2 083 diplômes décernés
En incluant les 94 diplômes de cette année, le CUA atteint le nombre de 2 083 diplômes décernés. Il importe de mentionner qu’au moins la moitié de ces diplômes n’auraient pas été obtenus si les étudiants avaient eu à se rendre à l’extérieur pour y suivre leurs cours.
L’idée à la base du lancement du CUA avait pris naissance suite à un constat malheureux à savoir que notre région était fortement sous-scolarisée par rapport à l’ensemble du Québec.
Depuis, le CUA a décerné 13 diplômes de 1er cycle dans un microprogramme,
1 347 certificats, 466 baccalauréats, 256 diplômes d’études supérieures de 2e cycle et 26 maîtrises. Cela représente un apport inestimable.
Avec ses centres de service à Saint-Georges, Thetford Mines et Sainte-Marie, le CUA rapproche la formation universitaire de la clientèle. De plus, grâce à son appartenance au Centre d’apprentissage en ligne Chaudière, la formation en ligne est possible. Enfin, avec les salles de visioconférence, le CUA est à la fine pointe de la technologie moderne.
Plusieurs programmes offerts
Évidemment, le CUA ne peut offrir une gamme de programmes aussi étendue qu’un campus universitaire comme on en retrouve dans les grands centres.
Par contre, grâce à un partenariat avec l’Université Laval,l’Université du Québec, l’Université de Montréal et l’Énap, le CUA peut offrir plusieurs programmes adaptés aux besoins de la clientèle régionale.
Parmi les programmes offerts, mentionnons ceux en éducation au préscolaire et en enseignement primaire, en administration, en gestion des organisations, en intervention psychosociale, en santé mentale, en soins infirmiers, en adaptation scolaire, en ressources humaines et autres. À l’automne, le CUA offrira un baccalauréat en administration à temps plein en collaboration avec l’Université du Québec à Rimouski et l’Université Laval, une première au Québec.
Annuellement, le CUA offre des cours crédités à plus de 400 étudiants, des cours non crédités à 200 autres et des formations ponctuelles à plus de 350 retraités.
De nombreux avantages
Si les étudiants sont les premiers bénéficiaires de ces services, la région dans son ensemble en tire d’importants bénéfices.
Pour les étudiants, la possibilité de suivre des cours à proximité évite les déplacements et les frais de logement que l’on doit assumer lorsque l’on étudie à l’extérieur. De plus, ceux qui veulent compléter une formation à temps partiel, tout en continuant à travailler, ont maintenant cette latitude.
En discutant avec plusieurs diplômés, j’ai pu constater que des mères de famille qui avaient toujours rêvé de compléter une formation universitaire ont pu le faire tout en demeurant près des leurs. Même chose pour des travailleurs qui avaient dû quitter les études faute de moyens financiers suffisants et qui peuvent maintenant entreprendre une formation universitaire sans interrompre leur travail.
Les entreprises de notre région sont aussi gagnantes, car ils disposent ainsi d’employés mieux formés, intéressés à demeurer dans la région. On sait tous que, lorsque les jeunes quittent la région pour compléter une formation universitaire dans les centres urbains, ils sont souvent attirés par les attraits des grandes villes et hésitent à revenir en région. Ceux qui sont formés chez nous ont plus de chance de demeurer ici, surtout lorsque nos entreprises sont en mesure de leur offrir des défis à la mesure de leur formation.
En élargissant constamment l’éventail des programmes universitaires disponibles en région, le CUA devient un agent de développement économique important.
Nous espérons que les gens impliqués dans la prise des décisions favorisant le développement de la formation universitaire, tant au ministère de l’Éducation que dans les universités partenaires, sauront faire preuve de suffisamment d’ouverture pour que le CUA puisse continuer à améliorer le niveau de scolarisation des gens de chez nous.
Le travail déjà accompli mérite des félicitations, mais les défis à venir nécessiteront une implication continue du milieu et des décideurs.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine aux gens qui ont osé en fondant le CUA : «Il ne faut pas hésiter à prendre des risques et à innover si on veut que les choses changent.» Gilles Julien, pédiatre