Le Sud démocratisé
Lorsque l’on a la chance de voyager dans le Sud en plein hiver, on peut constater à quel point ce type de voyages attire les Québécois.
Si l’on remonte aux années 50 et 60, les voyages en Floride étaient réservés aux gens à l’aise. Plusieurs y rêvaient, mais une infime minorité était en mesure de réaliser son rêve.
Aujourd’hui, la Floride est accessible à presque tout le monde. Même que d’autres pays comme Cuba et le Mexique sont devenus des destinations prisées et abordables.
Il faut dire que la disponibilité de forfaits «tout compris» a ouvert les portes à ceux qui disposent d’un budget plus limité. Tu paies ici avant de partir et ton vol, ton hôtel, tes repas et tes consommations sont inclus. À part l’achat de quelques souvenirs et des pourboires, tu ne mets plus la main dans tes poches.
C’est là une agréable façon de voyager qui permet à plus de gens de visiter des pays étrangers. Et si, comme le dit l’adage, «Les voyages forment la jeunesse», cela contribue à ouvrir nos œillères sur le monde.
Les radars photo
À compter du 19 mai prochain, trois régions du Québec feront l’expérience des radars photo et, grand bien nous fasse, la région de Chaudière-Appalaches a été sélectionnée pour participer à cette expérience. Nous disposerons même de deux radars photo dans la région immédiate : un fixe à Saint-Georges et un mobile à Beauceville.
Les dirigeants gouvernementaux nous assurent qu’une telle mesure est adoptée avant tout pour notre plus grand bien et qu’il n’est pas question que ce système devienne une machine à collecter des amendes. On nous prend encore pour des imbéciles!
Le problème que me pose ce système, c’est que désormais, contrairement à ce qui a toujours prévalu dans notre système de justice, je ne jouirai plus de ma prérogative d’innocence jusqu’à preuve du contraire. Si un radar photo capte ma plaque d’immatriculation, le seul fait d’être propriétaire du véhicule me rend coupable, même si je n’étais pas au volant.
Il faut s’attendre à ce que ce système soit contesté devant les tribunaux qui auront à décider si cela est conforme à la charte des droits, mais en attendant, on devra passer à la caisse.
La Caisse de Dépôt et Placement du Québec
Nous connaissons enfin (?) l’ampleur de la perte de valeur de notre bas de laine national : 40 milliards de dollars. Ce n’est pas rien; surtout que cela représente 26 % des avoirs de l’organisme
Les politiciens sont vite tombés dans la partisanerie pour se lancer la balle, mais les Libéraux de Jean Charest ne peuvent se laver les mains sur la place publique en prétendant qu’ils n’intervenaient pas dans la gestion quotidienne de la Caisse.
C’est le gouvernement libéral de Jean Charest qui, en 2004, a modifié la loi de la Caisse pour mettre l’accent sur le rendement du portefeuille avant tout. C’est aussi ce gouvernement qui n’a pas pris ses responsabilités pour reporter ou remplacer les neuf membres du conseil d’administration sur quatorze dont le mandat était échu depuis près d’un an.
C’est aussi au bureau de Jean Charest que l’on a bloqué la nomination d’un candidat au poste de PDG de la Caisse, Jean-Guy Desjardins, à cause de ses sympathies avec l’ADQ, et qu’on lui a préféré Richard Guay, dont le mandat n’aura duré que quelques mois.
L’ancien président de la CDPQ, Pierre Brunet, n’avait pas hésité à démentir le premier ministre durant la campagne électorale et disant qu’il était en contact quasi quotidien avec la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget. Ce n’était certainement pas pour prendre des nouvelles de sa santé.
Si on aime bien prendre le bénéfice quand les résultats sont bons, il faudra aussi prendre le blâme qui nous revient quand passe la tempête.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à Jean Charest et à Monique Jérôme-Forget : «On ne voit qui a nagé nu que lorsque la marée baisse.» Warren Buffet