Chaque fois que Jean Charest répond à des questions ou parle de lui-même de commerce extérieur ou de partenariat économique avec les autres provinces et les autres pays, il semble à l’aise et en connaissance quasi parfaite de ses dossiers.
Huit ans de développement
Du côté du développement économique, nous devons avouer que le premier ministre a été assez actif depuis les huit dernières années. Il a fait de nombreux voyages en Asie et solidifié les liens économiques avec les États de la Nouvelle-Angleterre. Il a poussé pour un libre-échange Canada-Union européenne, puis maintenant, un libre-échange Canada-Chine. Il a bien expliqué que le but est de diversifier nos partenariats économiques et de créer des débouchés pour nos produits vers l’exportation.
J’ai l’impression qu’il est plus à l’aise dans ce rôle que dans le rôle d’administrateur des affaires courantes de l’État québécois.
S’il décide de ne pas se représenter pour la prochaine élection, ou que disons François Legault fait élire une majorité de candidats et devient premier ministre du Québec, à ce moment, il ne devrait pas hésiter un instant et demander à Jean Charest de mener à bien un nouveau bureau de développement économique extérieur pour le Québec. D’en devenir le président.
Le candidat idéal
Respecté à l’extérieur, à l’aise avec les médias, diplomate d’expérience, il serait assurément l’homme de la situation. Visionnaire dans les situations économiques, il réveille le fédéral à plusieurs occasions. Il comprend bien que les Américains ont les poches vides pour longtemps. Il pourrait continuer à faire le développement de son Plan Nord.
Les missions de Charest
Juste au mois d’août 2011, il a effectué deux missions. Une au Japon et une en Chine. Vieux partenaire du Québec, le Japon, avec ses cinquantaines de filiales implantées au Québec, a depuis 2005 investi 400 millions et créé plus de 6 000 emplois dans la province.
Notre deuxième partenaire économique, la Chine, s’avère un marché incontournable pour le Québec. Avec neuf milliards d’échanges commerciaux par année, le potentiel pour les entreprises du Québec est immense. Sa classe moyenne, qui est maintenant deuxième au monde, a des besoins pratiquement sans fin. De plus, la Chine est un grand consommateur de minerais et de métaux, ce que nous avons en grande quantité. L’optimisme est de mise. Par contre, ça prend un vendeur, un bon vendeur d’envergure à l’extérieur. Ça prend Jean Charest.
S’il avait pu être la moitié aussi efficace au Québec qu’il l’est à l’extérieur, Jean Charest serait devenu un super premier ministre. Et je l’aurais probablement appuyé.
Importation, exportation Québec-Chine. Graphique de développement économique, innovation et exportation Québec.

Carte de la Chine, avec sa diversité.

Principales exportations du Québec vers la Chine, extrait de note du gouvernement du Québec

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