Le constat
À cause d’un programme de relance bien établi et de la force du système financier canadien, le Canada a mieux fait que la majorité des pays développés. Cependant, dans les derniers mois, notre croissance économique a ralenti, comme les Américains, et demeure confrontée à des risques autant internes qu’externes. Le FMI nous rappelle de rester vigilants, surtout si les risques extrêmes venaient à se matérialiser.
Les bons résultats du Canada sont en effet dû à une bonne gestion de la combinaison taux d’intérêt, inflation et injection de liquidité dans les moments opportuns, et un excellent cadre règlementaire pour le milieu financier.
Les risques
Il y a selon le FMI, deux risques à prendre en considération. La demande interne des ménages canadiens est sous pression, je rajoute avec un endettement de 145% le revenu disponible, et l’immobilier américain en fort mauvaise posture pourrait nous rattraper et ralentir encore plus le pays.
Les défis
1-Consolider la stabilisation budgétaire, c.-à-d. suivre le plan de réduction et éliminer le déficit budgétaire dans les temps prévus.
2-Gérer le retrait des mesures de relance, en tenant compte de l’environnement économique qui se dessine particulièrement vers les États-Unis.
Réduction du déficit, le FMI y croit
Le FMI pense que le cadre de réduction du déficit est crédible. Par contre pour se réaliser, il met en garde le gouvernement canadien sur la capacité de freiner la croissance des dépenses de santé dans le pays. Il nous rappelle que nous avons un pays qui est confronté avec un assez fort vieillissement de la population, et que cette situation de fait accroit la pression sur les finances du trésor canadien, même chose pour le Québec.
Un autre son de cloche du directeur parlementaire du budget du Canada, M Kevin Page
À lire sur le lien
L’endettement des Canadiens inquiétant selon la Banque Scotia.
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