Nombreuses fondations
Il existe en Beauce un nombre important de fondations qui épousent des causes aussi valables les unes que les autres. La grande majorité de ces fondations oeuvrent dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
À titre d’exemples, permettez-moi d’en énumérer quelques-unes : Fondation du Centre hospitalier Beauce-Etchemin, Fondation Catherine-de-Longpré, Fondation Louis-Georges-Fortin, Fondation de la Croisée des Chemins, Fondation du Cégep Beauce-Appalaches, Fondation de la Corporation des services universitaires en Chaudière-Appalaches, Fondation Marc-Doyon, etc. Je suis conscient que cette liste est partielle, mais le but de cette chronique n’est pas de les nommer toutes.
Certaines de ces fondations tiennent des levées de fonds annuelles et recueillent plusieurs centaines de milliers de dollars. D’année en année, les résultats sont surprenants.
L’une des plus importantes en Beauce est la Fondation du Centre hospitalier Beauce-Etchemin qui, depuis ses débuts en 1995, a permis d’acheter pour plus de
5 000 000 $ en équipements divers. La Fondation Catherine-de-Longpré, pour sa part, a donné naissance au centre de soins palliatifs pour les malades atteints de cancer. À elles seules, ces deux fondations recueillent plus de 500 000 $ annuellement.
Autres solliciteurs
En plus de ces fondations, tout le monde connaît Centraide et sa campagne annuelle d’automne, Moisson Beauce et sa cueillette de denrées, l’Assiettée beauceronne, le Bercail et les nombreux clubs sociaux qui retournent aux gens de notre région des centaines de milliers de dollars à chaque année.
Malgré le grand nombre d’organismes solliciteurs, chacun parvient à atteindre et même dépasser ses objectifs, ce qui est un indicateur de la générosité des Beaucerons.
Depuis quelques années, on constate dans plusieurs de ces organismes que les particuliers sont devenus des contributeurs importants. Dans le passé, les organismes concentraient leurs démarches auprès des entreprises du milieu. Aujourd’hui, on est en mesure d’affirmer que près de 50 % des contributions totales proviennent des particuliers. Les entreprises ont maintenu leur participation et les particuliers se sont ajoutés.
Une culture philanthropique
En Beauce, les collectes font partie de notre histoire. L’une des premières campagnes d’importance remonte à 1957, suite à l’inondation survenue à Beauceville quelques jours avant Noel.
Gilles Bernier et Jules Venne avaient alors organisé un radiothon sur les ondes de CKRB pour venir en aide aux sinistrés et cette initiative avait obtenu un immense succès.
La tradition des radiothons s’est perpétuée durant les décennies qui ont suivi, ce qui a permis la construction des piscines de l’OTJ, du Soleil de l’Enfance, de nombreux foyers pour personnes âgées et des arénas dans presque toutes les municipalités de la Beauce.
Ce n’est donc pas d’hier que les Beaucerons font preuve d’une grande générosité. En plus d’offrir des dons en argent, les gens du milieu n’hésitent pas à s’impliquer à titre de bénévoles dans une foule d’organismes. Si le temps ainsi donné devait être payé du jour au lendemain, un grand nombre d’organisme de bienfaisance ne pourraient survivre.
Il y a toujours des égoistes qui refusent de donner des sous ou du temps, prétextant que l’on prend la place des gouvernements à qui il reviendrait d’assumer tous ces besoins. Mais on sait depuis longtemps que l’on ne peut compter éternellement sur les gouvernements. De plus, il ne faut pas oublier que pour distribuer 1 $, les gouvernements viennent chercher dans nos poches 1,33 $. Alors, aussi bien y aller par nous-mêmes et redistribuer tout l’argent recueilli.
Espérons que notre esprit de générosité continuera de se manifester encore longtemps, car les bénéficiaires sont les Beaucerons eux-mêmes et les besoins sont nombreux.
Pensée de la semaine
Ma pensée de la semaine est dédiée à ceux et celles qui croient à tort qu’ils n’ont rien à donner : «Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux.» Mère Teresa.