Nous sommes tous des pollueurs
Quand on parle de pollution, on accuse facilement les entreprises, l’agriculture, les pétrolières et les gouvernements. Ce sont des cibles faciles et, en leur faisant porter le fardeau de la détérioration de la planète, ça nous donne bonne conscience.
Pourtant, nous devrions examiner nos pratiques de tous les jours. Cela nous permettrait de constater que tous les gestes que nous posons ont un impact sur l’environnement.
Les effets de la pollution ne peuvent plus être niés. Nous sommes tous en mesure de constater les changements climatiques. Les catastrophes comme les ouragans, les fortes précipitations, les inondations et autres désastres naturels font maintenant partie de notre quotidien.
Dans l’océan Arctique, la calotte glaciaire a fondu de 43 % en moins de 30 ans, passant de 7,2 à 4,1 kilomètres carrés. Cela a comme effet de réchauffer l’eau des océans, accroître le nombre et la sévérité des ouragans, gonfler les eaux jusqu’à mettre en péril des îles du Pacifique où vivent des milliers de gens.
Tout cela semble bien loin de nous. Mais c’est une erreur de croire que cela nous touche peu. À chaque année, au Canada, quelque 20 000 personnes meurent des suites de problèmes respiratoires causés par la pollution. Depuis quelques années, je n’en reviens pas de constater combien de jeunes souffrent d’asthme. Ce n’est certainement pas le fruit du hasard.
Il y a des solutions
On peut continuer à accuser les autres d’être des pollueurs et demander aux gouvernements de les forcer à modifier leurs comportements. Mais nous avons aussi un rôle à jouer.
Plusieurs entreprises ont déjà amorcé des démarches pour réduire de façon majeure la pollution. Certaines changent tout simplement leurs façons de faire alors que d’autres lancent de nouveaux produits ou matériaux. Dans notre région, Victor Innovatex a développé des tissus écologiques, Murox a développé des matériaux permettant de construire des édifices verts et plusieurs entreprises oeuvrant dans le bois, comme Menuiserox, ont adopté la certification FSC qui garantit que l’on fait une utilisation durable des ressources forestières. Ce ne sont là que quelques exemples, mais cela dénote qu’il commence à y avoir un marché pour les produits qui respectent l’environnement.
Que puis-je faire?
Lorsque l’on tente de convaincre les gens d’adopter de nouvelles habitudes pour polluer moins, plusieurs répondent que ce n’est pas une personne seule qui va venir à bout du problème. Je suis d’accord. Mais cela n’est pas une raison pour ne rien faire.
Dans notre vie de tous les jours, nous avons beaucoup de pouvoir. Du côté transport, nous avons le choix d’acheter une auto moins gourmande, de réduire notre vitesse ou encore de faire des sorties utiles avant tout.
À la maison, on peut acheter des produits durables, installer un thermostat programmable, s’éclairer avec des ampoules fluocompactes, se procurer des électroménagers Energy Star, recycler au lieu de jeter à la poubelle et ainsi de suite.
Lorsque l’on magasine, on peut demander aux commerçants d’éviter le suremballage. Il est aussi possible d’acheter des produits d’ici qui n’ont pas eu à être transporté sur de longues distances.
Enfin, notre utilisation de l’eau devrait être plus raisonnable. Je ne puis comprendre comment se fait-il, qu’en 2009, il y a encore des gens qui lavent leur entrée ou qui arrosent la neige pour la faire fondre avec de l’eau traitée. Un simple coup d’œil sur votre compte de taxes municipales vous permettra de voir combien il en coûte pour rendre l’eau potable. Nous faisons un usage abusif de l’eau, laquelle n’est pas une ressource inépuisable, malgré ce qu’en pensent certains.
La lutte contre la pollution est l’affaire de tous. Si chacun fait son effort, il y aura de l’espoir pour notre planète. C’est notre milieu de vie qui en dépend.
Pensée de la semaine
Je dédie ma pensée de la semaine aux gens qui aimeraient réduire leur consommation d’eau : «Dans le vin, il y a de la sagesse; dans la bière, il y a de la liberté; dans l’eau, il y a des bactéries.» Benjamin Franklin