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Vive les vacances!
 

La fin de l’année scolaire signifie pour plusieurs la période des vacances. On déménage au chalet, on s’installe au camping, on planifie un voyage, on fait la liste de tout ce qu’il y a à faire autour de la maison ou, tout simplement, on rêve de ne rien faire durant quelques semaines.

Après un hiver à jouer de la pelle, on se prend à rêver à la chaleur, au soleil et à la baignade. Si on se fie à la température des derniers 10 jours, il faut avoir la foi pour parler d’un été ensoleillé, mais demeurons optimistes; le beau temps finira bien par arriver.

Un horaire chargé
Alors que plusieurs travailleurs se plaignent d’un horaire de travail trop chargé, certains nous donnent l’impression de vouloir transposer cet horaire à leurs vacances.

Des familles sont programmées durant leurs vacances, ne se laissant pratiquement pas de temps pour relaxer. Si on va en voyage, on parcourra des milliers de kilomètres pour s’arrêter à quelques rares reprises durant la journée. En revenant, on aura l’impression d’avoir vu plus d’asphalte que de paysages ou de lieux intéressants.

D’autres choisiront de demeurer à la maison pour réaliser quelques travaux d’entretien ou de rénovation. Mais, encore là, on travaillera fort et durant de nombreuses heures pour tenter de tout faire en seulement quelques jours. Durant deux semaines, ces gens auront la «broue» dans le toupet et retourneront épuisés au travail.

Enfin, il y a ceux qui se disent en vacances, mais qui restent branchés à leur ordinateur ou, encore pire, à leur BlackBerry, cordon ombilical les reliant constamment au boulot.

Les indispensables
Mais il y a pire que les boulimiques du travail, ce sont ceux qui ne prennent pas leurs vacances et qui s’en vantent.

«Pas le temps,» qu’ils nous disent. Comme si on devait attendre d’avoir le temps pour prendre ses vacances. Si vous attendez d’avoir le temps, jamais vous ne prendrez de vacances, car j’imagine que votre employeur vous a embauché parce qu’il avait du travail à vous confier.

Il y a aussi ceux qui préfèrent se faire payer leurs vacances et continuer à travailler, retirant ainsi le double du salaire durant quelques semaines. Comme si l’argent était tout dans la vie.

Tôt ou tard, ces «workaholics» apprendront que le corps n’est pas une machine que l’on peut pousser à bout sans conséquences. Prenez l’exemple des bolides de la Formule 1. Il y a bien peu de véhicules qui font l’objet de tant d’attention et qui sont constamment sous la supervision d’une équipe d’ingénieurs et de mécaniciens. Et pourtant, à chaque grand prix, plusieurs ne finissent pas la course à cause de problèmes mécaniques.

Notre corps ne dispose pas d’appareils électroniques continuellement branchés, surveillant l’arrivée d’un problème quelconque comme les voitures de course. Chez l’être humain, quant un système lâche, il est souvent trop tard ou, si on est chanceux, on s’en tire avec des séquelles mineures. Pourquoi hypothéquer sa santé pour quelques dollars de plus?

Profitez-en
Les vacances ont leur raison d’être. C’est une période permettant de décrocher, de faire autre chose, de passer du temps avec la famille et les amis, de penser un peu à soi sans que quelqu’un d’autre nous impose un horaire.

Renoncer à ce bref moment de relâche, c’est manquer de belles occasions. Au lieu d’avoir le nez constamment collé sur le travail, une période d’arrêt permet de recharger sa batterie, de prendre un peu de recul pour percevoir différemment son travail.

Les employés qui prennent régulièrement leurs vacances sont souvent plus productifs, car ils reviennent en forme, apportent des idées nouvelles et voient des solutions là où ils ne voyaient que des problèmes parce qu’ils étaient épuisés.

Des vacances, ce n’est pas un luxe. Quand c’est le temps de travailler, allons-y à fond, mais quand c’est le temps de relaxer, il faut savoir en profiter. C’est une question d’équilibre.

Pensée de la semaine
Je dédie ma pensée de la semaine à ceux et celles qui croient encore que les vacances sont une perte de temps : «Les cimetières sont remplis d’indispensables.» Auteur inconnu.

 
 
Lien permanent | Commentaires (0) | Publié le juin 25, 2008 9:33 AM

 

 

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À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux. En plus de le lire dans Le Journal de Beauce à chaque semaine, on peut l'écouter tous les lundis matins sur les ondes de COOL-FM où il tient une chronique traitant de politique.

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