Professionnalisme reconnu
L’organisation technique à la base du Tour de Beauce a atteint un tel niveau de professionnalisme que les autorités du cyclisme canadien lui ont confié l’année dernière l’organisation des Championnats cyclistes nationaux, et ce pour trois ans. La deuxième édition de ces championnats canadiens a d’ailleurs pris fin en fin de semaine dernière.
Cette année, le nombre de participants se situait entre 600 et 700. Une telle organisation demande un grand effort du côté de la logistique.
Et comme si cela ne suffisait pas, les 16 et 17 août prochains, la Beauce accueillera le Championnat québécois de la catégorie Espoir, ce qui amènera chez nous plus de 300 participants.
Ainsi, en l’espace de deux mois à peine, plus de 1 000 coureurs cyclistes seront venus en Beauce participer à des compétitions majeures.
Des retombées économiques importantes
Si l’on songe que chaque coureur est accompagné généralement de deux personnes, il est facile de comprendre que la tenue de ces compétitions chez-nous représente un apport économique non négligeable.
Ceux et celles qui ont fréquenté les restaurants, les hôtels et les gîtes de Saint-Georges pendant ces compétitions ont été à même de constater que c’était rempli partout. Et tant mieux pour nos commerces!
De plus, la couverture médiatique dans les bulletins de nouvelles sportives écrits et télédiffusés font la promotion des noms de Saint-Georges et de la Beauce. C’est une publicité dont la valeur est difficilement évaluable, mais quiconque oeuvre dans le monde de la promotion sait ce qu’il en coûte pour attirer l’attention du grand public.
Le fruit du bénévolat
Le grand mérite du comité organisateur de ces compétitions ne réside pas exclusivement dans son professionnalisme. En effet, aussi incroyable que cela puisse paraître, la presque totalité du travail effectué est accomplie par des bénévoles.
Le Tour de Beauce se paie un directeur général permanent de façon à assurer le suivi de l’organisation et sa planification. C’est un minimum nécessaire.
Durant les compétitions quatre à cinq personnes sont embauchées sur une base partielle. Tout le reste de la tâche est le fruit du bénévolat. Cela mérite une levée de chapeau.
Surtout que, trop souvent, ces bénévoles doivent essuyer les remarques désobligeantes de quelques chialeurs qui n’acceptent pas d’effectuer un petit détour parce qu’une section de rue ou de route est fermée pour quelques heures, le temps de permettre aux coureurs de circuler en toute sécurité.
Pourtant, on n’hésite pas à Montréal à fermer une rue importante comme la Ste-Catherine tout au long du Festival de Jazz. Même chose à Québec où il arrive que l’on interdise la circulation sur la rue St-Jean ou sur la Grande-Allée pour permettre la tenue d’événements.
Quand il ne se passe rien dans une ville, on n’a pas besoin de fermer des rues. Mais, à long terme, une ville où rien ne se passe finit par voir ses rues désertées parce que les gens n’ont aucune raison d’y venir.
Personnellement, je préfère devoir me taper quelques détours à l’occasion parce que ma ville déborde d’activités plutôt que de devoir toujours aller à l’extérieur pour assister à des événements divers.
Je sais que les dirigeants des activités cyclistes en Beauce caressent d’importants projets pour développer cette discipline sportive dans notre région. J’ose espérer qu’ils trouveront le support nécessaire auprès des personnes concernées.
Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à tous les bénévoles beaucerons : «Vous pouvez échapper à la critique en ne disant rien, en ne faisant rien, et en étant rien... !» Auteur inconnu.