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Sommes-nous racistes? |
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Mon Petit Robert 2008 définit ainsi le racisme : «Idéologie postulant une hiérarchie des races.»
Le rapport de la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables est vite tombé dans l’oubli des médias, tassé par des histoires de mœurs. Pourtant, tant qu’à avoir payé 3,7 millions $ pour cet exercice, on devrait y accorder une certaine attention.
Si les conclusions dudit rapport ne nous ont pas appris grand chose, on pourrait s’en servir pour réfléchir sur nos comportements à l’égard des immigrants qui choisissent de s’installer chez nous.
Des préjugés bien ancrés
Si je demande à chacun de vous si vous êtes racistes, vous répondrez presque tous par la négative. Pourtant, nous devons admettre qu’il nous arrive de poser un jugement pas très ouvert à l’égard de citoyens faisant partie de la minorité visible.
Nous sommes enclins à alimenter des préjugés qui nous amènent souvent à généraliser à tort. Qui n’a pas déjà pensé que les Noirs sont paresseux, que les Italiens sont tous des membres de la mafia, que les Arabes sont des terroristes en devenir, que les immigrants sont des voleurs de jobs et ainsi de suite.
Pourtant, nos connaissons tous des Noirs, des Italiens, des Arabes et des immigrants qui vivent parmi nous et qui ne correspondent nullement à ces préjugés.
D’accord, il y a des immigrants qui abusent du climat de liberté qui prévaut dans notre société, mais il nous appartient de faire respecter nos valeurs fondamentales. Je ne peux reprocher à un individu de demander un privilège, mais je peux adresser des reproches à celui qui cède trop facilement et dit oui à toutes les demandes, même les plus farfelues.
Nos préjugés sont généralement le résultat d’un blocage ou d’un manque de connaissances à l’égard des autres races. Notre ignorance contribue à développer un sentiment d’insécurité et parfois même de peur.
Lorsque l’on fait l’effort de s’approcher d’un immigrant, d’apprendre à le connaître, on est souvent agréablement surpris. Cela nous donne l’occasion de faire de belles découvertes. C’est certain que l’on peut trouver des immigrants désagréables et profiteurs, mais vous conviendrez avec moi que l’on peut aussi trouver ces types d’individus chez les pures laines que nous sommes.
Besoin d’immigrants
Depuis les années 1970, le taux de natalité n’a cessé de décroître au Québec. Les couples de ma génération et de celles qui nous suivent font de moins en moins d’enfants. Malgré un léger rebond du taux des naissances au cours des deux dernières années, nous sommes encore loin du taux de 2,1 enfants par femme nécessaire pour assurer l’équilibre de la population.
Si, d’un côté, nous faisons moins d’enfants et, de l’autre côté, nous vivons de plus en plus vieux, pas besoin d’un cours universitaire pour comprendre que l’on va un jour ou l’autre manquer de main-d’œuvre. Cela veut dire moins de travailleurs dans les usines, moins de médecins et d’infirmières pour nous soigner, moins de gens pour maintenir et développer les services dont nous aurons besoin, etc.
Le Canada est un immense pays, mais il est très peu peuplé. Nous avons de vastes espaces, des richesses naturelles qui ne demandent qu’à être exploitées, mais on manque déjà de cerveaux et de bras pour en tirer profit.
Si nous nous fermons à l’arrivée d’immigrants, nous nous condamnons à disparaître dans un avenir de plus en plus prévisible. N’appuyons pas sur le bouton de panique immédiatement, mais sachons envisager l’avenir avec réalisme.
Je ne crois pas que nous sommes racistes. Il peut arriver que certaines personnes «insécures» et/ou ignorantes tiennent des propos déplacés à l’égard de personnes d’autres races, mais c’est là le lot d’une minorité.
La vie moderne nous amène à côtoyer régulièrement des immigrants et à les apprécier pour ce qu’ils sont vraiment. Lorsque j’ai besoin d’un médecin suite à une urgence, je ne me préoccupe pas de sa nationalité. Ça devrait être la même chose pour tous nos autres besoins.
Sachons faire preuve d’ouverture, tout en sachant faire respecter nos valeurs et nous en serons tous gagnants.
Pensée de la semaine
Je dédie ma pensée de la semaine aux gens qui posent un regard suspicieux sur les autres : «On ne récolte jamais que les sentiments que l’on sème.» Charles Aznavour
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Bonjour Pierre,
Je te félicite pour un article si ouvert et intéressant! Je voudrais ajouter que c'est vrai que l'ignorance fait très mal. D'ailleurs ceux qui disent que les gens qui viennent d'ailleurs viennent voler nos jobs démontrent qu'ils sont ignorants par rapport à la loi qui dit clairement que tout employeur doit afficher ses postes et les ouvrir premièrement aux Canadiens, ensuite aux résidents permanents et en dernier recours aux immigrants! Avant qu'un employeur puisse engager un immigrant, il doit démontrer qu'il n'y a personne de citoyenneté canadienne capable ou intéressée à prendre cet emploi offert.
Je tiens à dire que les immigrants ont beaucoup de courage à laisser leur réseau familial en arrière et aussi leurs amis proches. Ils recommencent à zèro et cela n'est point facile pour personne. Je leur lève mon chapeau! Il faut vouloir apprendre à vivre dans un autre société!
Ca leur prend passablement d'argent pour pouvoir entrer au pays. Ils doivent convaincre les autorités de les laisser entrer au Canada. Cela peut prendre plusieurs mois, parfois des années avant que leur dossier soit réglé et qu'ils soient acceptés. De plus, quand ces gens veulent venir au Québec, ils ont un pas de plus à faire au niveau du Ministère d'Immigration et des Communautés Culturelles (MICC) car ils doivent avoir reçu le Certificat d'admissibilité du Québec. (CAQ)
Souvent les gens ignorent ces aspects de la réalité. Personnellement je me trouve très chanceuse de connaître des gens d'ailleurs. Il y a un plaisir à les aider à s'intégrer aussi dans notre communauté et je le fais avec beaucoup de coeur et persévérance.
Ne sommes-nous pas tous des immigrants venus d'Europe et d'ailleurs installés ici auprès des premiers arrivants, les autochtones ? Le Canada est un pays d'immigration. Il y a encore beaucoup de place pour en accueillir!
Sorry for any spelling errors Pierre.
I just hope you understand well.
Karen
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Bonjour encore une fois Pierre,
J'aimerais ajouter que j'ai récu personnellement des services professionels des immigrants. Cela tout le monde ici le savent car j'en parle ouvertement c'ést mon opération au cerveau pour l'épilepsie.
Je m'explique ce sont des français, les arabes et les juifs hongrois qui m'ont aidé à guérir de cette condition neurologique et j'en suis tres heureuse et reconaissante pour la qualité de vie qu'ils ont su me donner!!
Donc, il faut s'ouvir aux qualités et compétences des gens peu importe d'ou ils viennent.
Karen Hilchey
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Bonjour Pierre, Karen et tous les amis de enbeauce.com,
Ma motivation pour écrire ici, ce n'est pas qu'il s'en est failli de peu pour que je verse une larme à la lecture de vos complaisantes opinions. C'est plutôt que je m'étonne du ton que vous empruntez alors qu'on sait très bien que l'idée ici c'est de dire NON à la question assez "straight foward" merci :
"Est-ce que les beaucerons sont racistes?"
Écoutez, ce n'est pas tellement que je m'oppose à vos opinions, c'est que vos plaidoyers ressemblent davantage à des justifications et des arguments défensifs qu'à une réponse à la simple question "somme-nous racistes?"
Pour la communauté d'enbeauce.com, ce sera peut-être abhérrant de lire ici qu'il s'agit de pointer assez directement au fait qu'une part non négligeable de ce qu'on apelle "les beaucerons" n'hésitent pas à jeter un discrédit assez complet sur l'ouverture des frontières aux "minorités culturelles", expression qu'on répétera Ad Vitam Aeternam question de réitérer les catégories que les idées de Trudeau ont fini par installer dans notre tête et notre bouche.
Autrement dit, je suis né et j'ai vécu en beauce, mais, après avoir lu vos opinions (et disons-le! Après avoir aperçu la bette de Pierre)je serais prêt à parier que vous êtes des baby-boomers, mais disons la version plus libérale et éduquée qu'on peut normalement trouver en beauce.
De mon côté, je trouve ça facile de remâcher des textes sur les sacro-saints droits des minorités culturelles. Pour un jeune homme comme moi, qui a bénéficié comme tout le monde de l'éducation publique, il n'y a rien de tel que des minorités visibles. Il y a simplement du monde. J'aimerais bien dire que ça prend bien juste les baby-boomers et leurs aînés pour évaluer un espèce d'"indice culturelle" par le taux de reproduction d'une race et la performance professionnelle de ceux qui pénètrent dans cet ensemble culturel dont ce fameux québécois moyen a fini par croire qu'il ne l'avait jamais imaginé, qu'il était tout ce qui avait de plus naturel.
Ce serait facile probablement de blâmer l'âge ou la génération de ces pôles émetteurs d'opinions. Ce n'est pas si simple, car en beauce, pour ce que j'en sais, les affirmations racistes, ce n'est pas une affaire d'âge.
Tout compte fait, pour faire cour, mon point c'est de dire qu'il ne s'agit pas de prouver que nous sommes accueillants, mais de s'avouer que ces histoires de races et nations ethniques, civiques ou politiques, c'est de la frime depuis qu'on a publié la première image de la terre pris de l'espace et qu'on a inventé les moyens de transports qui permettent des déplacements massifs. Quand on comprend ça, on doit s'ouvrir les yeux et en déduire que le fameux "métissage" de Falardeau, il ressemble plus au produit d'une conséquence technique qu'au résultat d'un soi-disant manque de main-d'oeuvre ou encore d'un très sincère désir de rendre le monde juste.
Et détrompez-vous si vous pensez que je regrette et lutte contre ces changements, je ne me prend pas assez au sérieux pour juger du bon ou du mauvais côté de l'imminente fin du rêve national qui a guidé l'histoire des peuples de l'Occident. Tout ce que j'affirme, c'est que dans ce discours qui visent simplement à intégrer les immigrants dans la culture dominante (qu'elle soit institutionnelle, politique ou populaire) on en vient à croire que nous leurs devons rien et que c'est EUX qui doivent se prouver. Le temps où nous pouvions faire reculer les peuples autochtones en multipliants les coups de feux des mousquets et en déclarent la terre inhabitée (terra nullius) dans les traités, c'est fini.
Tout le monde s'en va partout et personne ne peut rien y faire.
Alors, au contraire de vos argumentaires un peu complaisants, je crois qu'il est temps de répondre à tous ceux qui se donnent le droit de juger des autres dans les catégories de la performance professionelle et des capacités d'intégration à l'ensemble pure et fonctionelle de la culture dominante. La terre est ronde, et tout le monde s'en va partout..
Même si pour le moment vous pourrez encore me contredire afin de louanger les très inspirants principes de la communauté culturelle nationales et politique, vous finirez par vous rendre à l'évidence. À ce moment là,en beauce, de notre rang, notre rue ou notre boulevard, on me donnera au moins le plaisir d'entendre : après tout, il avait bien raison.
Maxime Boucher
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Bonjour Pier,
Ta question sur le racisme est à mon avis une fausse question. Nous savons tous que nous ne sommes pas racistes. Si elle avait été : sommes-nous xénophobes ? La corde aurait été plus que sensible.
Tu nous causes du besoin d’immigrants. Console-toi tu es loin d’être le seul. Je suis estomaqué d’entendre ce raisonnement, à mon avis de peu vision, nous revenir sans cesse. Si nous avons besoin d’une natalité accrue. C’est à nous et à nous seuls comme des adultes responsables de faire en sorte qu’elle grimpe cette natalité. Un peu d’imagination, de la volonté et des roulements de bassins devraient porter fruits.
Nous avons décidé de placer notre survie collective dans le giron de l’immigration et ainsi pallier à notre stérilité. Lorsqu’il s’agit d’urgence comme celle-là, on ne tergiverse pas très longtemps. On doit faire le nécessaire pour y arriver et rapidement. Je veux être bien clair, la société québécoise subit l’acculturation ce qui ne cesse de la fragiliser.
Posons-nous des questions simples sur notre identité. Pourquoi tant de parents d’ici donnent-ils autant de prénoms anglais à leur progéniture ? On veut toujours le meilleur pour nos enfants. Curieux que le meilleur rime avec ailleurs.
Je te pose une question. Sept millions d’immigrants viennent s’établir au Québec et pas n’importe lesquels : tous des QI supérieurs et les plus riches de la planète. Comment réagissez-vous ? Que serions-nous face à autant d’intelligence et de moyens ?
Une image absurde pour visualiser ce problème de natalité : nous sommes dans un bateau qui prend l’eau; notre solution : vider l’océan...
Jac Mat.
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À propos de Pier Dutil |
Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en
sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa
carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à
1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste
attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et
collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires
publiques à la télévision de Radio Canada.
De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux
communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs
entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les
consultants Soleil Communication et Québécor.
Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du
Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration
d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et
sociaux. En plus de le lire dans Le Journal de Beauce à chaque
semaine, on peut l'écouter tous les lundis matins sur les ondes de
COOL-FM où il tient une chronique traitant de politique. |
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