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On reproche souvent aux jeunes d’aujourd’hui de ne pas savoir Ă©crire et lire. J’ai une petite nouvelle pour vous : ils ne sont pas les seuls. Il me semble que plusieurs lecteurs ont de la difficultĂ© Ă interprĂ©ter un texte, Ă moins que l’on veuille sciemment en dĂ©former la signification pour servir ses intĂ©rĂȘts.

À date, j’ai Ă©crit quatre chroniques dont deux en particulier ont suscitĂ© plus de commentaires: «Saint-Georges, la pas-belle» et «Chicanes enfantines». Le fait que ces deux chroniques traitent de l’actualitĂ© rĂ©gionale y est probablement pour beaucoup.

Saint-Georges la «pas-belle»
La toute premiĂšre chronique m’a valu une avalanche de commentaires. Dans ce cas, les commentaires sont unanimes et vont dans le mĂȘme sens que ceux exprimĂ©s dans ma chronique. Tant mieux si mon opinion rencontre la vĂŽtre. J’ai mĂȘme reçu des fĂ©licitations de personnes assises autour de la table du conseil de Ville de Saint-Georges et d’employĂ©s de notre municipalitĂ©.

D’autres sont allĂ©s un peu loin en me propulsant Ă la tĂȘte d’un comitĂ© d’embellissement de la ville, Ă une candidature Ă un poste de conseiller ou, encore mieux, directement Ă la mairie.

DĂ©sespoir, respirez par le nez! Je l’ai souvent dit et, aujourd’hui, je l’écris en termes on ne peut plus clairs : Pier Dutil ne sera pas candidat au poste de conseiller ou de maire de Ville de Saint-Georges dans deux ans, ni plus tard.

On peut aimer sa ville, s’intĂ©resser Ă la chose municipale sans vouloir prendre la place des Ă©lus. On peut aussi critiquer le travail de ces derniers sans pour autant souhaiter qu’ils se fassent tous battre lors de la prochaine Ă©lection.

Chicanes enfantines
Dans ma chronique de la semaine derniÚre, je faisais état de problÚmes aux conseils municipaux de Saint-Prosper, Saint-Victor et Beauceville.

Le Maire de Saint-Victor, M. Roland GiguĂšre, a pris le mors aux dents, m ‘accusant d’avoir «agit (sic) sans professionalisme (sic).» Il ajoute : «PremiĂšrement notre municipalitĂ© n’a pas accordĂ©e (sic) de contrat depuis que je suis Ă la mairie mĂȘme si des soumissions ont Ă©tĂ© demandĂ©es pour vĂ©rification de prix. En ce qui concerne l’embauche de personnel, il s’agit d’une personne Ă temps partiel et sur appel ce que toutes (sic) les D.G. et maires de municipalitĂ©s font rĂ©guliĂšrement aprĂšs vĂ©rification de ma part.»

Le Maire de Saint-Victor me demande finalement d’apporter une rĂ©tractation dans une prochaine Ă©dition.

Mais Monsieur GiguĂšre, oĂč dans ma chronique avez-vous lu que, personnellement, je vous accusais d’avoir posĂ© de tels gestes? Quand j’écris : «Des conseillers reprochent au Maire Roland GiguĂšre et au directeur gĂ©nĂ©ral Marc BĂ©langer de prendre des dĂ©cisions sans que les membres du conseil aient Ă©tĂ© informĂ©s et consultĂ©s», je rapporte des propos entendus Ă Saint-Victor.

MĂȘme chose quand je continue : «On prĂ©tend que des contrats auraient Ă©tĂ© donnĂ©s sans appel d’offres et que l’on aurait embauchĂ© du personnel sans respecter les procĂ©dures habituelles.» LĂ encore, ce sont des commentaires entendus Ă Saint-Victor. Je n’ai pas inventĂ© ces propos pour me rendre intĂ©ressant.

D’ailleurs, dans la conclusion de ma chronique, je prends bien soin de prĂ©ciser : «Je ne veux pas prendre position pour l’un ou l’autre des clans impliquĂ©s dans ces conflits »

De grĂące, Monsieur GiguĂšre, ne me prĂȘtez pas des intentions que je n’ai mĂȘme pas eues!

J’ai jugĂ© bon de faire Ă©tat de querelles existantes au sein de certaines des municipalitĂ©s de notre rĂ©gion pour dĂ©plorer cet Ă©tat de fait et j’ai complĂ©tĂ© ma rĂ©flexion en invitant ceux et celles qui avaient des choses Ă reprocher Ă certains Ă©lus d’entreprendre des procĂ©dures officielles s’il y avait lieu. Si ce n’est pas le cas, que les Ă©lus cessent de salir des rĂ©putations en rentrant dans le rang ou tout simplement en se retirant.

Chers lecteurs, s’il vous plaĂźt, ne cherchez pas Ă interprĂ©ter mes propos. Ceux et celles qui me connaissent savent que j’ai l’habitude d’ĂȘtre assez direct et que je n’utilise pas souvent les paraboles pour livrer ma pensĂ©e. Rassurez-vous, j’entends bien continuer ainsi.


La pensée de la semaine
Je dĂ©die ma pensĂ©e de la semaine aux amants de la vĂ©ritĂ© : «La vĂ©ritĂ© est comme la religion; elle n’a que deux ennemis : le trop et le trop peu.» S. Bulter

 
 
Lien permanent | Commentaires (0) | PubliĂ© le décembre 17, 2007 9:38 PM

 

 

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À propos de Pier Dutil

Après des études collégiales au Séminaire de St-Georges et en sciences politiques à l'Université Laval, Pier Dutil entreprend sa carrière professionnelle dans le domaine du journalisme. De 1971 à 1977, il a été rédacteur-en-chef de divers hebdos, éditorialiste attitré à l'émission radiophonique «Commentaires» de Radio Canada et collaborateur à diverses émissions d'information et d'affaires publiques à la télévision de Radio Canada.

De 1977 à 2003, Pier occupe diverses fonctions reliées aux communications, au marketing et à la gestion au sein de plusieurs entreprises comme le Groupe Canam Manac, le quotidien Le Soleil, les consultants Soleil Communication et Québécor.

Pier Dutil a pris sa retraite après 22 années de service au sein du Groupe Canam Manac. Aujourd'hui, il siège au conseil d'administration d'entreprises manufacturières et d'organismes communautaires et sociaux.

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