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Hockey et érable (2)
 

Au rythme d’une chronique par semaine, je préfère ne pas revenir sur un sujet déjà abordé. Cependant, il y a des cas où le retour s’impose : le sujet est toujours d’actualité et reconnaître et réparer une erreur.

Une ligue de broche à foin
Ma chronique du 9 avril dernier portait sur le hockey et je déplorais le manque de sérieux de la LNAH. La semaine dernière, les dirigeants de ce circuit nous ont fourni une autre preuve de leur incompétence.

On se souvient que le CRS Express avait déposé un protêt parce que l’équipe de Sorel avait utilisé un joueur suspendu lors d’une rencontre gagnée par Sorel. Après plusieurs jours de tergiversations, le protêt avait finalement été accordé et St-Georges remportait la partie en question.

Or, la direction de l’équipe de Sorel a porté cette décision devant les tribunaux et les deux parties ont été entendues le vendredi 11 avril. Le soir même, les deux équipes s’affrontaient à St-Georges et la victoire du CRS Express aurait dû marquer la fin de la série.

Mais l’arbitre Jean Marquis a tardé à rendre sa décision, obligeant les deux équipes à s’affronter à Sorel le dimanche 13 avril. St-Georges a remporté le match, éliminant ainsi Sorel, indépendamment de la décision à venir de l’arbitre. Le lendemain, l’arbitre faisait connaître sa décision et donnait raison au CRS pour son protêt.

Le CRS a donc été obligé de se rendre à Sorel pour disputer une partie tout à fait inutile, occasionnant des dépenses de quelque 12 000 $. De plus, la partie a pris fin par une bagarre généralisée, ce qui aurait pu entraîner des blessures à des joueurs de l’équipe du CRS qui aurait ainsi été handicapée dans la poursuite de ses séries d’après saison.

Admettons que ça ne fait pas très sérieux et que les dirigeants de ce circuit s’en tirent avec un œil au beurre noir de plus.

Les pieds dans la «panne»
Il y a des gens qui se mettent les pieds dans les plats, mais, personnellement, je me suis mis les pieds dans la «panne» avec ma chronique sur le pays de l’érable publiée le 2 avril.

Suite à la publication de cette chronique, j’ai été contacté par Monsieur Marcel Gaulin, secrétaire du Syndicat des acériculteurs de la Beauce, qui m’invitait à le rencontrer en compagnie du président de ce même organisme, Monsieur Marcel Larochelle.

Alors que je mentionnais que les acériculteurs étaient obligés de joindre les rangs de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec et qu’il n’y avait plus de place pour les petits propriétaires d’érablières qui voulaient s’amuser, j’avais tout «croche».

Lors d’une rencontre fort courtoise, Messieurs Larochelle et Gaulin m’ont expliqué que l’adhésion à la FPAQ était tout à fait libre et que le petit acériculteur qui voulait faire du sirop pour ses propres besoins et en donner à ses proches pouvait le faire en toute liberté. Sur les quelque 2 300 acériculteurs de notre région, 1 615, soit 70 %, sont membres de la Fédération.

Cependant, si on veut produire en quantité et vendre au baril, là il faut passer par la FPAQ et respecter les quotas de production et les prix. Les dirigeants du syndicat régional ont ajouté que l’organisme avait été mis sur pied à la demande même des acériculteurs pour mettre fin à la domination des acheteurs qui tiraient un peu trop profit de l’isolement de chacun des producteurs.

De plus, les quotas ont été institués pour contrôler l’offre et la demande et éviter de fortes variations au niveau des prix payés aux producteurs. D’ailleurs, il y a eu dernièrement une hausse des quotas pour les producteurs intéressés et le niveau de production autorisé ne représente plus une limite pour les acériculteurs, selon Messieurs Larochelle et Gaulin.

Voilà que les pendules sont remises à l’heure. Continuons à nous sucrer le bec au sein de la Fédération ou en toute liberté.

Pensée de la semaine
Je me dédie la pensée de la semaine : «Ce n’est pas de commettre une erreur qui est grave, c’est de refuser de la reconnaître et de la réparer.» Auteur inconnu.

 
 
Lien permanent | Commentaires (1) | Publié le avril 23, 2008 12:00 PM

Vous n'aviez pas les pieds dans la panne....parlez-en à mon ami Jean Luc qui est propriétaire d'une énorme érablière de 400 entailles à Ste-Clotilde de Beauce et que la fédération talonne et harcèle sans discontinuer depuis plusieurs mois. Pour avoir la paix, la fédération lui demande $4,000.00 et ce n'est pas fini comme calcul. Il fait un peu de sirop pour le plaisir! Un plaisir qui lui coûte cher.

Entre les discours de Gaulin et Larochelle et la réalité il y a un monde.....et il ne faut pas gratter trop fort pour en faire l'expérience.

Mais je comprends....votre repli. L'Institut Fraser est un organisme totalement neutre et indépendant, qui a fait récemment une étude concernant la fédération des producteurs acéricoles et l'agroéconomiste, qui a été mandaté pour faire cette étude, a été intimidé par devinez qui?

Larochelle, grand pourfendeur du syndicat, aurait été bien inspiré de prendre fait et cause pour les producteurs beaucerons à une séance à la régie à l'automne 2005. Ce jour-là, en compagnie d'un délégué dont j'ai oublié le nom, ce supposé représentant de ses producteurs les a tout simplement poignardé dans le dos. S'il a oublié, je serais heureuse de lui renouveler la mémoire.

 
 
Publié par ghislaine fortin marois | avril 26, 2008 9:16 PM

 

 

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À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux. En plus de le lire dans Le Journal de Beauce à chaque semaine, on peut l'écouter tous les lundis matins sur les ondes de COOL-FM où il tient une chronique traitant de politique.

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