Or, la direction de l’équipe de Sorel a porté cette décision devant les tribunaux et les deux parties ont été entendues le vendredi 11 avril. Le soir même, les deux équipes s’affrontaient à St-Georges et la victoire du CRS Express aurait dû marquer la fin de la série.
Mais l’arbitre Jean Marquis a tardé à rendre sa décision, obligeant les deux équipes à s’affronter à Sorel le dimanche 13 avril. St-Georges a remporté le match, éliminant ainsi Sorel, indépendamment de la décision à venir de l’arbitre. Le lendemain, l’arbitre faisait connaître sa décision et donnait raison au CRS pour son protêt.
Le CRS a donc été obligé de se rendre à Sorel pour disputer une partie tout à fait inutile, occasionnant des dépenses de quelque 12 000 $. De plus, la partie a pris fin par une bagarre généralisée, ce qui aurait pu entraîner des blessures à des joueurs de l’équipe du CRS qui aurait ainsi été handicapée dans la poursuite de ses séries d’après saison.
Admettons que ça ne fait pas très sérieux et que les dirigeants de ce circuit s’en tirent avec un œil au beurre noir de plus.
Les pieds dans la «panne»
Il y a des gens qui se mettent les pieds dans les plats, mais, personnellement, je me suis mis les pieds dans la «panne» avec ma chronique sur le pays de l’érable publiée le 2 avril.
Suite à la publication de cette chronique, j’ai été contacté par Monsieur Marcel Gaulin, secrétaire du Syndicat des acériculteurs de la Beauce, qui m’invitait à le rencontrer en compagnie du président de ce même organisme, Monsieur Marcel Larochelle.
Alors que je mentionnais que les acériculteurs étaient obligés de joindre les rangs de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec et qu’il n’y avait plus de place pour les petits propriétaires d’érablières qui voulaient s’amuser, j’avais tout «croche».
Lors d’une rencontre fort courtoise, Messieurs Larochelle et Gaulin m’ont expliqué que l’adhésion à la FPAQ était tout à fait libre et que le petit acériculteur qui voulait faire du sirop pour ses propres besoins et en donner à ses proches pouvait le faire en toute liberté. Sur les quelque 2 300 acériculteurs de notre région, 1 615, soit 70 %, sont membres de la Fédération.
Cependant, si on veut produire en quantité et vendre au baril, là il faut passer par la FPAQ et respecter les quotas de production et les prix. Les dirigeants du syndicat régional ont ajouté que l’organisme avait été mis sur pied à la demande même des acériculteurs pour mettre fin à la domination des acheteurs qui tiraient un peu trop profit de l’isolement de chacun des producteurs.
De plus, les quotas ont été institués pour contrôler l’offre et la demande et éviter de fortes variations au niveau des prix payés aux producteurs. D’ailleurs, il y a eu dernièrement une hausse des quotas pour les producteurs intéressés et le niveau de production autorisé ne représente plus une limite pour les acériculteurs, selon Messieurs Larochelle et Gaulin.
Voilà que les pendules sont remises à l’heure. Continuons à nous sucrer le bec au sein de la Fédération ou en toute liberté.
Pensée de la semaine
Je me dédie la pensée de la semaine : «Ce n’est pas de commettre une erreur qui est grave, c’est de refuser de la reconnaître et de la réparer.» Auteur inconnu.