Accueil Fils RSS Plan du site En Beauce.com en page de démarrage
 
Recherche :
 
 En Beauce.com
La grande séduction
 

Dans cinq jours, nous serons invités à faire notre devoir de citoyens en nous rendant voter. On ne devrait pas avoir perdu l’habitude depuis le 14 octobre dernier.

Vous connaissez mon sens aigu de la critique, mais vous connaissez aussi mon opinion voulant que l’on doive aller voter; pour moi, c’est un devoir. Il faut se rappeler que, dans de nombreux pays, il y a des gens qui se rendent aux urnes au péril de leur vie. Ces citoyens envient notre liberté et la facilité avec laquelle on peut se prévaloir de notre droit de vote.

À chaque fois que j’entends un électeur me dire qu’il n’a pas l’intention d’aller voter, que ça ne vaut pas la peine ou que ça ne changera rien, je pense aux électeurs de ces pays où chaque élection est entourée d’un climat de violence et qui, pourtant, n’hésitent pas à se rendre voter.

Il m’arrive de penser que la démocratie est peut-être devenue trop facile chez-nous. C’est un acquis que l’on ne remet plus en question; pire, que l’on néglige. On se contente d’un taux de participation de 60 à 70 %.

Trop de cynisme
Plusieurs concluent, par dépit, que les politiciens sont tous semblables et que peu importe qui on élit, ça ne change rien. Les gens qui pensent ainsi n’ont pas entièrement tort, mais ils n’ont pas complètement raison non plus.

Si les politiciens se ressemblent tous, pensent qu’ils peuvent acheter nos votes avec des promesses farfelues qui, de toute façon, seront payées avec notre argent, c’est peut-être parce que l’on aime ça.

On en est venu à ne plus faire confiance aux politiciens, à les accuser de tous les maux et à exiger d’eux une disponibilité totale. Dans de telles conditions, il est normal que des gens qui auraient la compétence pour accomplir une telle fonction hésitent à se présenter.

Bonbons ou vérité?
Je ne veux pas excuser les politiciens, mais nous avons notre part de responsabilité dans ce constat.

Prenons l’exemple de l’actuelle campagne électorale provinciale et analysons l’attitude des trois chefs. Les élections ont été déclenchées par Jean Charest sous le prétexte que la tempête économique qui s’en vient exige que nous ayons un gouvernement fort, capable de diriger la province d’une main de fer dans la tourmente.

Depuis quatre semaines, Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont parcourent le Québec en nous inondant de promesses ou d’engagements dont le respect ou la réalisation nécessitera des déboursés de plusieurs milliards de dollars. On peut leur reprocher d’agir ainsi, mais s’ils le font, c’est parce qu’ils sont convaincus que c’est ainsi qu’ils vont mériter notre vote.

Que penserions-nous si l’un des trois chefs décidait de jouer la carte de la vérité? Il nous dirait que les mois à venir seront difficiles, que l’on devra peut-être renoncer à certains services ou à des programmes que l’on souhaite mettre en place, mais dont on n’a pas les moyens de se payer. Il aurait pu aller encore plus loin en parlant de coupures, nous avertissant à l’avance que cela pourrait faire mal.

Pourtant, dans chacun de nos foyers, nous savons très bien que c’est ce qui risque de nous arriver si l’économie continue de se détériorer. Nous serons confrontés à ce genre de décisions et, à moins d’être insouciant, nous devrons passer à l’action.

Honnêtement, je parie que le politicien qui aurait choisi de nous dire la vérité subirait toute une dégelée. C’est à croire que l’on aime mieux les bonbons que la vérité. Il ne faut donc pas se surprendre de l’attitude des chefs présentement en campagne. J’insiste pour le répéter, s’ils agissent ainsi, c’est qu’ils sont convaincus de gagner nos votes. Malheureusement, ils ont raison.

Il est toujours agréable de se faire courtiser, mais il ne faut pas oublier qu’en fin de compte, c’est à nous que l’on va expédier la facture.

Pensée de la semaine
Je dédie ma pensée de la semaine à Madame Pauline Marois et à Messieurs Jean Charest et Mario Dumont : «Brûlez les ponts derrière vous et voyez comme vous travaillez bien quand vous savez que vous ne pouvez pas reculer.» Napoléon Bonaparte

 
 
Lien permanent | Commentaires (1) | Publié le décembre 3, 2008 11:31 AM

Je porte à votre attention que Mario Dumont n'innonde pas les Québécois de promesses à coup de plusieurs milliards de dollars.

Les engagements de l'ADQ à hauteur d'environ 2,5 milliards de dollars seront financés à même des réductions dans la fonction publique par attrition (environ 1G$), d'une diminution des subventions aux entreprises ne procurant pas de résultats significatifs (environ 1G$) et de +/- 500 millions de dollars sauvés en intérêt sur la dette par la vente de 7,5% d'actions d'Hydro-Québec aux Québécois.

Pour le reste, j'imagine que le PLQ et le PQ vont augmenter les impôts ou tout mettre sur la dette de nos petits-enfants.

Aux électeurs de décider, ce lundi, qui présente le cadre financier le plus crédible pour nous et nos générations futures.

 
 
Publié par Stéphane | décembre 3, 2008 10:12 PM

 

 

Poster un commentaire

(Vous devez être approuvé par le propriétaire du site avant que votre commentaire n'apparaisse. En attendant, il n'apparaîtra pas sur le site. Merci de patienter).
Nom:
Adresse e-mail:
URL:
Commentaires:
(vous pouvez utiliser des tags HTML pour modifier le style)
 
À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux.

Notes récentes

S'abonner au flux de ce blog
[De quoi s'agit-il ?]
Catégories

Archives

Rechercher


Copyright © Tous droits réservés - Notes légales - Annonceurs - Contactez-nous