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Vivre selon ses moyens
 

Il est difficile d’ignorer les questions économiques par les temps qui courent. Chaque jour nous apporte son lot de mauvaises nouvelles: les indices boursiers se promènent en montagnes russes, le dollar canadien est en chute libre, les gouvernements volent au secours des banques et évoquent la possibilité de budgets déficitaires, en somme, rien pour nous réjouir.

Hors de notre contrôle
On peut choisir de fermer les yeux ou les oreilles pour ignorer ces mauvaises nouvelles, mais la réalité finit toujours par nous rattraper. Que puis-je faire personnellement pour que la bourse remonte ou que le dollar cesse de descendre? Rien ou presque.

Même si je décide de conserver mes actions au lieu de les écouler à bas prix, même si je décide de n’acheter que des produits fabriqués ici pour aider nos industries, je dois reconnaître que mes efforts personnels auront bien peu d’impact sur l’ensemble de l’économie mondiale.

Une crise de crédit
L’une des sources importantes de la crise actuelle réside dans le très haut niveau de crédit. Aujourd’hui, les gens veulent avoir tout, tout de suite. Pas question de désirer quelque chose, de ramasser son argent avant d’acheter; c’est maintenant ou jamais.

Il faut dire que la consommation est le moteur principal de notre économie. Tout est mis en œuvre pour nous inciter à acheter des biens et services. N’importe qui peut avoir une marge de crédit bancaire, plusieurs cartes de crédit et bénéficier d’un délai d’au moins un an pour payer un achat.

La publicité entretient ce désir de consommer en nous convainquant que l’on mérite bien de se faire plaisir. Après tout, on travaille tellement fort, pourquoi ne pas se récompenser à l’occasion.

L’envers de la médaille
On oublie malheureusement que tout cela a un prix. Un jour ou l’autre il faut passer à la caisse.

Je n’ai rien contre la consommation. C’est toujours agréable d’acheter une nouvelle résidence, de rouler dans une auto neuve, de changer son vieux téléviseur pour un grand écran et ainsi de suite.

Mais il ne faudrait pas que ce plaisir se transforme en cauchemar. Je comprends très bien que l’on n’achète pas une maison au comptant. Si l’on achète une résidence selon ses moyens, on est en mesure d’en effectuer les paiements et de disposer d’une belle valeur après une vingtaine d’années. C’est pourquoi l’achat d’une maison peut être considéré comme un investissement.

Dans le cas d’une auto, on peut louer ou acheter, Là encore, il importe de faire un achat raisonnable, car, contrairement à la maison, l’auto ne prendra pas de valeur. Ici, nous sommes face à une dépense purement et simplement. Il en est de même pour les meubles, les voyages, les loisirs, etc.

Pour un bien considéré comme une dépense, les consommateurs ont grandement avantage à payer au comptant. Même si on nous fait miroiter que nous pouvons payer seulement dans un an et que le tout est sans intérêt; c’est une demi-vérité. Quand nous offrons de payer au comptant, nous bénéficions généralement d’un escompte. L’argent comptant exerce toujours un attrait irrésistible.

Les cartes de crédit
Évidemment, nous pouvons toujours utiliser une carte de crédit. Cette dernière est un outil fort précieux, mais à condition de payer son compte en entier à chaque mois.

Les taux d’intérêt exigés par les émetteurs de cartes de crédit sont astronomiques, avoisinant les 20 %, quand ce n’est pas plus. Avec de tels taux, le bien acheté finit par coûter beaucoup plus cher et cela très rapidement.

Au lieu de payer un montant minimum mensuel à une compagnie de carte de crédit, nous serions mieux d’économiser cette même somme durant quelques mois pour nous procurer le même bien que nous pourrons alors payer au comptant tout en bénéficiant d’un escompte.

Si l’on n’a aucun contrôle sur l’ensemble des facteurs qui influencent la crise financière et économique actuelle, il y en a un que l’on contrôle parfaitement : vivre selon ses moyens. À nous de jouer!

Pensée de la semaine
Je dédie ma pensée de la semaine à ceux et celles qui croient qu’ils n’ont aucun pouvoir sur tout ce qui leur arrive : «Ce n’est pas ce qui nous arrive qui compte, mais notre façon d’y réagir.»

 
 
Lien permanent | Commentaires (1) | Publié le novembre 1, 2008 12:03 PM

je ne comprends rien dans le systeme financier,je suis encore trop jeune pour comprendre.on nous dit dans une crise financiere catastrophique et nous nageons tous dans l'argent.la preuve il suffit de faire une petite collecte comme enfant soleil ou autre et nous ramassons dans le temps de 24 heures plusieurs millions.nos gouvernements depensent a pelleter sans aucune verification de leur part.des millions et des millions jetés par les fenetres.on a qu'a penser a tous ces places dans chaque pays qui s'appellent consulats,on pense aussi a ces grosses compagnies comme bombardier,power corporation,etc...qui sont sur le bien etre social,notre armée qui ne sert strictement a rien sinon de tenir le telephone pret pour obéir au u.s.a.tous ces postes de sénateurs et tous ces postes de représentant de celui ou celle la.non, nous ne sommes pas en crise pas du tout mais les banques sont en crise. peut etre en on t'elles pas encore assez on devrait peut etre leur donner les milliards qui leur manque et la crise nous reviendrait, les pauvres banques,pauvres compagnies de petrole,que c'est dommage ,j'en suis tres peiné.nous les travailleurs on a deux sinon trois autos,une résidence tres appropriée qui soit dit en passant ne sera jamais a nous car sur nos propriétés le gouvermenet federal l'a hyppotéquée,le provincial aussi, les m.r.c ,les commissions scolaires,meme si nous vivons jusqu'a 100 ans nous n'aurons jamais la chance de dire notre maison.je ne peux vraiment pas croire que je dois serrer ma ceinture et dire que je vis au dessus de mes moyens lorsque que l'on voit la dette du federal,du provincial,de la m.r.c.,de la commission scolaire et des municipalites.ce sont eux qui vivent au dessus de leurs moyens.on est toujours dans le systeme d'endettement et l'on se trouve bien puisqu, a tous les quatre ans nous donnons notre bien en garanti lors des élections,je devrais suivre un cours d'economiste,de finance,et je crois que je ne comprendrais pas encore alors on ne fait que regarder la parade passer.
merci de nous donner l'occasion de dire ce que l'on pense sans aller en prison comme dans certains pays.

pier-emil rodrigue

 
 
Publié par pier-emil rodrigue | novembre 2, 2008 7:16 PM

 

 

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À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux.

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