Unanimité sur le constat
J’avais soulevé le sujet lors dans ma toute première chronique publiée dans Le Journal de la Beauce en novembre 2007 sous le titre «Saint-Georges la pas-belle». Je me réjouis de constater que la question refait surface.
Alors que plusieurs y voient un retour aux vieilles querelles, je suis personnellement plus positif. Un élément en particulier me réjouit : autant le Maire Carette que les commerçants et résidants sont d’accord pour dire qu’il y a un problème au centre-ville. C’est un bon début. On diverge peut-être d’opinion sur les solutions et sur l’échéancier de réalisation des travaux à faire, mais une chose est acquise : il y a unanimité sur le constat. Personne n’aime le centre-ville dans son état actuel.
Je me réjouis également de constater que des commerçants de la relève sont disposés à s’impliquer. De nouveaux jeunes commerçants souhaitent s’établir au centre-ville ou encore y moderniser des commerces déjà existants. Si la nouvelle génération prend le flambeau, il faudrait l’épauler.
Il existe un projet
Selon le Maire Roger Carette : «D’abord, le plan pour le centre-ville existe, il est là et il est connu.» Voilà un acquis de taille. Si le projet existe, et je n’ai pas de raison d’en douter, on devrait le partager. Monsieur Carette affirme que le plan est connu, mais il semble que ce ne soit pas venu à la connaissance des commerçants et résidants du quartier. S’il ne manque que cela, la distance à franchir n’est pas énorme.
Le Maire demande aussi aux gens de faire preuve de positivisme et je crois qu’il a parfaitement raison sur ce point. Cessons de dénigrer notre centre-ville et passons à l’étape des solutions.
Si on s’y mettait
Je me permets de suggérer aux intervenants dans ce dossier de mettre en place un comité formé de dirigeants municipaux et de représentants des commerçants et résidants du centre-ville.
Ce comité verrait à partager la vision des deux parties sur le centre-ville. Oublions les querelles et les rancunes du passé et concentrons-nous sur l’avenir. Le plan de la Ville pourrait servir de document de base. Après discussions et consultations, le comité élaborera un plan définitif dont on évaluera les coûts. Une fois cela fait, on s’entendra sur un échéancier de réalisation.
Tout ce que cela demande, c’est un peu de bonne volonté de part et d’autre, d’ouverture d’esprit et de sens commun.
La responsabilité d’améliorer le centre-ville n’est pas exclusivement l’affaire de la municipalité. Les propriétaires devront consentir à faire leur part. Ensemble, on pourra aussi scruter les possibilités de financement auprès des gouvernements.
Il est certain qu’il faut tenir compte des capacités de payer des contribuables et des gens du quartier, mais Ville de Saint-Georges dégage d’importants surplus depuis plusieurs années. Il y a donc moyen de travailler sur ce projet sans taxer davantage les contribuables.
J’ai déjà cité l’exemple de la municipalité de Sainte-Marie qui a réalisé un projet de revitalisation de son centre-ville très réussi. Les dirigeants municipaux de Sainte-Marie ne se sont pas ruinés avec ce projet et ils n’ont pas été dans l’obligation de surtaxer leurs contribuables. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas réussir à faire de même à Saint-Georges.
Il y a unanimité sur le besoin, les gens ont des idées, il existe un plan; alors il ne reste qu’à prendre le leadership d’asseoir tout ce beau monde autour d’une même table. Nos dirigeants municipaux pourraient prendre ce leadership, pour le plus grand bien de tous. C’est un dossier à suivre.
Pensée de la semaine
Je dédie ma pensée de la semaine à ceux et celles qui sont disposés à s’impliquer dans le plan de modernisation de notre centre-ville : «Ayez suffisamment confiance en vous et en la vie pour emprunter les chemins les moins fréquentés.» Don Thain, professeur de l’Université Western.