Des êtres vivants
Plusieurs raisons motivent les gens à se procurer un animal domestique. Pour certains, c’est une présence attachante, un ami pour les tout petits. Pour d’autres, c’est une sécurité, de la compagnie ou tout simplement de la zoothérapie.
L’idée de posséder un pitou ou un minou est, à priori, intéressante. On n’en voit bien souvent que les avantages, mais on oublie qu’il y a aussi des obligations.
Un chien et un chat sont des êtres vivants. On doit les nourrir, leur manifester de l’affection, les laver, s’assurer qu’ils font leurs besoins là où il le faut, en somme s’occuper d’eux.
Si tous les membres de la famille sont généralement enthousiastes à l’idée de se procurer un animal domestique, plusieurs déchantent après quelques semaines, quand ils constatent que les responsabilités sont aussi importantes que les avantages.
Comportement responsable
Posséder un animal est un choix. Ne pas en avoir est aussi un choix. Si vous optez pour vous procurer un animal, de grâce, n’imposez pas ce choix à vos voisins.
Il y a des propriétaires d’animaux qui semblent ne plus s’en préoccuper dès qu’ils sont à l’extérieur. Ainsi, les animaux courent un peu partout dans le quartier, font leurs besoins sur le terrain des voisins, jappent sans cesse et indisposent un peu tout le monde. On est souvent tenté de blâmer l’animal, mais ce sont les propriétaires qui sont responsables.
C’est la même chose lorsque les gens se promènent avec leur pitou. Certains propriétaires sont très disciplinés, gardent leur animal en laisse et ramassent les excréments lorsque le chien se soulage. D’autres laissent le chien courir n’importe où, ne se font pas obéir et ne s’occupent pas des tas laissés un peu partout.
Quand on observe les gens de cette deuxième catégorie, on est parfois porté à se demander qui est le véritable maître? Quand les gens promènent leur chien et que ce dernier se dirige dans toutes les directions à la fois, tire sans cesse sur sa laisse au point que le promeneur est cramponné à la laisse à deux mains, on en vient à se demander qui promène qui?
Des règlements à respecter
Si les municipalités ont dû adopter des règlements encadrant le comportement des animaux domestiques, c’est parce que plusieurs propriétaires n’ont pas adopté un comportement responsable avec leurs petites bêtes.
Mais il ne suffit pas d’adopter un règlement, encore faut-il le faire respecter. Lors de la semaine de la relâche en mars dernier, je marchais dans le parc Veilleux. Les animaux sont interdits dans ce parc et la signalisation à cet effet est on ne peut plus claire.
Au cours d’un même après-midi, j’ai croisé pas moins de huit chiens accompagnés de leurs propriétaires. Poliment, j’ai fait mention à quelques-uns de l’interdiction de circuler avec des animaux dans cet espace. Certains m’ont répondu qu’ils ne le savaient pas (?) et les autres se sont contentés de soulever les épaules en me regardant avec des yeux qui avaient l’air de me dire; «De quoi je me mêle?»
Fait encore plus surprenant, au cours de ce même après-midi, voici deux constables de la Sûreté municipale qui font leur apparition dans le parc Veilleux. Croyez-moi ou non, les deux constables ont croisé les huit chiens en question et leurs propriétaires et ils ne sont intervenus auprès d’aucun des propriétaires. Je ne demande pas aux constables de se comporter en distributeurs d’amendes, mais ils pourraient au moins rappeler aux fautifs l’existence du règlement interdisant la présence des animaux dans certains espaces et leur donner un premier avertissement. Dans un cas de récidive, on pourra alors donner une amende.
Si l’on ne peut compter sur la responsabilité de certains propriétaires d’animaux, on devrait pouvoir compter sur l’application de la réglementation. Espérons que chacun fera sa part.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à tous les propriétaires de pitous et de minous : «L'animal a cet avantage sur l'homme qu'il ne peut être sot.»