Les igloos mobiles
Fin décembre, au lendemain d’une tempête qui nous a laissé plusieurs centimètres de neige, j’ai failli être heurté par un véhicule qui ressemblait à un igloo mobile. Je suis convaincu que le conducteur n’a même pas vu qu’il était passé à un cheveu de heurter un piéton.
Pressés de partir, plusieurs conducteurs se contentent de faire un petit trou dans le pare-brise et s’y collent le nez afin de savoir, ou plutôt de deviner, où ils vont. Bien souvent, la vitre arrière et les vitres de côté sont enneigées et le conducteur ne peut rien y voir.
Pourtant, il suffirait de consacrer moins de cinq minutes au déblayage des vitres pour éviter de circuler ainsi à l’aveuglette et risquer d’être impliqué dans un accident qui demandera beaucoup de temps à régler.
Les autos d’aujourd’hui sont équipées de dégivreur de la vitre arrière, de dégivreur des vitres de côté et d’une foule de mécanismes nous permettant de circuler en toute sécurité. Le problème ne se situe pas au niveau de l’automobile, il se situe entre les deux oreilles du conducteur.
La prochaine fois que la neige aura recouvert votre voiture, de grâce, prenez donc quelques minutes de plus pour déblayer vos vitres afin de bien voir où vous allez et circuler de façon sécuritaire.
L’impoli cellulaire
L’invention du téléphone cellulaire ne remonte pas au déluge. En moins de temps qu’il faut pour composer un numéro à dix chiffres, le cellulaire s’est répandu comme une traînée de poudre pour devenir un indispensable.
La téléphonie cellulaire est un outil précieux permettant aux gens de communiquer n’importe où et presque n’importe quand.
Malheureusement, les utilisateurs d’un cellulaire sont vite devenus des esclaves de leur sans fil. On circule sur la rue en parlant au téléphone, on conduit le cellulaire à la main et les plus maniaques utilisent même un système constamment branché dans l’oreille de façon à ne pas manquer un appel.
C’est à se demander ce que faisaient les humains avant l’invention du téléphone cellulaire.
Mais l’utilisation de cet outil merveilleux est en train de devenir un véritable cauchemar parce que les utilisateurs, au lieu de prendre le contrôle de cet outil, en sont devenus de véritables esclaves. Que l’on soit au restaurant, dans une salle de concert, dans une rencontre familiale, etc. les utilisateurs du cellulaire ne sont pas capables d’empêcher ce dernier de sonner. Même que l’on a trouvé le moyen d’adopter des sonneries plus quétaines les unes que les autres.
Et comme si cela n’était pas suffisant, les utilisateurs de téléphones cellulaires semblent tous souffrir de surdité. En effet, quand ils répondent, ils ne se contentent pas de parler, ils crient. En quoi pensez-vous que votre conversation m’intéresse?
Je me rappelle que, au début, l’utilisation du cellulaire pouvait donner un certain statut social. Posséder son cellulaire procurait un certain sentiment d’importance. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Même des enfants de maternelle possèdent leur appareil pour sécuriser les parents; alors, je vous en prie, ne pensez pas m’impressionner avec votre sonnerie débile et votre discussion à haute voix; vous avez plutôt l’air colon.
Lorsque vous vous procurez un cellulaire, de grâce, demandez à la personne qui vous le vend de vous indiquer où se situe la commande «off» et n’hésitez surtout pas à vous en servir. Ça dénotera votre niveau d’intelligence. Les gens qui vous entourent sauront que le cellulaire est à votre service et non pas le contraire.
Tout ce qui a été dit précédemment écrit concernant le cellulaire pourrait s’appliquer au sujet du fameux «Blackberry». Il vous appartient de nous prouver qui a le véritable contrôle, l’appareil ou son utilisateur.
La pensée de la semaine
Je dédie ma pensée de la semaine à tous les grands parleurs et petits faiseurs de notre entourage : «Ce que tu fais parle si fort que je n’entends pas ce que tu dis.» Auteur inconnu.