Légal ou non?
Dans notre société, les produits de tabac sont légaux, à ce que je sache. D’ailleurs, les gouvernements, tant au provincial qu’au fédéral, ne se gênent pas pour en taxer la vente de façon importante.
Depuis des lustres, les gens savent que la consommation abusive du tabac présente un danger pour la santé. On a eu beau compliquer la réglementation sur l’usage du tabac en limitant les endroits où les fumeurs pouvaient assouvir leur besoin de nicotine, en interdisant de fumer dans tous les endroits publics, en exigeant que les fumeurs s’éloignent à au moins neuf mètres d’un édifice et ainsi de suite; toujours est-il qu’il se trouve encore une bonne proportion de la population qui aime bien en griller une de temps en temps.
Toutes ces campagnes ont contribué à réduire le nombre de fumeurs, mais avant d’en conclure que la bataille est gagnée, il faudrait tenir compte du phénomène de la contrebande des produits de tabac qui ne cesse de prendre de l’expansion au vu et au su de tout le monde, surtout lorsqu’il s’agit des «cigarettes à plumes».
La vraie question est de savoir si les produits de tabac sont vendus légalement ou non. Si on répond positivement, il faut en assumer les impacts.
Tendance généralisée
Au Québec, on a tendance à faire preuve d’hypocrisie dans bien des situations. La limite maximale de vitesse sur les autoroutes est de 100 km/h, mais tout le monde sait que l’on tolère jusqu’à 120 km.
On décrète des zones de 30 km/h dans nos villes, même les autos-patrouilles de nos services de police ne les respectent pas. On donne le droit de tourner à droite aux feux rouges, mais on réduit ce même droit dans plus de 25 % des cas.
Nos dirigeants à tous les niveaux semblent oublier qu’il ne s’agit pas de légiférer pour régler un problème, il faut s’assurer d’avoir les effectifs nécessaires pour faire respecter les lois et règlements.
Certaines décisions nous laissent perplexes. Il y a quelques semaines, des représentants de la Sûreté du Québec disaient ne pas comprendre pourquoi les conducteurs ne respectaient pas les nouvelles limites de vitesse à Notre-Dame-des-Pins.
La limite de vitesse qui prévalait avant le passage de deux à quatre voies de la route qui traverse cette municipalité était de 70 km/h. Maintenant que l’on compte une route plus large, on a fait passer la limite de vitesse à 50 km/h. Où est la logique?
J’entends déjà les gens de la SQ me dire que la diminution de la limite de vitesse provient du fait qu’il y a maintenant des feux de circulation au centre de la municipalité. Selon moi, ce n’est pas une raison suffisante, car à 70 km ou moins, je n’ai aucune difficulté à immobiliser mon auto sur un feu rouge que je peux voir à l’avance.
Va-t-on finir par jouer franc jeu et assumer les impacts de notre réglementation? Il serait temps que l’on devienne adulte et que l’on cesse de nous prendre pour des enfants.
La pensée de la semaine
Ma pensée de la semaine est dédiée à tous les hypocrites qui nous entourent : «Hypocrite, ôte premièrement la poutre qui est dans ton œil, et alors tu verras à ôter la paille de l’œil de ton frère.» Matthieu, Nouveau Testament.