’autre moitié par la Ville.
Un projet d’ordre muséologique pourrait se greffer à la salle de spectacles, au coût de 6 M$ si le Gouvernement fédéral acceptait d’y participer. On retrouverait dans cette partie des salles d’expositions et, possiblement, une attrayante collection d’animaux ayant reçu un traitement de taxidermie, collection propriété d’un résidant de Saint-Georges.
Je me permets une suggestion quant au nom à donner à ce complexe culturel. Pourquoi ne pas lui attribuer le nom de Clermont Pépin, ce grand compositeur de musique de renommée internationale et natif de Saint-Georges?
Le Grand Marché
Le projet d’aménager un Grand Marché est dans l’air depuis longtemps. Il y a déjà 10 ans que les producteurs agricoles de la région font des efforts louables pour tenir un marché sous la tente à proximité du Centre sportif Lacroix-Dutil. Les succès obtenus n’ont pas toujours été à la hauteur des efforts consentis.
Selon la Présidente du Grand Marché, Barbara Bourque, le projet consiste en une bâtisse permanente de quelque 2 500 pieds carrés permettant à une trentaine de producteurs (15 à l’intérieur, 15 à l’extérieur sous un toit) d’offrir leurs produits aux consommateurs.
La bâtisse serait évaluée à quelque 750 000 $. Le grand marché accueillerait des producteurs six à huit mois par année, au moins deux jours par semaine. De plus, on pourrait y greffer d’autres activités visant à maximiser l’utilisation de la bâtisse.
Les promoteurs du Grand Marché veulent donner une vitrine aux producteurs de la région qui n’ont pratiquement plus d’espace dans les grandes chaînes alimentaires dont les propriétaires visent toujours à centraliser les achats à Toronto. Ce serait bon pour notre économie, pour l’environnement et pour notre santé.
Récemment. Loblaws annonçait que les producteurs régionaux ne pourraient plus vendre directement dans les épiceries de leur région. En Beauce, à part IGA Rodrigue et Filles dans le secteur Ouest de Saint-Georges, les fruits et légumes produits chez nous sont introuvables dans les marchés d’alimentation propriété des grandes chaînes.
Le seul élément négatif autour de ce projet est sa localisation. Les dirigeants municipaux voudraient construire ce Grand Marché sur les terrains de Place Redmond, là où était situé l’ancien garage Redmond.
Lors de l’achat par la ville de ce terrain, on avait promis d’y aménager une partie en stationnement et l’autre partie en parc ou espace vert. Construire une nouvelle bâtisse sur ce terrain, aussi belle fut-elle, briserait la vue sur la rivière. Pourquoi ne pas ériger la bâtisse en question sur les terrains du Centre sportif?
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à toutes les mamans à l’occasion de la Fête des Mères de dimanche prochain : «Comme Dieu ne pouvait être partout, il a inventé les mères.» Dicton juif