Consulter
Accueil Fils RSS Plan du site En Beauce.com en page de démarrage
 
Recherche :
 
 En Beauce.com
Maudit dollar !
 

La variation du dollar canadien par rapport au dollar américain est devenue un sujet de discussion aussi populaire que la météo. C’est à croire que tout le monde est devenu subitement spécialiste du marché mondial des monnaies.

Il est normal que tout le monde en parle, car, qu’on le veuille ou non, tout le monde est touché.

Les faits
Dernièrement, le dollar canadien a battu un record qui datait de 30 ans. Rappelons que depuis cinq ans, le huard est passé de 0,63 à 1,10 $ US, une augmentation de 75 %. Depuis le début de 2007 seulement, cette augmentation est de l’ordre de
26 %. C’est du jamais vu.

Cette variation si rapide s’explique par la faiblesse du dollar américain et le ralentissement de l’économie américaine dans son ensemble. Les déficits du gouvernement américain atteignent les centaines de milliards annuellement et l’économie fait face à une grave crise du bâtiment qui affecte de plus en plus de secteurs, restreignant ainsi le crédit.

Avec ses 31,6 millions d’habitants, le Canada possède des capacités de production dépassant largement les besoins de sa population. C’est pourquoi le Canada est considéré comme un pays exportateur avant tout. Plus de 80 % de nos exportations sont dirigées vers les Etats-Unis. Il est donc facile de comprendre que, lorsque l’économie américaine tousse, l’économie canadienne a une forte grippe.

La Beauce est à l’image du Canada avec des biens produits dépassant les 4 milliards $ vendus à l’extérieur dans une proportion dépassant les 80 %.

Les gagnants
Cette situation ne fait pas que des malheureux. Les consommateurs sont généralement avantagés. Les produits provienant de l’extérieur et transigés en dollars américains seront moins dispendieux. Ceux qui projettent un voyage dans le Sud cet hiver bénéficieront de prix réduits.

Les entreprises qui veulent acheter des équipements aux Etats-Unis devront investir moins qu’il y a un an. Même phénomène pour les entreprises canadiennes prévoyant faire des acquisitions aux Etats-Unis.

Pour les consommateurs et les dirigeants d’entreprises en bonne santé économique, la force du dollar canadien devient une opportunité intéressante.

Les perdants
Comme il y a toujours deux revers à une médaille, la force de notre huard fait aussi de nombreuses victimes, principalement du côté des entreprises exportatrices.

Plusieurs entreprises ont surfé depuis de nombreuses années sur un dollar faible qui se promenait entre 0,65 et 0,80 $ US. On en profitait pour engranger les profits. Les dirigeants qui ont su profiter de cette période pour investir dans la réduction de leurs coûts de production, dans le développement de nouvelles niches de marché et dans l’innovation réussiront probablement à passer à travers la crise actuelle.

Les autres, qui se sont contentés de s’en mettre plein les poches croyant que cela durerait éternellement, font face à un réveil brutal et frappent maintenant à la porte de nos gouvernements pour leur demander de l’aide.

Peu importe ce que feront les gouvernements, il ne sera pas possible de sauver tout le monde. Le secteur manufacturier canadien a déjà perdu des dizaines de milliers d’emplois et cela n’est pas fini.

La situation économique canadienne
Malgré tous les problèmes reliés au dollar, la situation économique canadienne se porte bien dans l’ensemble. Il y a de la demande au niveau mondial pour nos matières premières dont les prix sont en hausse, le pétrole de l’Ouest gonfle nos exportations et le chômage est à son plus bas. Jusqu’à date, ceux et celles qui perdent leur emploi dans certaines entreprises réussissent souvent à s’en trouver un autre dans des entreprises qui manquent de main-d’œuvre.

Ce n’est pas la première crise que nous traversons et il est à souhaiter que, comme par le passé, nous en ressortirons plus forts. C’est peut-être l’occasion pour les consommateurs de regarder la provenance des produits qu’ils achètent et de préférer des produits fabriqués au Canada, même s’ils coûtent parfois un petit peu plus. Ça aidera peut-être un membre de votre famille à préserver son emploi.

Pensée de la semaine
La pensée de la semaine est dédiée à tous les petits parfaits de la terre qui ne commettent jamais d’erreurs : «Il faut rougir de faire une faute, et non de la réparer.» Jean-Jacques Rousseau, philosophe.

 
 
Lien permanent | Commentaires (0) | Publié le décembre 5, 2007 1:31 PM

 

 

Poster un commentaire

(Vous devez être approuvé par le propriétaire du site avant que votre commentaire n'apparaisse. En attendant, il n'apparaîtra pas sur le site. Merci de patienter).
Nom:
Adresse e-mail:
URL:
Commentaires:
(vous pouvez utiliser des tags HTML pour modifier le style)
 
À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux. En plus de le lire dans Le Journal de Beauce à chaque semaine, on peut l'écouter tous les lundis matins sur les ondes de COOL-FM où il tient une chronique traitant de politique.

Notes récentes

S'abonner au flux de ce blog
[De quoi s'agit-il ?]
Catégories

Archives

Rechercher


Copyright © Tous droits réservés - Notes légales - Annonceurs - Contactez-nous