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Vous m'avez presque convaincu, M. Charest !
 

Le 5 décembre dernier, comme plusieurs d’entre vous, j’ai écouté l’émission « Tout le monde en parle » à Radio-Canada, surtout pour être témoin de l’entrevue avec notre premier ministre du Québec.

Selon moi, M. Jean Charest s’est très bien défendu lors de son entrevue « mitrailleuse » de l’animateur Guy A. Lepage. Il m’a presque convaincu de ne pas tenir une enquête publique sur la construction au Québec. Son argument de dévoiler la preuve avant le début des travaux d’une éventuelle commission aux témoins convoqués m’a semblé très valable. Un autre argument en faveur du premier ministre est qu’une commission d’enquête publique est compliquée à mettre sur pied, longue et coûteuse et peut éclabousser des gens inutilement.
Mais voyons ce que cache le refus de tenir une telle enquête.
LA GRANDE PEUR
L’implication du parti libéral avec la construction est probablement beaucoup plus profonde que les allégations déjà sorties jusqu’à maintenant. Le fait que le parti ramasse près de 10 millions de dollars par année (ce qui est une somme colossale au Québec) nécessite un réseau fort et des antennes bien huilées pour y arriver. Croyez-en mon expérience personnelle où jadis j’ai eu à faire de la sollicitation téléphonique pour la vente de cartes de membres à 5 $ pour un parti politique et que les gens nous demandaient souvent ce que cela leur donnerait en retour. Pour 5 $ !
Imaginez une entreprise qui envoie dix de ses employés dans un cocktail bénéfice à 1,000 $ le couvert ! Quel retour l’entreprise s’attend-elle alors à recevoir du gouvernement ? Et si cette même entreprise le fait chaque année ?
Pour le premier ministre Charest, déclencher une enquête publique est quasi suicidaire, pour lui et pour son parti. Ce dernier pourrait alors subir le même sort que le parti libéral du Canada, soit être mis en pénitence pour très longtemps.
LE CONTRÔLE
Une commission d’enquête peut énormément dérailler. Pour le gouvernement, il est facile de perdre le contrôle et l’agenda. Il devient alors plus pratique de contrôler une enquête policière avec un mandat bien défini qui doit se rapporter constamment au gouvernement pour obtenir la permission de fouiller plus loin, de coincer un gros nom… On peut alors limiter les dommages qui peuvent entacher le parti et les individus. Cela M. Charest ne le dit pas et, de plus, les policiers eux-mêmes réclament cette enquête par le biais de leur syndicat.
PRINCIPE ET ÉCONOMIE
En agissant de la sorte, M. Charest prouve que les intérêts partisans l’emportent sur les intérêts supérieurs de la nation. À moins qu’un lapin sorte de son chapeau prochainement…

Et que dire de l’aspect économique du Québec : nos finances ? Est-il réaliste de croire que M. Charest et son conseil des ministres ignoraient l’existence d’un surplus de 20% à 30% payé en trop dans les grands travaux au Québec, selon plusieurs rapports d’experts, avant que les partis d’opposition répandent les scandales et mettent de la pression sur le gouvernement ? Je ne le pense pas.
C’est l’aspect qui nous chatouille le plus, nous, payeurs de taxes québécois. Nous paierons pour les gaffes et les inactions du gouvernement et la facture risque d’être très salée.

Dette du Québec totale.



 
 
Lien permanent | Commentaires (0) | Publié le décembre 14, 2010 7:52 PM

 

 

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À propos de Martin Michaud

À l'âge de 16 ans, Martin ouvrit le journal « Les Affaires », ça y était ! Il venait de tomber dedans, comme on dit. La passion était réveillée ! La finance, la Bourse , l'économie, il voulait tout apprendre.

24 ans plus tard, des milliers d'articles sur le sujet, plusieurs cours de finance dans des écoles spécialisées ainsi que 12 ans de travail dans le domaine de la finance, huit en financement d'entreprises et quatre comme conseiller en placement (courtier en Bourse et aussi comme investisseur individuel), Martin désire partager avec vous son expérience de courtier et d'investisseur.

Début vingtaine, Martin gère un magasin de sport pendant 4 ans. Cette expérience lui a permis de prendre conscience à quel point il est important de bien planifier pour réussir dans le domaine du commerce.

Il a vite fait un parallèle avec le monde du placement. Pour avoir du succès dans une gestion de portefeuille, il faut avoir un plan, être en action et, autant que possible, utiliser des stratégies simples et qui ont fait leurs preuves.

Martin Michaud qui se considère comme un autodidacte, veut vous aider à améliorer votre stratégie, vous communiquer des trucs de « pro » et, en bout de ligne, faire en sorte que la gestion de votre avoir financier soit constante et performante.
Je vous souhaite bonne lecture et au plaisir de répondre à vos questions.

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